Découvrez le numéro de mai de Politique Magazine (151) !

Dossier – Chrétiens d’Orient
Politique magazine a pu rencontrer les communautés chrétiennes de Syrie, éprouvées par cinq années de guerre.

Nous avons recueilli les témoignages de personnalités civiles et religieuses, syriennes et françaises. 

Pour ceux qui n’ont pas fui le pays, berceau du christianisme, il faut maintenant tout reconstruire. 

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L’entretien du mois :
> Sébastien de Courtois, spécialiste, auteur de Sur les fleuves de Babylone, nous pleurions (Stock) :

« La France a perdu beaucoup en Syrie »

> Lire l’entretien
Et aussi dans ce numéro… !

– Hé oh la gauche! par H. de Crémiers
– Hollande, triste bilan par J. de la Faverie
– La loi El Khomri, tragi-comédie par François Reloujac
– Panama, l’arbre qui cache la forêt par Ludovic Greiling
– Entretien avec Mgr Rey par J.B.A
– Nuit debout, d’une violence l’autre par B.S. Chambon
– La malédiction brésilienne par Gilles Varange
– Demain, la justice par J. Trémolet de Villers
– Défense : France-Allemagne… par Mathieu Epinay
– Chanson : le retour des éléphants par R. de Gislain
– Boutang par Christian Tarente
– La Fronde, jeu ou révolution par Anne Bernet…

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Cette idée de réconciliation est absurde !

Reynald Sécher, spécialiste des guerres de Vendée, conteste les conclusions du rapport de son confrère Alain Gérard.

Mandaté par les présidents du Conseil régional, du Conseil départemental de Vendée et le maire du Mans, l’historien Alain Gérard a préconisé Saint-Florent-le-Vieil comme lieu de sépulture des 154 victimes du Mans en 1793 dont les ossements ont été mis au jour en 2009. « La présence possible, parmi les 154 corps, de victimes républicaines, invite aujourd’hui les responsables publics à leur consacrer un lieu de mémoire commun. Le pardon offert par Bonchamps à 5 000 prisonniers […] me paraît désigner Saint-Florent comme le lieu de la réconciliation nationale », écrit-il dans son rapport. (1)

Reynald Sécher, un autre historien spécialiste des guerres de Vendée, fait une lecture différente des événements.

Êtes-vous d’accord avec l’idée que le lieu de sépulture doit être un symbole de réconciliation ?

Reynald Sécher : « Avant de répondre à cette question, il faut rappeler la réalité des événements. Les massacres du Mans sont la conséquence directe de la grâce de Bonchamps. Lorsque les Vendéens traversent la Loire, les 18 et 19 octobre, ils ont 5 000 soldats républicains prisonniers lesquels, conformément au plan d’extermination et d’anéantissement conçu par le Comité de salut public, le 26 juillet 1793, voté par la Convention les 1er août et 1er octobre, ont massacré de manière épouvantable les femmes, les enfants et les vieillards. Ce sont des criminels contre l’humanité. Malgré tout, ce sont des hommes et Bonchamps, en tant que chrétien, ne peut les faire exécuter d’où la grâce accordée et leur libération. Ce geste est inouï et le réduire à un pardon qui n’a jamais existé est un scandale, une incroyable manipulation qui déshonore ceux qui le proclament. En clair, Bonchamps dit : « Je ne veux pas que les Vendéens soient ce que la Convention veut qu’ils soient, c’est-à-dire des bourreaux. » Lorsque le Comité de salut public apprend cette nouvelle, il est scandalisé et décide, au nom de l’intérêt supérieur de la Révolution, qu’il ne faut pas que cette grâce et cette libération soient connues. »

Comment le Comité de salut public s’y prend-il pour passer sous silence la grâce de Bonchamps ?

« Deux décisions sont prises : l’extermination immédiate des Vendéens témoins occulaires et des prisonniers. Le deuxième plan d’extermination pris par le Comité, le 11 novembre, est très clair à ce sujet : « Le Comité a arrêté un plan vaste général tel que les brigands doivent disparaître en peu de temps non seulement de la Vendée mais de toute la surface de la République. » Il n’y a pas eu de bataille au Mans contrairement à ce qui est dit. Les Vendéens y ont laissé les femmes, les enfants, les vieillards épuisés ou malades à la mansuétude des troupes républicaines. Celles-ci conformément à la loi et aux ordres les ont exterminés sur place dans des conditions épouvantables. Ce massacre répond à la grâce de Bonchamps selon le principe « que la pitié n’est pas révolutionnaire. » Cette idée de réconciliation est absurde. Réconcilier qui avec qui. Je crois que l’urgent est de dire la réalité des événements. »

En quoi êtes-vous en désaccord avec les conclusions de votre confrère historien Alain Gérard ?

« Je dis simplement qu’il faut respecter les morts et ne pas les tuer une seconde fois. Le mémoricide perpétré à la suite de la grâce de Bonchamps est insoutenable car il tue la vie, fait douter de sa propre histoire. Donner du sens à la vie, c’est rendre la mémoire, bloquer l’amnésie mortifère. Nous nous devons de dire la vérité et nous en avons ici une occasion incroyable dans le respect. Ces hommes sont morts pour leur foi, ils ont été massacrés pour cette foi. Il faut rendre leur mort aux victimes et rendre la mémoire de cette mort au nom de la vie. »

Au final, quel site a votre préférence pour accueillir les ossements des martyrs du Mans ?

« Il n’y a qu’un lieu possible : une église ou une chapelle emblématique où ils seront respectés et honorés pour ce qu’ils étaient. Si le génocide fait disparaître ses victimes, le mémoricide tente de faire disparaître leur « ayant été » selon l’expression d’Hélène Piralian, et leur mort. Diverses solutions ont été proposées par des élus pour bloquer le mémoricide comme la reconnaissance du génocide par le Parlement, l’abrogation des lois d’extermination et d’anéantissement des 1er août, 1er octobre, 7 novembre 1793 et le retrait de ces lois. Profitons de cette occasion pour enclencher le processus. »

(1) Une seconde expertise sera remise par l’anthropologue Elodie Cabot mais la décision finale appartient à l’État.Entretien : Gabriel BOUSSONNIÈRE

Courrier de L’Ouest, 2 mai 2016

Jeanne d’Arc : après le bûcher, l’écartèlement

Dans la famille Le Pen, la fille présidentiable boude Jeanne d’Arc. Le père aussi grillé que la pucelle la fétichise au point de vouloir l’emmener avec lui dans la tombe. Quant à la petite fille, elle se montre sous son meilleur profil pour mériter de recevoir son anneau au cours d’une cérémonie d’adoubement présidé par Philippe de Villiers au Puy du Fou.

Et du côté de Macron, on la récupère carrément pour les fêtes johanniques d’Orléans, une sorte de décoration à mettre à la boutonnière au milieu de plein d’autres pin’s censés faire du gendre idéal un président made in Juppé en jeune. Après le bûcher, Jeanne est soumise, 585 ans plus tard, à l’écartèlement de ceux qui la veulent pour eux, bien davantage que pour la France, et de ceux qui veulent la faire renaître comme dernier sursaut possible dans une France qui a perdu son identité comme naguère son roi.

Conservation, Agitation et récupération
Officiellement, c’est pour des raisons de sécurité que Marine Le Pen a renoncé à son grand défilé du 1er mai. N’oublions pas que nous sommes en état d’urgence et que Daech a ciblé le Front National. Le gloseur mal attentionné ne peut s’empêcher d’y voir une stratégie pour la campagne présidentielle, une dérive du Front s’éloignant toujours davantage de l’héritage contre-révolutionnaire d’une droite radicale pour épouser les valeurs républicaines et de fait, être plus fasciste que jamais… Défi de compréhension au politiquement correct ! Donc un banquet pour fêter le Front national le 1er mai, c’est férié, il faut en profiter. Et pour les toast du début, un pour Jeanne… On ne pourra pas dire que les traditions sont bafouées !

De ce fait, le père, qui de longue date, fit une OPA sur la porte étendard des valeurs de la France Chrétienne, persiste et signe. Jean-Marie Le Pen va défier sa fille en organisant son propre rassemblement en l’honneur de Jeanne d’Arc et espère y retrouver bon nombre d’amis du mouvement qu’il présida. Peut-être se contente-t-il de nourrir le vague espoir de voir surgir des excitées top-less… Pour les proches de Marine, on évoque des frustrés et on méprise. Des frustrés ? Ce qui révèle bien que le principe de précaution vis à vis des attentas n’est pas la seule raison, on veut se débarrasser des oripeaux réac. Et comme toujours au Front National, en cas de dissidence, et malgré le mépris affiché, on menace d’exclusion.

De son côté, Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie et des Finances, qui veut marcher en avant, le symbole de la réconciliation de la gauche et de la droite dans l’allégeance généralisée du monde entier aux marchés et à la finance, présidera le 8 mai prochain les 587 ème fêtes orléanaises célébrant la Pucelle de Domrémy. Ses motivations ? Emmanuel rappelle la véritable « filiation » qui unit la pucelle d’Orléans à la France. « Si Emmanuel Macron est convié à cette fête, c’est pour redonner du sens à notre histoire. Il ne faut pas laisser Jeanne d’Arc au Front National. Il pourra lors de ces fêtes s’exprimer sur notre histoire et ses racines. » explique-t-on à son cabinet. Quelle crédibilité pourrait avoir ce mannequin de la politique qui ne croit qu’en la finance pour réconcilier les Français. Il prend Sainte Jeanne d’Arc pour une campagne marketing ! Ce n’est pas de l’histoire, ce n’est pas de la politique, c’est du mannequinat.

Il faut vraiment que le constat d’une France divisée soit largement partagé pour que chacun essaye de récupérer la Sainte, symbole historique de l’unité française. Il faut vraiment que Marine Le Pen se voit à l’Elysée pour qu’elle soit capable de mépriser l’héritage et de chercher sans cesse des gages de modernité.

Contre-révolution
Que ce soit l’agitation de Marine, la conservation fétichiste de Jean-Marie ou la récupération clientéliste d’Emmanuel, toutes ces attitudes sont à côté de la plaque. On surfe sur ce qui est son ego en passant à côté de l’essentiel, à côté de l’urgence. L’urgence nous la connaissons et nous la martelons, nous sommes en guerre avec un ennemi de l’intérieur que notre politique d’immigration de masse a engendré, nous sommes en guerre avec un ennemi de l’extérieur que notre politique étrangère atlantiste a engendré. L’essentiel ? Ce sont des signes. Philippe de Villiers qui, avec cette arme politique exceptionnelle qu’est le Puy du Fou, rachète l’anneau de Jeanne d’Arc aux rosebeef. Ce n’est pas simplement le clou du spectacle du Puy du Fou ou le prétexte à une nouvelle attraction, c’est un signe pour notre temps. Ce signe, c’est la fin de cette forme idéologique de l’Etat qu’est la république, c’est un possible coup d’arrêt au mouvement révolutionnaire qui n’a que trop révélé son adoration de la mort. Pour une bague simplement ? Non, parce que Philippe de Villiers est la star des libraires, parce qu’il participe à un mouvement de réveil de la pensée avec d’autres pamphlétaires, intellectuels français d’Onfray à Zemmour, en passant par Finkielkraut, Delsol, etc. Et surtout parce qu’il a avoué devant les caméras être séduit par la pensée et la figure de Marion Maréchal-Le Pen, il a avoué l’associer à Jeanne d’Arc…

Fermez les yeux, et imaginez une seconde dans le cirque du Puy du fou, voir Marion arriver sur son cheval, étendard en main, descendre, mettre à genou à terre et entendre la voix de Philippe dérailler une ultime fois en l’adoubant, en lui remettant l’anneau. La garde républicaine de l’Elysée peut commencer à trembler… Hollande peut commencer à réviser son histoire. Cette Marion Maréchal-Le Pen qui participera le 7 mai prochain à un colloque de l’Action Française sur le thème « Je suis royaliste. Pourquoi pas vous? » pour challenger les positions de l’AF. Cette Marion Maréchal-Le Pen qui a affirmé appartenir à une « génération un peu saoulée par les valeurs de la République ». Comme on la comprend ! Comment parler de valeurs d’un système né dans la boue des cadavres qu’il a engendrés ? Etape 1. Comment parler de valeurs d’un mille-feuilles aussi froid et incompréhensible que l’Europe des oligarques ? Etape 2. Marion Maréchal-Le Pen a dénoncé le vide idéologique qui réside derrière des « valeurs républicaines » déployées comme un épouvantail par ses opposants politiques et par sa tante et ses mignons. « Je fais partie d’une génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu’on nous sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu’elles recouvrent (…) cela évite, d’ailleurs, d’aller sur le fond des idées (…) la Ve République, c’est un régime politique. La France, c’est mon pays. Je ne confonds pas tout à fait les deux (…) La France, ce n’est pas que la république. Ça a commencé avant la république. Je n’oublie pas les seize siècles de chrétienté qui ont précédé. La révolution française en fait partie mais elle ne se restreint pas à cela » La contre-révolution est en marche, en marge des agitations de Marine, Jean-Marie et Emmanuel. Ces derniers, plutôt que de s’écharper sur notre Sainte, devraient plutôt regarder du côté de Charles Martel avec urgence.
Source : http://www.mauvaisenouvelle.fr/?article=france-jeanne-d-arc-apres-le-bucher-l-ecartelement–819

Saint-Gabriel en communion avec le Père de Montfort et la Grande Vendée

Jour de recueillement et jour de fête pour le tricentenaire de la mort du Père de Montfort : après une messe épiscopale en la basilique, l’établissement catholique Saint Gabriel de Saint-Laurent-sur-Sèvre présentait un spectacle musical « Sur les Pas de Montfort » où l’émotion le disputait à la réflexion, à la prière, en parcourant la vie intense de ce prêtre auteur du Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge et apôtre de ce qui sera 80 ans après, la Vendée Militaire.

L’introduction du spectacle est sans ambiguïté : sur un texte de Roger Martineau, l’un des chanteurs du spectacle, on rappelle à quel point le nom de Vendée est lié à l’Eglise du Christ, autant par les missionnaires et apôtres que cette région affective a donné au monde que par le Pardon qu’elle tenait de la prédication et de l’évangélisation de Montfort et qu’elle a su donner « après l’horreur qu’on a fait subir aux Vendéens, un pardon d’une fécondité digne des premiers chrétiens ». « Ce double cœur, ce Don dont jaillit un Pardon sans réserve, nous le devons à un homme qui en fut le prophète un siècle auparavant ! »

L’authenticité du Message de Montfort

Gervais Morillon, directeur de l’Institut Musical de Vendée, a été la cheville ouvrière de cet hommage au Père de Montfort. Il a su rassembler autour de lui les talents de chanteurs et de compositeurs des Frères Martineau qui ont mis en musique une douzaine de textes de Saint Louis-Marie, co-interprétés par les centaines d’enfants de l’IMV et dansés par les jeunes de l’Institut Art et Danse, tous deux abrités par l’établissement Saint Gabriel. Il a su séduire le grand comédien Mickaël Lonsdale auteur de la mise en scène et l’acteur Benoit Gourley qui tient le rôle d’un Père de Montfort convaincant.

Mais, comme le résumait Monseigneur Castet, évêque de Luçon, « l’authenticité du message du Père de Montfort habillé de modernité, donne un spectacle bouleversant ». Car c’est bien le message de ce croyant exceptionnel, délivré avec émotion et sincérité au cours de cette soirée qui marquera les mémoires et les consciences : ces cantiques de foi et de feu à la gloire de Marie que le Père de Montfort nous demande de saluer par l’Ave Maria, à la gloire de la Sagesse, de la Sainte Trinité, des Sept Sacrements, du Pain et du Vin consacré ! Un véritable catéchisme des vérités de la Foi, toujours d’actualité !

Gervais Morillon, directeur de l’IMV, les frères Patrice et Roger Martineau et l’acteur Benoit Gourlay
Le spectacle s’achevait par l’un des hymnes les plus connus du Père de Montfort, hymne que nos ancêtres chantaient avec foi : « Je mets ma confiance Vierge en votre secours. Servez-moi de défense, prenez soin de mes jours. Et quand ma dernière heure viendra fixer mon sort, obtenez que je meure de la plus sainte mort », – hymne également interprété le 25 septembre 1993 en présence d’Alexandre Soljénitsyne lors de l’inauguration du Mémorial des Lucs-sur-Boulogne -, final enthousiasmant et émouvant tandis que défilaient sur grand écran les images du Père de Montfort, de Sainte Thérèse, du Père Popielusko, de Mère Theresa ou du Professeur Lejeune, défenseur de la Vie.

Henry Renoul

Aide au Cinépride : le Département compensera le retrait de la Région

En pleine polémique, le De´partement de Loire-Atlantique annonce qu’il augmentera a` titre exceptionnel, sa contribution au festival de films Cine´pride.
Ce festival est actuellement remis en cause par le désengagement de la Région.

« Cet événement programme´ du 31 mai au 7 juin bénéficiera de l’aide du Département afin de permettre son organisation » indique le Département dans un communiqué. « Le Département, qui apporte par ailleurs une aide annuelle de 19 000 € au centre LGBT (lesbien, gay, bi et trans), entend ainsi réaffirmer son soutien a` un festival qui permet l’expression de toutes les diversités dans le cinéma contemporain ».

La commune de Rezé annonce qu’elle soutiendra elle aussi ce festival en lui occtroyant une subvention exceptionnelle de 500 €.

Le choix des nouveaux élus n’est donc pas respecté, l’on peut se demander si le choix « artistique » d’un telle programmation n’est pas un choix doctrinaire de la part du département.

A quand l’arrêt des financement communautaristes au vue du seul bien commun !

A propos de l’interview sur Louis-Grignon de Montfort

L’interview que vous avez publiée dans Famille Chrétienne numéro 1797 de fin avril sur le Père de Montfort, est surprenante ; son contenu fera probablement réagir des historiens avertis et de nombreux « vendéens ».

En effet, s’il est vrai que Louis-Grignon de Montfort n’est pas directement lié à la Guerre de Vendée, puisqu’il est mort en 1716 soit près de 80 ans avant, il n’en reste pas moins que l’étude des évènements qui se sont déroulés avant et pendant la Guerre de Vendée, montrent que la cause majeure du soulèvement est en réaction aux atteintes que la Révolution a mené contre la religion sous toutes ses formes.
Et cette Foi intégrée dont les « Vendéens » ont fait preuve, a été développée et entretenue par le Père de Montfort et ses successeurs.

L’interviewé déclare que le Père de Montfort n’aurait fait que quatre missions dans le diocèse de Luçon….
Lorsqu’on aborde la Guerre de Vendée, il s’agit, non pas du département de la Vendée (ou du diocèse de Luçon), mais de ce que l’on appelle la Vendée Militaire, c’est à dire un territoire qui s’étend sur quatre départements : les 2/3 de la Vendée départementale, une partie des Deux-Sèvres, du Maine et Loire et de la Loire-Atlantique.
A l’époque ce territoire « insurgé » concernait plusieurs diocèses dont les contours étaient très différents d’aujourd’hui (Luçon, Angers, Maillezais, La Rochelle et Nantes).
Or, sur les 72 missions que le Père de Montfort a prêchées dans l’Ouest, les 2/3 concernent cette région, la future Vendée Militaire. De plus son œuvre a continué : notamment, les « mulotins » y organisèrent 84 missions entre 1740 et 1779, (notamment, 29 à Beaupréau, 5 à Cholet, à la Séguinière etc…).

Dans presque toutes les paroisses, des prêtres réfractaires ont continué à exercer un ministère clandestin, cachés et protégés par la population au risque d’encourir les mesures de répression terribles de la part des autorités révolutionnaires qui les traquaient.
Comment expliquer ces nombreux actes de courage et de pardon qui se sont déroulés autrement que par une Foi intégrée ?

C’est ainsi que lors de la canonisation du Père de Montfort en 1947, le Pape Pie XII proclamait dans son panégyrique du nouveau Saint, que sa « prédication a été la source même dans laquelle la Vendée martyrisée a puisé son indomptable énergie dans sa lutte héroïque contre la Révolution satanique de 1793, splendide épopée écrite dans le sang …».

F. Hélie de la Harie, Nantes.