Les petits patrons s’élèvent contre le gouvernement

De la déconnection entre les politiques et le monde industrielLes socialistes auront beau multiplier les esbroufes économiques et les envolées lyriques, les français auront toujours autant conscience de leur inaptitude économique. En témoigne ainsi le dernier baromètre Fiducial/Ifop sur le moral des patrons des 2.5 millions TPE : en chute libre depuis mai 2012, moins de 13% des patrons ose encore faire confiance à l’action du gouvernement.

Et les nouvelles économiques ne vont guère inverser la tendance : impositions relevées, contraintes administratives augmentées, etc… Ainsi, face à l’inaptitude avérée du gouvernement, de nouveaux mouvements de contestation fleurissent régulièrement et essayent de faire prendre conscience de l’urgence de la situation aux actuels gouvernants socialistes.

Le dernier en date, et non le moindre, est le mouvement des « Dirigeants Ulcérés par la Politique Economique et Sociale menée par la France depuis plusieurs décennies » (DUPES). Si l’acronyme prête à rire, les propositions avancées brillent par leur pertinence à court terme : allègement du Code du Travail (diminution par deux), Diminution du Coût du Travail, etc…

« C’est dramatique d’entendre des chefs d’entreprise dire: putain il va falloir que j’embauche! Car le système actuel amène à avoir peur de le faire »1

Le nœud du problème est bien là : l’actuel système, bureaucratique et économiquement aberrant, inhibe complètement les relances françaises. Blocage administratif autant que financier, les politiciens de tous bords n’osent  pourtant s’y atteler alors que la situation presse… Manque de courage politique, arrivisme et inaptitude, voilà bien les trois piliers fondamentaux de nos actuels gouvernants. A quand une véritable Restauration Nationale ?

Source : Cercle Albert de Mun

Du succès des coopératives face à la crise économique

Eleveur bretonSi, dans l’esprit de la plupart de nos concitoyens, la qualité du savoir-faire n’est pas lié au système économique mis en place, certains élèments laissent supposer qu’un système basé sur l’entraide et l’association professionnelle semble bien plus propice au développement d’un savoir-faire unique plutôt qu’une concurrence exacerbée par la pression des marchés.

Ainsi, dans certaines initiatives coopératives actuelles (comme celle du Gouessant), l’entraide coopérative vient se joindre à la minimisation des circuits économiques afin d’assurer la pérennité de tout l’édifice.

En premier lieu, c’est la dimension humaine de la société coopérative qui peut marquer. Chose rare et marquante aujourd’hui que d’entendre un patron expliquer que « le principal est d’avoir des éleveurs en bonne santé », et que la valorisation des productions locales « est bonne pour le producteur et le consommateur. Au final, le but est d’avoir des producteurs qui gagnent de l’argent. Une démarche qui prend du temps mais en laquelle nous avons confiance » !

Quel contraste par rapport aux exemples bretons de PSA ou de GAD (entre autres, malheureusement) !

S’il ne faut pas tomber dans l’angélisme niais, il est évident que cette voie associative est un exemple, certes imparfait, mais pertinent de la citation de René de la Tour du Pin :

« Il y a trois écoles irréductibles en économie sociale : celle où l’on considère l’homme comme une chose ; celle où on le considère comme une bête ; et celle où on le considère comme un frère. »

Source et suite de l’article sur le site du Cercle Albert de Mun

Marine Harvest préfère la Pologne à la Bretagne

Le coût du travail français, s’il est loin d’être la seule raison qui pousse les investisseurs étrangers à partir, reste l’un des plus gros boulets de notre économie française, et les inepties socialistes ne risquent pas d’arranger les choses. Ainsi, notre Bretagne doit-elle affronter de nouvelles fermetures d’usines non pas par souci de compétence, ni même de marché, mais bien par l’impossible préservation de la compétitivité de son tissu industriel, meurtri par l’étau fiscal français.

On pourra ainsi lire à propos l’Etude de l’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire sur les délocalisations.

Nouveau coup dur pour l’emploi en Bretagne. Après le volailler Doux, c’est maintenant le groupe norvégien Marine Harvest, numéro un mondial du saumon, qui  annonce la fermeture de ses sites de Poullaouen (Finistère) et de Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) au premier semestre 2014. Plus de 450 emplois vont être supprimés.

Spécialisé dans le saumon fumé, le site de Poullaouen, situé près de Carhaix emploie actuellement un peu plus de 180 salariés en CDI et une centaine d’intérimaires ; celui de Châteaugiron, qui traite du saumon frais, 125 CDI et une cinquantaine d’intérimaires. Une main d’œuvre peu formée, qui aura du mal à se reconvertir.

La direction de Marine Harvest a motivé cette décision par la hausse du coût de la matière première et?la forte pression sur les prix exercée par la grande distribution. Le site de Landivisiau, qui est maintenu, devrait être modernisé et pourrait reclasser 64 salariés de celui de Poullaouen.

La production de ce site sera pour partie transférée en Pologne, où les salaires sont très inférieurs à ceux pratiquée en France. La rémunération d’un ouvrier français est en effet supérieure de 60,8% à celle d’un ouvrier polonais. Le groupe Marine Harvest  est coté à la bourse d’Oslo.

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[Texte de référence] L’Organisation sociale d’après La Tour du Pin

Affiche contre les délocalisationsLe texte de la semaine peut s’avérer pour nombre de nos lecteurs, particulièrement long et, peut être, fastidieux. Ce serait fort mal le comprendre car ce texte reprend, point par point, l’essentiel de la pensée des conservateurs sociaux. A l’heure où la crise politique et économique s’étend au domaine social, où la décentralisation est en constant recul, où les idéologies libérales et socialistes s’opposent continuellement sans jamais proposer de solutions durables à cette crise, la pensée sociale d’Action Française doit apparaître comme l’indispensable recours face aux inepties républicaines.

Par ailleurs, il faut évidemment prendre ce texte avec le recul nécessaire, et se garder de le juger avec un oeil moderne. Des leçons sont évidemment à tirer des principes énoncés, mais l’anachronisme doit être définitivement proscrit.

Un commentaire de texte sera donc fourni en fin de semaine.

Un exposé complet des doctrines de La Tour du Pin devrait comprendre l’élude de ses idées économiques, de son organisation du travail et le tableau de l’organisation sociale qu’il préconise. Nous nous bornons pour l’instant à présenter seulement son plan de réorganisation de l’Etat ainsi que les bases sociales qu’il donne à sa construction.

Le grand livre de La Tour du Pin : Vers un Ordre Social chrétien — Jalons de Route 1882-1907 et ses précieux Aphorismes sont malheureusement épuisés en librairie et se rencontrent de plus en plus difficilement.

On consultera avec fruit sur l’oeuvre du Maître, dont les idées forment notre doctrine économique et sociale, les études suivantes:

JEAN RIVAIN : Un programme de restauration sociale, La Tour du Pin précurseur-, Paris 1926.

FIRMIN BACCONNIER : L’Enseignement social de René de La Tour du Pin, Edition des « Cahiers de la Corporation », 10, rue du Havre, Paris.

JEAN DE FABRÈGUES : Introduction à l’Etude de La Tour du Pin, L’Etudiant Français (Supplément).

PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA TOUR DU PIN

L’auteur de Vers un Ordre Social Chrétien se situe dès l’abord à l’opposé des principes de 89. « Tous les principes de 1789, dit-il sont abstraits ou négatifs ; la liberté ne signifie que la négation des liens sociaux, l’égalité que le contraire de la nature; la fraternité que l’idéal religieux contre, lequel luttent victorieusement les passions qu’ils ont délivrées de freins et de barrières. A ces vues abstraites il faut substituer l’observation des réalités sociales.

 

Il y a deux séries d’organismes essentiels dans la société publique, ceux de l’ordre territorial et ceux de l’ordre professionnel. Dans la première se placent le foyer, la commune et la province, dans la deuxième l’atelier, la corporation et le corps d’Etat.

Le foyer où lieu de la famille est constitué par le feu de ceux « qui mangent au même pot ». Il naît d’un contrat : le mariage en est sous le gouvernement d’un chef : le père de famille. Le contrat qui fonde la famille est indissoluble dans une société bien organisée. La mère est le conseil du père, les enfants sont les sujets, quel que soit leur âge, tant qu’ils vivent au foyer. Dans l’intérêt de la famille comme dans celui de la société, le foyer doit être aussi stable que possible et pour cela participer aux fruits d’une propriété assurée. Donc le morcellement indéfini des biens est à éviter.

La commune est une agglomération, sur un territoire déterminé, de foyers unis par un lien administratif. Dans la commune, l’unité étant le feu, les chefs de famille établis doivent seuls concourir à l’élection du magistrat chargé de pourvoir à l’intérêt commun (le maire). La commune doit protection à tous ceux qui résident sur son territoire, mais l’acquisition du droit de bourgeoisie peut être subordonnée à certaines conditions. La commune doit posséder des biens dont le revenu lui sert à soulager les pauvres, l’impôt étant uniquement destiné à défrayer les services  généraux qui profitent au commun des familles : garde des propriétés, entretien des voies, salubrité publique… L’école peut être subventionnée par la commune pour en faciliter l’accès aux pauvres, mais elle n’est pas nécessairement un service public. Elle est le champ réservé aux pères de famille, sous le contrôle de l’autorité religieuse en ce qui concerne l’enseignement de la morale. La commune contribue aux charges de l’Etat dans la mesure où elle recourt à ses services.

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Citation du Weekend

De Charles Maurras, dans l’Idée de la Décentralisation :

Pour sauver le patriotisme, il faut réformer la patrie, comme il faut réformer l’État pour sauver la notion de gouvernement. L’État français sera conçu non pas moins « un », sans doute, mais uni suivant des principes plus souples, plus conformes aux richesses de sa nature, plus convenables à nos mœurs, et qui établiront une meilleure division du travail politique. Aux communes les affaires proprement communales, les provinciales aux provinces ; et que les organes supérieurs de la nation, dégagés de tout office parasitaire, président avec plus d’esprit de suite et de vigueur à la destinée nationale.

Armoiries de la Maison Royale de France

Morbihan (56) : Les futurs aviculteurs se font rares

Les futurs aviculteurs se font raresCet article, s’il peut paraître anodin au premier abord, souligne l’un des autres handicaps économiques, certes moins médiatiques que le coût du travail, mais tout aussi difficile à surmonter : la multiplication anarchique et inutile des normes franco-françaises, un zèle parfois déplacé sur des filières qui, déjà, ont du mal à supporter le poids des normes européennes.

Au sein de corporations de métiers, les normes internes sont bâties par les corporations elles-mêmes, et non par des bureaucrates parisiens. Respecteuse donc du métier et de son avenir, tout en gardant son objectif qualitatif, la norme ainsi créée aura beaucoup plus de pertinence et de possibilités que l’actuel carcan normatif posé abruptement sur les frêles épaules de filières déjà mises à mal.

Pour la préservation de nos emplois, vivent les corporations, vive le Roi !

« Aujourd’hui la filière avicole française n’arrive plus à être compétitive. On nous assassine avec des normes franco-françaises, la production n’est pas soutenue et nos outils sont vieillissants. Les outils d’abattage et de transformation sont sous-utilisés. Comment pouvons-nous nous positionner sur un marché pourtant porteur dans de telles conditions ? »  s’interroge Fabrice Caro qui suit le dossier avicole pour les JA56. Si la consommation et la production mondiale de viande de volaille est en pleine expansion, la production française a reculé de 20 % entre 2008 et 2011.

Le Morbihan, premier département avicole, voit ainsi ses industries, et par conséquent ses emplois disparaître. Dans ces conditions, la filière est aujourd’hui peu attractive pour les jeunes et le renouvellement des générations en aviculture est inquiétant. Seulement 15 % des aviculteurs bretons ont moins de 40 ans alors que plus de 50 % ont plus de 50 ans. Si beaucoup de choses restent à faire pour inciter les consommateurs à manger français, les élus et les coopératives doivent agir pour mettre en place une politique d’avenir courageuse en faveur de la filière.

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Les petits commerces, des refuges alimentaires?

Agriculture bretonneEnfin la bonne question ! Enfin des réponses pleines de bon sens : la dualité Pays réel/Pays légal n’a jamais été aussi évidente ! Comment se préserver des dérives alimentaires : privilégier les circuits courts et le travail corporatif, à savoir reconnaître la primeur des véritables artisans sur ceux qui en font un simple business pour trader…

Pour la préservation de nos emplois, vivent les corporations, vive le Roi !

Avec les scandales alimentaires, la vente des produits surgelés en a pris un coup dans les grandes surfaces. Qu’en est-il des plats préparés et des ventes de viandes chez les artisans commerçants

Depuis le scandale, « il y a des clients qu’on ne voyait pas avant, remarque Cédric Dreux, employé à la boucherie charcuterie traiteur Méhu, rue Carnot, avant de modérer son propos : La différence n’est pas excessive. »

Les clients parlent aux commerçants de cette affaire. « Pour rigoler », poursuit le boucher. Dominique Jaouen, boucher aux Halles, ne trouve pas, quant à lui, que les gens abordent beaucoup le sujet. « Les bouchers n’ont rien à voir là-dedans », rétorque-t-il.

Par contre, aucun des bouchers de Pont-l’Abbé n’est surpris de ce scandale. « L’argent attire l’argent », philosophe Cédric Dreux. « Plus on grossit moins on maîtrise », analyse Claude Ravalec, patron de l’enseigne de boucherie charcuterie traiteur Ravalec, au rond-point de la route de Plomeur, dont la maison mère est à Bénodet.

Des produits transformés sur place

Les bouchers travaillent directement avec les abattoirs. « On reçoit les carcasses », insiste Cédric Dreux. Les artisans transforment, préparent leurs viandes et confectionnent leurs produits traiteur. Ils en font leur marque de fabrique. « Il faut la qualité, insiste le traiteur de la rue Carnot. Sinon, les clients s’en vont ! »

Pour la confiance, tous avancent les règles de la traçabilité. Comme pour les grandes et moyennes surfaces. Mais ils insistent sur un point : « C’est nous qui transformons, souligne Claude Ravalec. C’est plus facile à maîtriser. » La marque du traditionnel. Une confiance, selon eux, qu’accordent les clients.

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Finistère (29) : L’alimentation a un coût

Eleveur bretonCet article est intéressant par de nombreux points, et rappelle à juste titre les terribles conséquences de la chrématistique commerciale (soif de profits) d’une certaine partie de la grande distribution… Et, dans le même temps, l’incroyable inertie gouvernementale sur ce sujet. Logique : aucun gouvernement républicain n’aurait le courage politique d’amorcer les réelles réformes essentielles, indispensables même à la sauvegarde d’un pan entier de notre économie !

Le Royalisme, par la mise en place de libres corporations de métier, assure la pérennité des filières et la préservation de l’économie nationale. Couplées par le développement des circuits économiques courts, ces corporations protègent les emplois locaux et, dans le même temps, remet l’économie à sa juste place : au service de la sustentation de tous (principe d’économie naturelle) et non pour les profits d’une poignée.

Pour la préservation de nos emplois, vivent les corporations, et vive le Roi !

Lundi, l’association des industries agroalimentaires (Ania) lançait un appel au Gouvernement afin de soutenir les producteurs et les industriels face à « des distributeurs sans foi ni loi ».
Trois jours plus tôt, la section laitière de la FDSEA rebondissait sur les propos de Jean-Marc Ayrault qui, lors du Salon de l’agriculture, disait être prêt à modifier la Loi de modernisation de l’économie (LME). « La FDSEA réaffirme la nécessité d’une indispensable révision de cette loi », évoque le syndicat majoritaire. Et d’expliquer que « la mainmise de la grande distribution sur les négociations commerciales est scandaleuse et inacceptable ! Les industriels affirment être dans l’incapacité de faire passer des hausses, et donc de répercuter la hausse des charges subie par les agriculteurs. Et tout cela, d’après la grande distribution, pour ne pas toucher au sacro-saint panier de la ménagère ».
Pourtant, les prix agricoles ne sont pas ceux qui impactent le plus le consommateur. Et la FDSEA de citer que sur 100 € dépensés pour l’alimentation, 7,6 € vont à la production agricole, 11,3 € pour l’industrie agroalimentaire, 20,80 € pour le commerce (hypermarché) et 26,80 € en marchandise importée.
« Les conséquences d’un tel déséquilibre dans les relations commerciales sont dramatiques pour les éleveurs, et à terme pour la filière laitière tout entière. Avec un revenu moyen de 26 500 € pour une exploitation 400 000 litres de lait, la baisse de 30 €/1 000 L du prix payé au producteur, cumulée à une hausse des charges de près de 40 €/1 000 L, entraîne des résultats négatifs alors que les producteurs n’ont pas eu la possibilité, depuis la crise de 2009, de consolider leur trésorerie », expliquent François Plougastel et Pascal Crenn, responsa-
bles de la section laitière. Et d’interroger : « Dans de telles conditions, comment faire pour maintenir des jeunes installés en production laitière ? Et comment faire pour en motiver à s’installer ? »
 La FDSEA estime que, « si on ne prend pas garde, le lait peut rapidement être produit demain hors de nos frontières faute de prix rémunérateurs pour les éleveurs ». Avec en cascade la disparition de milliers d’emplois directs et induits, mais aussi celle de la traçabilité, la sécurité alimentaire, l’aménagement harmonieux des territoires.

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