Connaissez vous Yann Ber Kalloc’h ?

Connaissez-vous Yann-Ber Kalloc’h, ce poête groisillon, surnommé Bleimor (le loup de mer), né en 1888 et mort au front en 1917 ?

Fils de pécheur « né au milieu de la mer », ce poète se destinait à la prêtrise, après avoir étudié au petit séminaire de Sainte Anne d’Auray. Refusé au séminaire, il rentre à l’école d’élèves officiers de Saint Maixent en 1914. Il est promu aspirant et devient ensuite lieutenant, mais tombe au front à Urvilliers, dans l’Aisne, en 1917. Bleimor nous a livré de nombreuses oeuvres, dont certaines n’ont pas perdu de leur actualité. Le sombre anniversaire de la grande guerre arrive dans à peine deux ans, et c’est l’occasion de (re) découvrir cet auteur comme la Bretagne sait engendrer. Son oeuvre majeure sera AR EN DEULIN (à genoux), chef d’oeuvre de la poésie bretonne, retranscrivant clairement l’âme profonde du pays. L’orthographe en breton de Vannes (gwenedeg) de ces extraits a été retranscrite telle quelle.


Kartér-noz ér hléieu (1916)

calloc'h, kalloc'h, bleimor, groix, enez groe
 » Me zo er Gédour braz én é saù ar er hleu.
Goud e hran petra on ha me oér petra hran :
Iné Kornog, hé douar, hé merhed hag hé bleu,
Oll kened er bed é, en noz-man, e viran.

traduction
Je suis le grand Veilleur debout sur la tranchée,
Je sais ce que je suis et je sais ce que je fais :
L’âme de l’ Occident, sa terre, ses filles et ses fleurs,
C’est toute la beauté du Monde que je garde cette nuit.

Source et suite de l’article sur le site Ar Gedour Mag

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