Magnifique Bretagne : Le château de Chateaubriand

Le château de Chateaubriand se visite à Combourg.

Cette demeure féodale a été construite entre le XIe siècle et le XVe siècle, puis transformée au XIXe siècle. C’est ici que François-René de Chateaubriand trouva le souffle d’une inspiration romantique. Sa famille s’y installe en 1777 et le futur écrivain y passa douze années d’une jeunesse assez morne. Il immortalisera le lieu dans ses mémoires.

Samedi 14 et dimanche 15 septembre, de 14h à 17h. Visite libre du parc, tarifs : 3,50 €, gratuit – 12 ans. Visite guidée de sept pièces du château, tarifs : 6,50 €, gratuit – 12 ans.

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 Château de Combourg

Magnifique Bretagne : Manoir de Stang-Al-Lin (29)

Gustave Bonduelle et son épouse habitent donc le manoir de « L’étang du lin » encore appelé le « château rose » à cause de sa couleur d’origine. Ils exploitent la métairie ainsi que la cale huîtrière qui lui est rattachée.
 
Gustave meurt en 1922. Son épouse Julia, née Martineau, l’occupe pendant les trois ans où elle lui survit. En 1925 Stang-ar-lin est alors acquise par un certain Monsieur Flondrois, ingénieur en Travaux publics de son état. Ce dernier a fait une carrière internationale, construisant de nombreux ouvrages à l’étranger. Il rapportera de ses séjours en Extrême-Orient un goût pour les jardins asiatiques. Dans le jardin trônait un imposant Bouddha doré assis sous un portique ressemblant à un « tori » japonais ; le parc abritait nombre d’espèces tropicales ramenées de ses voyages ; dans le bassin évoluaient des carpes et des poissons
exotiques…
A sa mort, sa fille reprend la propriété. Elle épouse un capitaine au long cours, Monsieur Lenail. La fille Flondrois, que l’on disait portée sur la bouteille, glisse dans les escaliers en colimaçon, forts pentus, du manoir et se tue. Lenail se remarie avec la veuve Janiou. Sa vie, à lui, s’achève en 1950.
 
Stang-ar-lin est alors racheté par un membre de la famille Peugeot. Pour vaste qu’il soit, le manoir ne suffit bientôt plus à héberger ses nombreux enfants. Il revend la propriété à la famille « Jan ». Après le décès, en 1970, de Clément Jan et celui de son épouse Eliane en 1983 la propriété revient aux enfants composée de Norbert, Philippe et Béatrice, épouse Blanchet. Au terme de donations entre vifs, ils la revendent ensemble, le 21 octobre 1990, pour trois millions et demi de francs, à un hôtelier-restaurateur espagnol : José Cabeza Cabeza. Ce dernier – faisant pièce à l’histoire de la princesse Narisckhine – prend pour épouse une femme beaucoup plus jeune que lui qui le ruine après le procès qui a suivi leur divorce. Il avait souscrit un emprunt auprès la « Banco Sabadell ». Ce créancier récupère la propriété au terme d’un jugement du 4 juillet 1994 ; mais la banque espagnole ne s’occupe plus du bien. Stang-ar-lin, abandonné, tombe en déréliction. Il est pillé. Le mobilier disparaît. Les vitraux sont en partie brisés. Le Bouddha lui-même n’échappe pas à la destruction. Quant aux jardins, il n’en reste rien.
 
C’est dans ce triste état que la propriété est rachetée en 1996 par Monsieur Denier. Depuis, le propriétaire des établissements Digital à Concarneau consacre une grande partie de ses ressources à remettre le bâtiment en état. Réhabilité, le manoir pourrait-être inscrit à l’inventaire des monuments historiques.
 

Magnifique Bretagne : Château de Saint Gravé

Château de Saint GravéDe 1383 jusqu’à la fin du XVIIe siècle, les familles Eder puis Du Matz sont propriétaires du Brossais, siège d’un fief important. Vendue aux Du Moulin, puis par mariage passée au comte de Chassonville, maréchal de camp des armées du roi, la propriété est vendue comme bien national pendant la Révolution. À la Restauration, elle est rachetée par ses anciens possesseurs et échoit, par mariage, au général Audren de Kerdrel, à la fin du XIXe siècle. Par rachats successifs, celui-ci reconstitue le domaine tel qu’il était sous l’Ancien Régime. Les constructions actuelles sont le résultat de transformations importantes opérées au XIXe siècle. Les dépendances, dont les lucarnes sont maçonnées en pierre de Loire, gardent leur aspect fin XVIIIe siècle et portent les armes de Chassonville et Cornulier. L’imposant logis est plus composite : la tour d’angle hexagonale au décor gothique est refaite en 1854 tandis que le pavillon en saillie à l’ouest est reconstruit en 1892.

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Une belle page facebook s’est consacrée aux Châteaux de Bretagne : à découvrir ici.

 

Magnifiques Châteaux de Bretagne : Château de Hac (22)

Initialement, le château de Hac était une ancienne résidence de chasse des ducs de Bretagne. Il fut autrefois apanage des familles de Arthur de Richemont, de Jean Hingant, de Tournemine et de Rieux.

Dans les années 1380-1390, lors de la guerre de Cent Ans, un manoir dont subsistent les fondations a été construit par Guillaume de Saint-André, diplomate du duc Jean IV de Bretagne. À sa mort, le domaine revint à Arthur de Richemont, fils du duc, qui le donna à la famille de Bintin dont l’héritière épousa Jean Hingant, arriviste et puissant chambellan du duc de Bretagne Jean V le Sage.

Le château de Hac a été construit entre 1440 et 1448 pour Jean Hingant de Hac, chambellan du duc de Bretagne Jean V le sage puis capitaine des archers du duc de Bretagne François I, fils de Jean V.
Construire ce château était un moyen pour Jean Hingant de Hac de montrer l’étendu de son domaine et de graver dans le pierre le prestige social de sa lignée. Mais l’assassinat en 1450 de Gilles de Bretagne, frère du duc, va provoquer la chute brutale de Jean Hingant.
Le château de Hac restera dans la famille Hingant jusqu’en 1530 date du mariage de Françoise Hingant de Hac avec René de Tournemine. Il sera ensuite vendu pour la première fois en 1686 .

Des restaurations importantes ont eu lieu à la fin du XVIIème siècle et dans les années 1930. Classé monument historique depuis 1993, une nouvelle vaste campagne de restauration démarrée en 2001 a permis de redonner au château sa splendeur originelle .

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Magnifiques châteaux de Bretagne : Château de Ker Stears (XIXè s.) Brest

L’image a de quoi surprendre dans une ville rasée par les bombes américaines mais Ker Stears a traversé le temps sans encombre.

En 1841, à la limite des communes de Lambézellec et de Saint-Marc, l’ingénieur écossais John Burnett Stears construit une usine pour produire du gaz d’éclairage en distillant la houille. Agrandie, environnée de gazomètres, elle devient un petit complexe industriel rattaché à Brest en 1861.

Son propriétaire fait construire au sommet de la falaise, dominant la Rade du Forestou Izella, une demeure néogothique qui semble sortie des romans de son compatriote Walter Scott. Lorsque John Burnett-Stears, créateur de l’usine à gaz voisine et son épouse Béatrice de Kérédern de Trobriand (née à New York) décident de construire ce château, ils veulent donner un cadre de circonstance à leur fortune et au tissu social qu’ils entretiennent dans la bonne société.

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Château de Ker Stears

Château de Bretagne : Château de Bienassis à Erquy (22)

Le premier Château de Bienassis était un manoir du XIIe siècle cerné d´une douve propriété de la famille de La Motte, les seigneurs de La Motte d´Erquy semble t’il. Jean de Quelennec, seigneur de Quelennec en Quintin, qui épouse Tiphaine du Fou en 1374 acquiert la terre de Bienassis. Son fils Geofroy de Quelennec fait construire le logis vers 1434, date à laquelle le manoir neuf est attesté.

Il a été occupé par les troupes du duc de Mercoeur pendant les guerres de la Ligue à la fin du XVIe siècle, en partie détruit et reconstruit à dater de 1620 par Gilles Visdelou seigneur de La Goublaye en Saint-Alban, et son épouse Françoise de Quelennec. Il passe par mariage au comte de Lambarc et au duc d’Arenberg, puis, en 1760, le château est vendu à François-Louis Visdelou de la Ville-Théart, commissaire des haras de Bretagne. À cette époque, le domaine comprend 39 métairies, 7 moulins, et s’étend sur plus de 1000 hectares. Confisqué pendant la Révolution, il servira de prison.

En 1796, il est acheté par le général Jean Valletaux, général français de la Révolution, puis général d’Empire et député des Côtes-du-Nord.

En 1880, la famille Le Pomellec, ses descendants, le vendent à l’amiral Jules de Kerjégu, grand navigateur. Il s’y installe après avoir participé à toutes les grandes campagnes de son siècle : expéditions du Mexique, de Crimée, Chine et Cochinchine.Ce chateau est aujourd’hui toujours propriété de la famille de Kerjégu.

Le château de Biennassis, son grand escalier, la poterne d’entrée, le jardin et l’allée ont été classés monument historique le 29 août 1945.

Le château de Biennassis est un ensemble très complet de demeure seigneuriale. L’accès se fait par un pont qui a succédé au pont-levis au-dessus des douves qui entourent les plates-formes sur lequel le logis cantonné de tours aux angles. Le logis et ses dépendances sont en grès roses d’Erquy. Une partie médiévale possède une tour d’escalier demi-hors-œuvre dans un angle et une tour hors-œuvre dans l’autre angle. La partie renaissance prolonge la partie ancienne vers l’ouest et abrite un escalier monumental à deux volées et un grand salon au rez-de-chaussée. Les cheminées et les escaliers sont des XVe et XVIIe siècles. Un mur crénelé est le seul vestige de l’enceinte du XVe siècle. Les tours d’angle et les tourelles du mur ont été ajoutées au XVIIe siècle, à l’époque de la reconstruction du château.

Le logis est ouvert à la visite : le rez-de-Chaussée meublé, le grand salon, la salle des gardes, la salle à manger (où l’on peut admirer des porcelaines de Chine, du Japon et de Bayeux, des meubles de style Louis XIV et de la Renaissance bretonne), la cuisine, la chapelle, témoignent d’une maison vivante ainsi que sa grande avenue classée, ses larges douves, ses remparts, sa cour d’honneur, son jardin français, son potager et son parc forestier.

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Châteaux de Bretagne : le Château de Dinan

Château de DinanLa tour de la Duchesse Anne, appelée sans doute à tort château ou donjon, a été construite sous Jean IV, de 1382 à 1387.. Haute de 34 mètres, elle comporte en son sommet une terrasse panoramique d’où la vue sur Dinan et ses environs est imprenable.
L’ensemble a été fortifié de 1585 à 1598 sous les ordres du Duc de Mercoeur, autant pour se protéger d’éventuels envahisseurs extérieurs que du peuple de Dinan lui-même : on est jamais trop prudent lorsque l’on se veut un grand de ce monde …

L’intérieur, transformé en musée, abrite notamment métiers à tisser , coiffes, costumes et autres objets artisanaux ou usuels d’antan et … un lieu d’aisances cocasse car transformé en tirelire par les visiteurs … Dans l’enceinte du « château », à quelques pas, se trouve la tour Coëtquen datant du 15ème siècle. La partie la plus importante, accessible en descendant un étroit escalier menant à différentes petites pièces en est la salle dite « des gisants ». L’atmosphère du lieu, éclairé chichement, est particulièrement impressionnante.

Ces vestiges historiques connaissent, depuis la fin du 20ème siècle, un ennemi autrement plus sournois que les envahisseurs d’antan : l’urbanisation et ses « commodités » … Les soubassements du donjon, déjà relativement fragiles en raison des caractéristiques géologiques du site, se voient engorgés d’une humidité qui sape les fondations de la forteresse : des lézardes apparaissent depuis la fin du 20ème siècle, mettant inexorablement en péril un patrimoine qui a pourtant défié l’histoire depuis plus de 500 ans. Les eaux souterraines de canalisations anciennes et parfois oubliées, dont on peut constater la résurgence en certains endroits, minent progressivement un des fleurons du patrimoine de la vallée de la Rance …

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