Une rentrée, des résolutions.

Notre site va reprendre son activité normale avec, pour bien commencer cette nouvelle année militante, de belles résolutions qui, nous l’espérons, permettront d’en augmenter la qualité et la satisfaction de nos lecteurs.

En premier lieu seront reprises les éphémérides bretonnes et royalistes, mises en place il y a deux ans et malheureusement abandonnées, faute de temps. Une nécessaire mise en avant de l’héritage culturel breton, mais également de la place des royalistes dans l’Histoire de France !

En second lieu seront mises en place, deux fois par semaine, Doue ha mem Bro (Dieu et mon Pays), quelques lignes traitant d’un sujet d’actualité d’un point de vue royaliste et rappelant, par la devise chouanne, l’indispensable soulèvement d’une nouvelle chouannerie…

Enfin, articles royalistes, vendéens et bretons continueront d’animer le quotidien de ce site en fournissant informations et reportages sur les évènements passés ou à venir, dans nos belles régions de Bretagne et de Vendée.

Bien évidemment, publications, études et Prospectives Royalistes de l’Ouest continueront d’agrémenter l’actualité de ce site.

A l’heure où la république n’hésite plus à remettre en cause les fondements même de notre civilisation, de notre culture et de nos valeurs, il faut que les royalistes n’hésitent plus à prendre davantage de place sur le devant de la scène politique, à défendre les principes et valeurs de la France éternelle, à s’élever contre la décrépitude de notre Patrie.

Pour que vive la France, vive le Roi !

Breton, français et royaliste !

Cercle d’étude de rentrée de l’Action Française à Nantes

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C’est avec l’enthousiasme de ceux qui veulent découvrir et apprendre, qu’une vingtaine de jeunes étaient réunis samedi dernier pour ce premier cercle d’étude d’AF qui ouvrait la saison des activités royalistes sur Nantes.

Alors que certains d’entre nous avaient transpiré dans un cours de canne de défense le matin même (mise en jambe bien dans la tradition des camelots du roi, n’est-il pas ?), l’après-midi fut consacré à l’histoire de l’Action Française, de sa genèse à 1945.

Sous la brillante et enthousiasmante direction d’Augustin, notre camarade venu des landes chouannes du Morbihan, nos lycéens, étudiants et jeunes travailleurs purent découvrir la naissance, l’explosion et l’aura de notre mouvement au sein de la sphère politique et intellectuelle française.

Furent ainsi présentées à notre jeune auditoire :

  • les grandes figures qui bâtirent cette école de pensée qui aujourd’hui encore, attire encore ceux qui désespèrent de la situation politique et morale de notre pays : Maurras, Daudet, Bainville et tant d’autres,
  • Comment un cercle républicain, sous la puissance de la pensée de Maurras, s’est converti au royalisme et à la monarchie, seul régime capable de sauvegarder l’héritage et de redonner à la France sa place dans le concert des nations.
  • Comment de jeunes gens issus de tous les milieux, ouvriers et bourgeois, catholiques et agnostiques, mais tous animés par l’amour de la patrie, s’engagèrent dans les rangs des camelots du roi pour diffuser l’idée du roi auprès des français.
  • Enfin, comment la gueuse et ses complices œuvrèrent pour saboter la montée en puissance de notre mouvement (assassinats, rôle du Sillon…)

La seconde partie de l’histoire de l’AF sera traitée le mois prochain, 26 octobre. Nous convions d’ores et déjà tous nos amis nantais à nous rejoindre pour ce prochain cercle. Nous mettrons sur nos différents sites et blogs, le programme des autres cercles d’étude mensuels de l’année 2013-2014.

L’AF à Nantes par ces nouvelles recrues, montre ainsi la permanence de sa force intellectuelle et son éternelle attirance auprès de la jeunesse. Plus que jamais, le retour du roi est la condition de la vraie renaissance française. Nos jeunes militants nantais auront ainsi matière pour diffuser les idées royalistes, démontrer la nocivité du régime actuel et porter la contradiction auprès d’adversaires qui tenteraient de discréditer nos idées par des mensonges, par simplification, voire par de criminels anachronismes.

Royalisons la France !

Vive le roi !

Amaury de Perros (via Soudarded)

Délégué CRAF Loire-Atlantique
Vice-Président URBVM

Monarchie et royalisme

RoyalismeSouvent pris l’un pour l’autre et vice et versa, monarchie et royalisme recouvrent des acceptions pourtant bien différentes, qui peuvent confluer dans le même sens lorsqu’on les conjugue ensemble. C’est l’objectif de cet article que d’en explorer les principes et les fins.

 

La légitimité monarchique

La monarchie est un régime politique dans lequel le pouvoir est confié et éventuellement exercé par un seul titulaire, conformément à son étymologie grecque. Le royalisme serait plutôt l’application politique de la monarchie entendue alors comme un système reposant sur l’institution royale, le roi en devenant alors la clé de voûte. Monarchie et royalisme sont indissociables (voir ci-dessous) si l’on veut que l’idée royaliste s’incarne dans le monarque. Les deux Napoléon étaient des monarques, sans pour autant que l’on qualifiât leurs régimes de royauté. D’une part, se démarquant de l’institution royale de l’Ancien régime, ils portaient le titre d’empereur, tandis que, d’autre part, leur légitimité politique prenait sa source dans un coup d’Etat, au contraire de nos rois, « oints du Seigneur », pour reprendre une ancienne expression attribuée, en l’occurrence, à l’abbé Suger qui la tirait de l’Ecriture Sainte.

Toutefois, cette question de la légitimité royale de droit divin ne peut singulariser, à elle seule, la monarchie royale française. Il semble bien que la légitimité politique de nos anciens rois se trouve dans le cœur des lois fondamentales du royaume de France. Coutumières par essence, ces lois constituent un statut d’Etat imposé par le peuple au roi et n’établissent nullement un contrat entre gouvernants et gouvernés. Comme le rappelle l’historien Roland Mousnier, « la dévolution de la Couronne s’opère par la seule force de la coutume qui s’impose au roi » (Les institutions de la France sous la monarchie absolue, PUF, 2005). Premier serviteur du peuple ainsi qu’il le reconnaît par le serment qu’il prête devant ce dernier, il est également uni à lui par un lien indissoluble qu’un légiste comme Guy Coquille définissait comme « le corps politique et mystique dont la liaison est inséparable et une partie [du peuple] ne peut en souffrir, que l’autre partie n’en éprouve semblable douleur ». L’onction prend simplement acte de la personne sacrée du roi, alors que les lois fondamentales en régissent les attributs qui fondent sa légitimité. D’abord le royaume se confère à des mâles appelés à la succession par ordre de primogéniture. Ensuite, le double serment du sacre devant l’Eglise et devant le peuple marque l’engagement du roi de les conserver tous deux. La loi de majorité vient en outre compléter celle de l’hérédité dynastique qui exprime la continuité de l’Etat : « ce n’est plus le sacre qui fait le roi, mais la seule vocation héréditaire décidée par la coutume » souligne encore Roland Mousnier. Viennent enfin parachever l’ensemble, les règles d’inaliénabilité du domaine de la Couronne (on parlerait aujourd’hui du domaine public) et de catholicité.

Source et suite de l’article

« On n’est pas là pour se faire embarquer »

Chanson « On n’est pas là pour se faire embarquer »

Ou « complainte des Veilleurs du Roi »

D’après « On n’est pas là pour se faire engueuler » de Boris Vian

veilleur

Un beau matin de 14 juillet, le réveil

A sonné dès le lever du soleil

Et j´ai dit à mes gâs : « Rembarre Rembarre !

C´est aujourd´hui que Flamby passe la revue

Allons donc sur les Champs Elysées

Y’a un président normal à défier et à narguer »

Mais illico nous v’là r´foulé par les agents

Alors j´ai dit :

On n´est pas là pour se faire embarquer

On est là pour bien protester

On n´est pas là pour se faire alpaguer

On s’ra toujours là pour résister

Pour gueuler contre la loi, contre Taubira

Ça f´ra du tort à la République

Tant mieux, laissez-nous donc la pendre

Et, bien plus tard, quand le roi reviendra

Ma parole, nous, on s’ra là

L’jour de la fête nat’, devant les bataillons

J’ai sorti mon drapeau et crié « hou hou ! »

Les cognes me sont tombés d’ssus

Pas avec la manière, j’vous l’dit

Les argousins, les gardiens du régime

Ils m’ont arraché le drapeau des mains

Le drapeau de la révolte et de l’insurrection

Alors j´ai dit :

On n´est pas là pour se faire emballer

On est là pour vivement contester

On n´est pas là pour se faire épingler

On est là pour vraiment rouspéter

Pour gueuler contre la loi, contre Taubira

Ça f´ra du tort à la République

Tant mieux, laissez-nous la pendre

Et, bien plus tard, quand le roi reviendra

Ma parole, nous, on en sera

Source et suite de la chanson sur le site de notre ami Soudarded

Vers un néo-colbertisme français ?

Vers un néo-colbertisme français ?« Cette coutume qu’ont les hommes de se refuser à émettre des jugements critiques sur les points fondamentaux est un des plus grands dangers qui menacent, d’une façon générale, les facultés humaines de compréhension. »

H.G.Wells

La récente déclaration du Président Hollande, au cours de son voyage japonais, n’en finit plus de faire des remous. Et pour cause : à l’heure où la plupart des pays de l’Union Européenne connaissent des taux records de chômage, clamer haut et fort que « la crise de l’Eurozone est terminée » relève soit du déni de réalité, soit de l’ignorance malheureuse.  Dans les deux cas, il y a fort à parier que l’apparent optimisme présidentiel aura vite été calmé par une rapide mise au point avant le début du G8, celui-ci ayant fixé comme principal fil rouge « la crise économique », sur fond de polémique protectionniste.

Tous les voyants sont au rouge et il suffit de reprendre cet avis du 13 Mai 2013 de l’Agence de notation Fitch Ratings pour s’en convaincre : « Une majorité d’investisseurs européens estime que la crise en zone euro menace encore les marchés financiers qui grimpent fortement en dépit de la faiblesse de l’activité économique en Europe ».

Cette faiblesse de l’activité économique européenne n’est pourtant pas la principale cause d’inquiétude économique du G8. Un récent rapport de Global Trade Alert vient en effet de conclure à un véritable regain protectionniste au sein des pays du G20 (65% des 430 mesures détectées), les gouvernements « profitant des failles de la règlementation de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) pour pouvoir favoriser leurs intérêts domestiques ». Si la menace protectionniste semblait évidente en cas de crise économique, son actuel développement au sein même du G8 (30% des mesures détectées) soulève de graves questions sur l’avenir des édifices économiques. Car, comme disait Maurice Allais :

« Toute la Construction européenne et tous les traités relatifs à l’économie internationale ont été viciés à leur base par une proposition enseignée et admise sans discussion dans toutes les universités américaines – et à leur suite dans toutes les universités du monde entier :
« Le fonctionnement libre et spontané des marchés conduit à une allocation optimale des ressources. »

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[Texte de référence] « Le Miracle de la monarchie » par Thierry Maulnier

RoyalismePour illustrer l’actualité de la monarchie, « La Couronne » à choisi d’ouvrir ce dossier en publiant un article de… 1935, paru dans « Problèmes actuels », et jamais repris. A lire ce très beau texte de Thierry Maulnier, on se persuade en effet que l’actualité de la monarchie n’est d’aucune époque, mais est parfaitement intemporelle. Comme la vérité.

Au carrefour de l’histoire où elle est parvenue, la France incertaine et divisée doit choisir. Nous avons dépassé le terme de ce que l’on peut appeler l’ère heureuse de la décadence. Le laisser-aller, l’improvisation, le désordre ont épuisé leur crédit sur les générations à venir ; les sursis accordés aux fautes des hommes par la lente justice de l’histoire sont venus à expiration. Ce sont les Français d’aujourd’hui, ceux qui sont parvenus, ceux qui parviennent à l’âge d’homme, qui paieront dans peu d’années ou de mois le prix des fautes commises, s’ils ne savent pas y parer. Quand la vie nationale est menacée dans ses sources mêmes, elle ne sauve plus que par le sursaut qui s’attaque aux principes du mal. Dès maintenant, il n’est plus permis de choisir entre la facilité et l’effort, entre la mollesse insidieuse des déclins tranquilles et les dures reconstructions. Si nous ne choisissons pas de réagir et de renaître, il nous faut choisir de sombrer dans la guerre civile et dans l’invasion. La situation de l’Europe, la misère représente, la guerre possible, nous annoncent que l’abaissement de la France ne serait pas paisible. De telles menaces doivent nous remplir d’espérance et de courage : puisque l’époque de l’inaction et de la douceur de vivre est passée, faisons en sorte que la rudesse de ce temps soit féconde ; les efforts, les risques de la renaissance ne sont pas plus grands, ils sont plus beaux que ceux de l’agonie.

Nous ne sommes plus, du reste, au temps où la solidité des biens, la rareté des échanges, la spécialisation des activités mettaient une grande partie de la nation à l’abri des malheurs publics. Nous ne sommes plus au temps où une crise ne frappait qu’une industrie, où une défaite ne frappait que les armées, où les grandes catastrophes n’atteignaient la nation que dans telle de ses classes ou de ses provinces. Les formes nouvelles de l’économie et de la guerre rendent les intérêts particuliers plus solidaires que jamais de l’intérêt général. Ce qui menace la France menace d’abord chaque Français dans ses plus personnelles espérances et dans sa liberté la plus secrète, dans son indépendance et dans sa vie. Le monde où nous vivons ne nous fera pas grâce : nous devons ou le changer ou périr.

Source

Pour Hollande, la crise est finie…

Pour Hollande, la crise est finieLes politiciens sont habitués aux phrases absurdes et stupides, révélatrices de leur profonde ignorance ou, plus souvent encore, de leur réelle incompétence politique. Le président Hollande, qui n’a plus à cacher sa nullité désormais renommée, s’est une nouvelle fois illustré au Japon en clamant haut et fort que « la crise en Eurozone était finie »1.

Déni de réalité ou mauvaise gestion de la Méthode Coué, qu’importe : en se fendant d’une tirade aussi pitoyable, l’hypoprésident s’est une nouvelle fois attiré les foudres de la presse internationale, qui n’en demandait pas tant. Depuis, les remises en place pleuvent sans discontinuer : BBC, The Guardian entre autres, en remettant la palme de l’imagination au Saudi Gazette qui a présenté Hollande comme un « Sarkozy en peau de mouton ».  

Mais, au-delà même de cette légitime vindicte médiatique internationale, reste le message transmis aux millions de chômeurs français, aux entreprises qui ploient sous le joug fiscal d’une bureaucratie économique aberrante, aux contribuables français qui ne cessent d’être saignés de toutes parts pour tenter de combler le tonneau des Danaïdes républicain : un message d’incompréhension, comme une énième confirmation de ce fossé qui se creuse entre les élites et la base, entre les dirigeants et les dirigés.

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