15/09 : Chouan, de la révolution à la révolte

Dimanche 15 septembre à 14h30 à la salle des fêtes de BIGNAN
SPECTACLE avec les #KrollerionMourieg, la Kevrenn Bro Logunec’h et les Kanerion Bro Boio.

Pour en savoir plus, cliquez ici. (Via Ar Gedour Mag)
 

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Sur réservation. Les billets sont disponibles :
– à la superette de Bignan
– au Bar du Centre à Moréac
– à l’Office du Tourisme de Locminé

 • à Bignan, Bretagne, avec Kanerion Bro Boio.
 

Les Guerres de Vendée au musée de Saint-Florent-le-Vieil

Le journal Ouest-France a eu la bonne idée, vendredi dernier, de promouvoir le musée de Saint-Florent-le-Vieil, dont les collections sur les Guerres de Vendée ravissent l’amateur d’histoire.

Saint Florent le Vieil Guerre de VendeeAu musée d’Histoire locale, Alexis Jeanneteau, étudiant en histoire,
répond aux questions qui concernent le mouvement vendéen.

L’association du musée d’Histoire locale date de 1968. Présidée par Jehan de Dreuzy*, elle gère une belle collection de vêtements anciens, de coiffes, armes et documents originaux des XVIIIe et XIXe siècles, qui décrivent et expliquent les causes de l’épisode de la « Vendée militaire » de 1793.

Sous forme de guerre civile, ce mouvement a opposé les populations d’une grande partie de l’Ouest de la France, après l’exécution de Louis XVI. Dès mars 1793, le mécontentement s’installe et s’intensifie, prenant prétexte de la vente des biens du clergé, et surtout de la publication des décrets pour une conscription jugée très inégalitaire. C’est le début de l’épisode de la « Vendée militaire ». Un mouvement qui aurait fait près de 600.000 morts, selon les historiens.

Source et suite de l’article

Les tanneries de peau humaine sous la Révolution

Tanneries de peau humaine sous la révolutionDe Jean Sévillia dans Le Figaro Histoire (via le Salon Beige) :

« […] En 1986, les Presses universitaires France publiaient une thèse de doctorat d’Etat soutenue, à la Sorbonne, par un chercheur de 30 ans, Reynald Secher : le Génocide franco-français. Irréfutable par les faits exposés – la genèse et le déroulement des guerres de Vendée – l’ouvrage allait déclencher une violente polémique en raison de son titre, retenu à l’instigation de Pierre Chaunu, qui avait fait partie du jury de thèse de Secher. Le mot « génocide » étant principalement associé à la Shoah, l’utiliser au sujet de la Vendée revenait à établir une comparaison entre les armées de la Convention opérant dans l’Ouest en 1793-1794 et les bourreaux nazis du peuple juif, rapprochement jugé intolérable aux yeux de ceux pour qui la Révolution française reste un événement sacré. Ils faisaient valoir, non sans raison, que les Vendéens révoltés et les révolutionnaires appartenaient à un même peuple, ce qui rend problématique, en l’occurrence, l’utilisation du mot « génocide ». A quoi Secher rétorque, également avec raison, notamment dans son dernier livre, Vendée, du génocide au mémoricide. Mécanique d’un crime légal contre l’humanité (Cerf, 2011), que Hitler a tué les juifs allemands, de même que les Khmers rouges ont massacré le tiers de leurs compatriotes cambodgiens, et que le terme de « génocide » ne suscite alors aucune réserve. Interminable débat… Génocide ou populicide (l’expression est de Babeuf), il y a une certitude : 170 000 Vendéens ont été tués pendant la Révolution.

Spécialiste de la Révolution française, professeur émérite à Paris I – Sorbonne, Jean-Clément Martin a souvent abordé, dans des livres ou des articles, les guerres de Vendée, y attaquant à chaque fois Reynald Secher, cherchant à décrédibiliser sa méthode de travail comme ses conclusions, l’accusant de partialité antirévolutionnaire. A quoi Secher réplique en incriminant les présupposés idéologiques qui conduiraient Jean-Clément Martin, qui est membre de la Société des études robespierristes, à relativiser le drame vendéen.

De fait, la lecture du dernier ouvrage de Jean-Clément Martin, Un détail inutile ? Le dossier des peaux tannées, Vendée, 1794, laisse un sentiment de malaise. En décembre 1793, près d’Angers, aux Ponts-de-Cé, plusieurs milliers de prisonniers vendéens furent tués par leurs gardiens ; sur ordre d’un officier de santé, 32 de ces corps furent écorchés, leurs peaux étant confiées à un tanneur d’Angers. Le fait est avéré, et Jean-Clément Martin ne le conteste pas. Cependant, la tradition contre-révolutionnaire ou simplement critique à l’égard de la Révolution s’étant emparée de cet épisode pour en faire un emblème des horreurs commises en Vendée, au point, chez certains, d’interpréter comme une entreprise d’Etat ce qui n’était peut-être qu’une initiative particulière, Jean-Clément Martin en tire prétexte, a contrario, pour traiter cette affaire comme un accident non significatif, la replaçant dans la perspective plus large de l’histoire de l’écorchement, de l’Antiquité à nos jours. Or les seules questions qui vaillent est de savoir si, en France, vers 1780, le fait de tanner une peau humaine était considéré comme normal, et la réponse est non, et de se demander par quel mécanisme idéologique ou psychologique un acte aussi barbare a pu s’accomplir.

Chouan : de la révolution à la révolte

krollerion mourieg, kendalc'h, excellansLes Krollerion Mourieg ont obtenu une note de 16,56 pour leur prestation à Quimper lors de Dañs Excellañs, événement organisé par la confédération Kendalc’h. Dañs Excellañs est un spectacle de près de 4h qui se déroule en juin à Quimper dans le cadre du festival de Cornouaille. Il s’agit d’une épreuve où tous les ensembles musique et danse de la catégorie « Excellence » de Kendalc’h sont notés par un jury sur leur prestation scénique selon cinq critères : musique/chant, costumes, danses traditionnelles, danseurs, chorégraphie/mise en scène. 

Le groupe de Moréac a proposé une prestation sur la base de son nouveau spectacle : « Chouan : de la révolution à la révolte », arrivant en 7ème place. Un beau résultat sur un thème rarement abordé. Voici son clip de présentation.

(Via Ar Gedour Mag)

 

Quand la république assassine…. Thérèse de Moëlien, le 18 Juin 1793

Marquis de la Rouërie
Marquis de la Rouërie, fondateur de l’Association Bretonne

Aujourd’hui, bien peu de personnes connaissent la réalité des massacres, exécutions et assassinats qui furent commis par la république il y a à peine 220 ans… Ainsi, des milliers de français passèrent par la guillotine en quelques années, comme le fit Mme Thérèse de Moëlien de Trojolif, bretonne et royaliste, le 18 Juin 1793.

Né à Fougères le 14 Juillet 1759, elle fut connue pour son activisme au sein de l’Association Bretonne de son cousin Armand Tuffin, Comte de la Rouërie. Recrutant les nouveaux membres comme en fournissant les moyens financiers à la révolte des bretons face aux exactions républicaines, Thérèse de Moëlien fut malheureusement capturée après la mort du Comte à la fin Janvier 1793. Elle put cependant détruire les registres de l’Association Bretonne auparavant, sauvant ainsi un grand nombre de royalistes et chouans.

Dans son ouvrage La Rouërie, la Bretagne en Révolution, Ghislaine Juramie relate :

« Après la mort de son cousin, accablée, ne tenant plus à rien, Thérèse était venue se cacher dans la ville de Fougères où tout le monde la connaissait si bien. Un espion la livra…. »

Envoyée à Paris pour y être jugée avec plus de 25 autres associés, elle fut condamnée et décapitée… Victor Hugo, parlant d’elle, écrira « Quelquefois les hommes trahissent, les femmes jamais ».

On pourra poursuivre la lecture via cet ouvrage ou celui-ci. 

[Mise à jour] Chant historique breton : Ar re C’hlas (Les Bleus)

Les Bleus (l’armée républicaine) ont envahi le pays breton et réprime la contre-révolution, les prêtres réfractaires et ceux qui les suivent. La chanson exhorte les bons Bretons à la résistance, appelle les nobles à prendre la tête de la lutte, et se termine par l’espoir de voir revenir un jour la « bonne loi », avec Dieu sur ses autels et le roi sur son trône

Ar chas a glevan oc’h harzal ! setu ar soudarded C’hall ! (bis)
Tec’homp kuit trezek ar c’hoajoù ! kasomp a-raok hor chatal ! (bis)

Daoust hag-eñ, paotred Kernev, e c’houzanvimp da viken,
E c’houzanvimp ar vac’herien a wask al labourerien ?

Gwallet gante hor merc’hed koant ; lazhet mamm ha mab ha den;
Lazhet zoken an dud klañv paour, balamour d’o daouarn gwenn.

Tanet gante ti ar beorien ; diskaret ar manerioù ;
Devet an ed, devet ar foenn, er parkoù hag er prajoù.

Troc’het ar gwez el liorzhoù, ha laket da ober tan ;
Ken na vo avaloù na chistr, da nav pe zek vloaz ac’han.

Laeret hor saout, hon ounnered hag hon ejenned, siwazh !
Ha kaset mesk gant o ferc’henn, d’ar c’higer d’ar c’hêrioù bras.

Laeret zoken traoù an iliz; pilet zoken hon tourioù ;
Straojet zoken ar garnelioù, ha skignet ar relegoù.

Gwastet traonioù kaer Breizh-Izel, ken druz ha ker glas gwechall ;
Ken na glever mui tro-war-dro mouezh den, kennebeut chatal.

Partition et suite du chant ici

Voici la traduction de ce chant, gentillement transmis par un de nos lecteurs (Merci à Mr Le Lay et à  Ar Gedour) :

1. Les voilà, les soldats français!
J’entends les chiens qui aboient.
Chassons devant nous nos troupeaux,
réfugions-nous dans les bois!

2. Cornouaillais, nous faudra-t-il
toujours souffrir ce malheur,
Toujours souffrir des brigands qui
oppriment les laboureurs?

3. Ils violent nos filles, ils tuent
mères, pères et enfants
A cause de leurs mains blanches,
les malades innocents.

4. Ils brûlent la maison du pauvre
et abattent le château;
Ils brûlent les blés et les foins,
dans les champs, sur les coteaux .

5. Dans nos vergers les arbres qu’ils
coupent servent à leurs feux;
Il n’y aura pommes, ni cidre
une décennie ou deux..

6. Les vaches, les génisses et
les boeufs qu’ils nous ont volés,
Avec leurs maîtres sont conduits
vers les villes au boucher.

7. Ils ont pillé l’or des églises,
et abattu nos clochers,
Nos ossuaires sont détruits,
les reliques dispersées.

8. Les vallées de Basse Bretagne,
où nous paissions nos bestiaux
Ne résonnent plus de la voix
de l’homme, ni des troupeaux.

Chouannerie