Découvrir les Gedourion Ar Mintin

Nos lecteurs réguliers connaissent déjà, via leurs articles sur leur blog Ar Gedour Mag, les Gedourion Ar Mintin. Mais pour tous nos nouveaux lecteurs, voici une brève présentation de cet ensemble vocal à soutenir, à rejoindre et à faire connaître autour de vous !

Une présentation plus complète est disponible sur ce lien.

Les GEDOURION AR MITIN (Les Veilleurs de l’Aube) est un ensemble vocal regroupant bretonnants et moins bretonnants, brittophones ou non- brittophones, tous animés d’une foi en Dieu et d’un amour de la Bretagne. Créé en 2000, débutant par les GRANDES VEILLES D’ADORATION à travers la Bretagne, le groupe, fort de cette foi, mais aussi d’une amitié forte, propose désormais veillées d’adoration eucharistiques  et concerts, animations de pardons, etc.. pour amener au Christ des gens éloignés de Dieu et de l’Église ; et d’un autre côté pour réhabiliter et faire redécouvrir à l’intérieur même de l’Église le riche répertoire de cantiques bretons qui a été délaissé et quelque peu oublié depuis la fin des années 50 par souci d’une certaine modernité. Dès la fondation du groupe, les Gedourion ont désiré montrer que les cantiques bretons n’avaient pas pris une ride, et demeurent atemporels et indiqués pour répondre aux besoins de l’évangélisation d’aujourd’hui et de demain. En somme, donner envie aux fidèles et au clergé que ces chants soient davantage entonnés dans nos églises.

Le nom de Gedourion er mitin est pris en référence à l’appel du pape Jean-Paul II aux JMJ de Rome : « Soyez les veilleurs de l’aube, les sentinelles du matin ». Nous avons aussi mis cette parole en relation avec celle de notre grand poète vannetais Yehann-Ber Kalloc’h : « Me zo er Gedour braz én é saù àr er hleù, holl kened er bed é, én noz-mañ e viran. » (Je suis le grand veilleur debout sur la tranchée, c’est sur toute la beauté du monde qu’en cette nuit je veille.)

GedourionSur le plan religieux, les Gedourion, issus de diverses sensibilités, ont réussi à se forger une spiritualité ancrée dans la tradition bretonne, mais où chacun peut trouver sa place.

Sur le plan musical, depuis plus de dix ans, les Gedourion ont entamé un long travail de réflexion sur l’interprétation des cantiques, avec le choix de privilégier les cantiques vannetais, en monodie ou harmonisés. Une démarche particulière et permanente est menée sur la prononciation, le rythme, et le respect du style de ces vénérables cantiques. Des arrangements sont faits par Goulven Airault (devenu chef de choeur de la manécanterie de Saint Brieuc) ainsi que des compositions nouvelles.

Le répertoire s’ouvre aussi régulièrement à des chants français, (notamment de Taizé) des chants grégoriens ou de la polyphonie classique, dans une formule qui est à la fois souple pour s’adapter aux différents lieux et aux temps liturgiques, et suffisamment fixe et immuable pour imprimer une sorte de marque de fabrique à cette chorale.

Divers extraits de leurs réalisations sont disponibles ici.

Une lumière à Keranna : c’était il y a 388 ans !

Ivon NicolazicDans la nuit du 7 au 8 mars 1625, au village de Keranna dans le Morbihan, tandis que Nicolazig est couché, récitant son chapelet comme de coutume, apparaît un cierge à la flamme brillante et Sainte Anne elle-même. Elle prie Nicolazig d’appeler ses voisins et de les mener au lieu où ce flambeau les conduira. Suivant la lumière sur le chemin du Bocenno, ils trouveront alors une ancienne statue de 900 ans enfouie dans la terre. Ce sera la naissance du sanctuaire de Keranna, qui verra affluer des pélerins toujours plus nombreux. Retrouvez plus d’infos sur l’histoire du lieu d’ici peu sur votre blog…

De plus, parce que la béatification de Nicolazig est importante pour les bretons,  nous en profitons pour vous proposer ici la prière

POUR DEMANDER LA BÉATIFICATION DE IVON NICOLAZIC
Père, nous te louons pour Ivon Nicolazic
et nous te demandons,
par l’intercession de la Vierge Marie et de sainte Anne,
qu’il puisse être déclaré Bienheureux,
et que nous ayons le privilège de l’invoquer.
Père, que cette joie nous soit donnée. Amen !

Source et suite de l’article sur Ar Gedour Mag

Barzaz Bro-Leon : une expérience inédite de collecte en Bretagne

barzaz bro leon,eva guillorelHier a eu lieu à Brest la présentation de cet ouvrage, un travail d’ Eva Guillorel (Université de Bretagne Occidentale) diffusant et développant les premières approches d’un fonds inédit de près de 1 000 chansons en breton, étude qui sortira officiellement le 31 mars prochain. Ce fonds constitue une pièce majeure au dossier de la genèse de l’ethnologie en Bretagne. 

En 1906, un concours lancé dans les colonnes du Courrier du Finistère à l’initiative du jeune et dynamique vicaire Yann-Vari Perrot invite les lecteurs à envoyer les chansons en breton qu’ils connaissent et à en recueillir d’autres auprès de leurs proches. Il est précisé que les envois les plus intéressants seront récompensés par des prix et publiés dans un livre intitulé Barzaz Bro-Léon. Le titre prévu pour l’anthologie inscrit d’emblée ce projet dans la lignée du Barzaz-Breiz, le célèbre recueil de chants bretons publié pour la première fois en 1839 par Théodore Hersart de La Villemarqué. Pourtant, le contenu du fonds rassemblé par Yann-Vari Perrot s’avère très différent de celui qui compose le Barzaz-Breiz, et plus largement toutes les autres collectes du XIXe siècle. Ce constat s’explique avant tout par le mode de constitution du Barzaz Bro-Léon, qui est réuni grâce aux contributions directes des chanteurs sans l’intermédiaire de collecteurs. Cette inversion des perspectives, qui laisse place au regard que les interprètes eux-mêmes portent sur leur répertoire, conduit à s’interroger sur les méthodes qui ont fondé la recherche ethnologique dans le domaine de la chanson de tradition orale et sur les orientations mises en œuvre dans le travail d’enquête orale.

Source et suite de l’article sur Ar Gedour Mag

Le Pardon de Ste Anne d’Auray en 1969

L’Eglise de Bretagne a pendant longtemps été l’institution de sauvegarde du breton face à la francisation totale de la vie quotidienne. Et si elle initiait elle aussi un renouveau linguistique dans les paroisses, bien au-delà d’une simple maintenance culturelle ?

Source de l’article : Ar Gedour Mag

 

Pardon de Sainte Anne d'Auray
Cliquez sur l’image pour voir la vidéo de l’INA

CHANTS DE NOEL : « Adeste Fideles » e brezhoneg

Adeste FidelesLe cantique latin « Adeste Fideles » existe aussi en breton. Voilà un texte retrouvé dans un livret Quimperois de 1903 « Kantikoù evit Goueliou Nedelek ». Il se chante sur l’air latin. Etant donné que cet air est connu de beaucoup, pourquoi ne pas le proposer dans vos paroisses à Noël ?

 

Da gerik Bethleem diredit, kristenien ;

 Diredit heb dale ; sellit laouen

 Roue an Elez

 Ganet gant ar Verc’hez

 

Diskan

 Deuit holl, deuit d’hen adori (bis)

 Ha da ginnig dezhan mil meleudi

 

 Setu ar bastored o kuitât ho denved ;

 Gant Elez davethan int bet galvet.

 Davethan ivez

 Redomp gant levenez.

 

  Deomp eta ; ni velo Mab an Tad eternel ;

 Kemeret ‘neuz ‘vidomp furm ha bugel

 En he vaillurion

 E velimp hon Aotrou.

Suite du cantique sur le site Ar Gedour Mag

Connaissez vous Yann Ber Kalloc’h ?

Connaissez-vous Yann-Ber Kalloc’h, ce poête groisillon, surnommé Bleimor (le loup de mer), né en 1888 et mort au front en 1917 ?

Fils de pécheur « né au milieu de la mer », ce poète se destinait à la prêtrise, après avoir étudié au petit séminaire de Sainte Anne d’Auray. Refusé au séminaire, il rentre à l’école d’élèves officiers de Saint Maixent en 1914. Il est promu aspirant et devient ensuite lieutenant, mais tombe au front à Urvilliers, dans l’Aisne, en 1917. Bleimor nous a livré de nombreuses oeuvres, dont certaines n’ont pas perdu de leur actualité. Le sombre anniversaire de la grande guerre arrive dans à peine deux ans, et c’est l’occasion de (re) découvrir cet auteur comme la Bretagne sait engendrer. Son oeuvre majeure sera AR EN DEULIN (à genoux), chef d’oeuvre de la poésie bretonne, retranscrivant clairement l’âme profonde du pays. L’orthographe en breton de Vannes (gwenedeg) de ces extraits a été retranscrite telle quelle.


Kartér-noz ér hléieu (1916)

calloc'h, kalloc'h, bleimor, groix, enez groe
 » Me zo er Gédour braz én é saù ar er hleu.
Goud e hran petra on ha me oér petra hran :
Iné Kornog, hé douar, hé merhed hag hé bleu,
Oll kened er bed é, en noz-man, e viran.

traduction
Je suis le grand Veilleur debout sur la tranchée,
Je sais ce que je suis et je sais ce que je fais :
L’âme de l’ Occident, sa terre, ses filles et ses fleurs,
C’est toute la beauté du Monde que je garde cette nuit.

Source et suite de l’article sur le site Ar Gedour Mag