Commémoration des Noyades de Nantes, une journée riche en émotions

Répondant hier à l’appel du Souvenir Chouan de Bretagne, les participants à la journée de commémoration des Noyades de Nantes ont eu un programme chargé, couronné en fin d’après-midi par un jeté de gerbe dans la Loire particulièrement réussi.

Colonne de Louis XVILa colonne de Louis XVI en cours de restauration

Il n’est pas toujours aisé de coordonner un programme de visites dans une grande ville où les indispensables déplacements en voiture rendent parfois les horaires aléatoires. Si certaines étapes annoncées ont pâti de cette contrainte, l’essentiel a toutefois été assuré, à commencer par la découverte de la cathédrale Saint-Pierre et son admirable tombeau de François II de Bretagne et de Marguerite de Foix, les parents de la duchesse Anne. Les participants se sont alors portés à quelques pas de là, vers la colonne de Louis XVI que les travaux de restauration rendront comme neuve pour le 220e anniversaire de l’exécution du roi martyr.

Cortège sur le quai de la Fosse

Le déjeuner prolongé a bousculé les visites prévues à l’église Sainte-Croix où Carrier annonça du haut de la chaire les premières noyades, le 16 novembre 1793, ainsi qu’à l’ancienne chapelle du couvent des Carmes. Des renforts sont cependant venus grossir notre groupe devant l’Entrepôt des Cafés, pour une évocation des conditions de vie effroyables des prisonniers, des femmes et des enfants pour l’essentiel, dans ce site concentrationnaire dont l’Histoire offre peu d’exemples aussi abjects. La plupart des bâtiments de cet immense camp de la mort ont disparu, mais nous avons tout de même eu la chance de voir le vieil escalier de chêne qui desservait les geôles fétides sur plusieurs étages.

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25 novembre 2012, Journée de commémoration des Noyades de Nantes

Le Souvenir Chouan de Bretagne vient de communiquer le programme complet du dimanche 25 novembre prochain et de l’hommage aux victimes des Noyades de Nantes.

Rassemblement au bord de la Loire,
lors de la commémoration des Noyades de Nantes l’an dernier

Deux messes sont proposées le matin :
A 9h30, une messe tridentine à 9h30 en l’église Saint-Clément de Nantes célébrée par l’abbé Philippe Jouachim, vicaire ;
A 11h15, une messe selon la forme ordinaire, dite Paul VI, également en l’église Saint-Clément, célébrée par l’abbé Yves Chéreau, curé de la paroisse.

Le dépôt de gerbe n’aura pas lieu en fin de matinée, comme l’an dernier, mais à 16h, quand la marée haute redescendra.

Voici la suite du programme :

– 12h30 à la cathédrale Saint-Pierre, historique et pérégrination des tombeaux de François II et de Marguerite de Foix ;
– 13h, déjeuner au restaurant La Taverne du Château, 1 place de la Duchesse Anne, à 100 m de la cathédrale ;
– 14h30, départ pour l’église Sainte-Croix, où nous verrons la chaire d’où Carrier annonça la première Noyade de Nantes dans la nuit du 16 au 17 novembre 1793. Passage par la rue des Carmes, à l’endroit où s’élevait le couvent du même nom, et où se trouvaient les tombeaux installés dans la cathédrale ;
– 15h30, visite du site de l’ancien Entrepôt des Cafés, véritable camp de concentration avant l’heure, et défilé jusqu’au pont Anne de Bretagne pour le « jeté de gerbe » en Loire ;
– Vers 16h30, clôture de la commémoration des Noyades de Nantes.

Les Brigands du Bocage seront présents en costumes aux côtés de Patrick Proust pour l’animation musicale.

Il est demandé une participation de 25 € pour les adultes et de 15 € pour les moins de 18 ans (pour les jeunes Brigands du Bocage, consultez Gigi).
Informations et réservations : Souvenir Chouan de Bretagne, 2 rue de Solferino 44130 Fay-de-Bretagne.

Source et suite de l’article sur le site des Brigands du Bocage

Une délégation de l’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire sera présente : venez nombreux et faites passer le message !

 

16 novembre 1793 – À Nantes, l’infâme Carrier fait noyer 90 prêtres réfractaires dans la Loire.

Le site web du magazine Le Point publie aujourd’hui, 16 novembre 2012, jour anniversaire de la première noyade en Loire, un article sur ce procédé d’exécution de masse rendu célèbre par le député Carrier, parangon de vertu révolutionnaire.

Carrier et les Noyades de Nantes(Cliquez sur l’image pour accéder à l’article du Point)

Certains ont inventé la chambre à gaz, Jean-Baptiste Carrier, lui, a mis au point la « déportation verticale » dans le fleuve. L’objectif est toujours le même : éliminer rapidement et à moindres frais des condamnés trop nombreux. Pour se faire la main, l’envoyé de Paris, chargé de mettre fin à la révolte vendéenne par tous les moyens, commence avec 90 prêtres réfractaires emprisonnés à Nantes. Il demande à son bras armé, l’adjudant général Guillaume Lamberty, et à ses hommes, la compagnie Marat, de les noyer dans la Loire, le « fleuve républicain ».

C’est ainsi que, le 16 novembre 1793, à la nuit tombée, la femme Pichot voit débarquer, dans son auberge de la Sécherie, Lamberty, son adjoint Fouquet et quelques hommes à la mine patibulaire. Ce n’est pas la première fois qu’ils viennent. Voilà quelques jours, ils ont demandé aux menuisiers de Baudet d’installer des trappes au fond de gabares, des péniches à fond plat. Bizarre ! Mais la femme Pichot n’est pas née de la dernière pluie. Elle se doute que cette activité a un rapport avec les prêtres réfractaires enfermés dans la galiote ancrée à proximité, La Gloire. Ne serait-ce pas pour les noyer ? Mais elle se garde d’en parler, ne voulant pas subir les foudres révolutionnaires, comme on dit…

Lire la suite de l’article sur lepoint.fr via Vendéens et Chouans