La politique française au service de l’électoralisme

Depuis quelques semaines, le gouvernement Sarkozy ne cesse de multiplier le nombre de réformes, de mesures « coup de poing », en arguant l’impérativité d’une réaction politique qui ferait fi de tout calendrier électoral. Officiellement. Car il ne faut guère être politologue pour comprendre les réelles motivations de cet écran de fumée réformateur : pallier l’incompétence crasse d’un quinquennat lamentable, voiler d’un tissu de réformes l’absence totale de réelle politique, au sens premier du terme.

                TVA Sociale en tête, Sarkozy nous montre aujourd’hui qu’il peut pointer du doigt les inepties d’un système économiquement bancal, prompt aux injustices financières et sociales. Logique : certains de ses conseillers sont quand même un minimum compétents (laissons leur le bénéfice du doute). Pourtant, s’il sait parfois toucher certains problèmes (comme tous les présidentiables), les nombreuses et impertinentes réponses montrent, pour citer S&P, « une compréhension imparfaite de la crise »… En clair, si quelques problèmes sont dénoncés, ils ne sont guère résolus par des mesures fantoches dans le meilleur des cas ou pire, profondément injustes.

                Mais surtout, l’on peut soulever cette question,  que certains arrivistes de tout bord ont déjà fait : pourquoi maintenant ? Pourquoi s’attaquer maintenant aux lourdes charges économiques qui pèsent sur les PME, et pas avant ? Pourquoi lancer, au bout de plus de quatre ans de mandat, une réforme qui aurait dû être la première d’une réelle politique ?

                Et évidemment, on se rend compte que ces multiples mesures ne sont que des branches auxquelles l’officieux candidat Sarkozy essaye de se rattraper. La politique française n’est donc plus tournée vers le Bien Commun, l’épanouissement du peuple ou plus simplement une réelle sortie de crise, mais par de nombreux points elle est devenu le tremplin d’un président-candidat vers des élections, sorte de garante malgré elle d’une improbable pertinence d’un programme quasi-absent. Inéluctable constante dans un régime « quinquénnalement renouvelable dans sa magistrature suprême« , comme disait JP Chauvin.

Arrêtons les frais ! Remettons la politique (et l’économie) à sa juste place : au service du peuple, pour l’épanouissement et la sustentation de tous. N’ayons de cesse de dénoncer avec la plus grande véhémence cet infâme détournement de la politique de notre pays au service de l’égoïsme d’un seul ! Vive le Roi !

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