[Entretien] Béatrice Bourges à L’Action Française : « La civilisation est en danger de mort. »

Il n’est pas exagéré de dire que nous avons assisté depuis l’hiver dernier à un sursaut historique du peuple français dans ses fondements, à savoir la famille. Comment analysez-vous ce sursaut face au mariage gay ?

 

Béatrice Bourges – Oui, je pense que l’on peut vraiment parler de sursaut historique. Depuis huit ans, je me bats sur ces sujets. J’ai d’ailleurs écrit en 2008 un livre intitulé « L’homoparentalité en question, Et l’enfant dans tout ça » (Editions du Rocher). Je peux donc constater l’évolution de la société française sur ce sujet. Jamais je n’aurais pu imaginer que cela prenne une telle ampleur et s’installe dans la durée.

Le Français ont pris conscience de la gravité de la situation. Ils se sont rendu compte de ce qui se cachait derrière cette loi. Ils ont compris qu’il s’agissait, non pas d’un sujet qui ne concernait que quelques personnes, comme on tentait de le leur faire croire, mais que notre civilisation était en danger de mort. C’est la famille qui est la pierre d’angle de la société. Lorsqu’elle est mise en danger, c’est toute la société qui s’effondre. Depuis de très nombreuses années, la famille est attaquée de façon très violente par les gouvernements successifs qui ont contribué à sa lente destruction. Ce dernier coup qui lui a été porté a été celui de trop et c’est ce qui a provoqué le réveil du peuple. 

Pourriez-vous nous faire un court historique de la Manif pour tous dont est issu le Printemps français ? L’aventure a commencé très précisément le 5 septembre 2012, lorsque nous avons, à un très petit nombre, décidé de faire une réunion fondatrice d’opposition au futur projet de loi « Mariage pour tous ». Une quarantaine de « têtes de réseaux » ont pris part à cette réunion qualifiée « d’historique », tant les participants venaient d’horizons variés. Cela a permis d’identifier les forces en présence et même pour certains de se reparler, ce qu’ils n’avaient pas fait depuis des années. Cette réunion a été le détonateur de cet immense mouvement qui s’est levé depuis. Nous hésitions à cette période sur la stratégie à tenir. Assez vite, nous avons eu les remontées du terrain et nous avons senti qu’une grande manifestation s’imposait. Cela a commencé par des manifestations régionales le 17 novembre (ce sont les Lyonnais qui en ont été les initiateurs), puis le 13 janvier a eu lieu cette immense manifestation parisienne dont le nombre a été complètement sous estimé par la Préfecture, ce qui a contribué à la mobilisation encore plus forte des Français

Source et suite de l’entretien

Le Grand Ouest ne lâche rien !

Que ce soit à Laval ou à Angers :

Laval :

 

 

Angers :

Ils étaient 250 anti-mariage gay à s’être réunis devant la mairie d’Angers, lundi en fin d’après midi, à l’heure du conseil municipal.

Leurs objectifs : contester une nouvelle fois l’adoption de la loi sur le mariage pour tous, et demander la libération de Nicolas. L’Angevin de 23 ans, a été arrêté mercredi dernier à Paris, en marge d’une manifestation contre le mariage pour tous, et condamné à deux mois de prison ferme, pour « rébellion ».

Partis de la place Leclerc à 18 h, les manifestants ont ensuite rallié le parvis de l’hôtel de ville, de l’autre côté du boulevard Bessonneau. Ils se sont dispersés vers 20 h 15.

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Manif pour Tous à Angers

Plus de 300 manifestants de la Manif pour tous devant la Préfecture de Nantes

Entre 300 et 400 opposants au Mariage pour tous se sont réunis ce vendredi soir vers 20 h devant la Préfecture de Nantes en soutien à Nicolas, ce jeune homme de 23 ans interpellé à Paris lors d’une manifestation le 16 juin dernier et condamné à deux mois de prison ferme. Les manifestants dénoncent « l’injustice de la répression policière et la brutalité de cette condamnation».

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On ne lâchera rien : n’hésitez pas à nous rejoindre et à vous mobiliser contre ce gouvernement inique et ses réformes dangereuses !

 

Le maire de Mésanger (44) ne lâche rien !

200 personnes sont venues afficher samedi dernier, leur soutien à M. Jean-Yves Clouet, maire de Mésanger (Loire-Atlantique), qui avec d’autres, refuse de se soumettre au diktat de la loi Taubira.

Par ce « café pour tous », nous avons face à 50 tristes opposants au maire, montré aux élus locaux que le peuple restait mobilisé pour continuer la lutte.

Les « On ne lâche rien ! », « Liberté de conscience ! » ponctuèrent les discours des organisateurs et du maire. Et quand les collabos d’en face criaient « démission ! », nous répondions « Hollande ! », ce qui au final faisait un très joli « Hollande démission ! » dans le frais matin du pays d’Ancenis.

  • 1er constat : le gauchiste est stupide.

1 ou 2 crétins tentèrent bien de fendre la foule pour chercher l’affrontement, mais le service d’ordre dont faisait partie votre serviteur, empêchera courtoisement mais fermement, à ces soixante-huitards sur le retour de pénétrer notre espace. Les gendarmes locaux n’eurent même pas à décroiser les bras. Pas même un anti-fa ou un anar à se mettre sous la dent.

  • 2ème constat : le gauchiste est mou ! 

Source et suite de l’article sur le site de notre ami Soudarded

Le maire de Mésanger (44) ne lâche rien !

Prison ferme et contre-attaque

Nicolas, prisonnier politiqueAlors qu’un opposant à la loi instituant le mariage homosexuel vient d’être emprisonné pour deux mois sans que soit donné le motif de son interpellation, le collectif de la ‘Manif pour tous’ et cinquante députés ont annoncé des mesures choc pour contrer la répression qui s’abat sur les anti loi Taubira.

Quatre mois de prison dont deux fermes : Nicolas, 23 ans, casier judiciaire alors vierge, croule actuellement dans les geôles de la dangereuse prison de Fleury-Mérogis. L’un des fers de lance du mouvement des Veilleurs était un opposant actif à la loi Taubira. Il avait récemment passé trois jours de garde à vue pour « non dispersion après sommation » faisant suite à un rassemblement pacifique.

Dimanche soir, alors qu’il partait de la manifestation d’opposition au président François Hollande devant la chaîne M6, il était poursuivi par des policiers en civil jusque sur les Champs-Elysées. « Interpellation ! » criaient ces derniers, qui ne motivaient pas la mesure. Nicolas se réfugiait dans un restaurant ; il y était rattrapé par les agents et roué de coups. Ces derniers ont été condamnés à des amendes par le même tribunal qui a jugé le cas de l’opposant…

Suivant les recommandations d’un procureur offensif, le magistrat a décidé deux mois de prison ferme avec incarcération immédiate à Fleury-Mérogis, malgré le renvoi en appel demandé par l’avocat de l’accusé. Motif ? « Rébellion ». Le prévenu a refusé de se soumettre à un relevé d’empreinte et un prélèvement ADN suite à son interpellation… Nicolas est le premier prisonnier du mouvement.

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Nantes : après la condamnation et l’incarcération d’un jeune opposant au mariage homosexuel, la LMPT 44 appelle à manifester ce soir devant la préfecture

 Après la condamnation et l’incarcération immédiate infligée à un jeune étudiant de 23 ans opposant au mariage homosexuel, la LMPT 44 appelle à manifester ce soir devant la Préfecture de Nantes à 19 heures 30.

Mercredi dernier, la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris – qui traite habituellement les dossiers de stupéfiants et proxénétisme  –  a condamné Nicolas B, un étudiant angevin de 23 ans, à quatre mois de prison, dont deux ferme, pour « rébellion et fourniture d’identité imaginaire », et à une amende de 1000 euros pour « refus de prélèvement de ses empreintes digitales et de son ADN ». Chose rarissime dans ce genre d’affaire, la peine a été assortie d’un mandat de dépôt, et le jeune militant, qui était jugé en comparution immédiate, a été aussitôt écroué.

Dans un entretien qu’elle avait accordé à Libération (07/08/12), Madame Taubira  avait vivement critiqué la politique pénale consistant à infliger des courtes peines de prison. « Il y a des années que l’on sait que la prison (…) génère de la récidive, c’est presque mécanique. Il faut arrêter! Ça désocialise, ça coûte cher et ça fait de nouvelles victimes ».

Manifestement la garde des Sceaux pensait aux « jeunes » qui, par exemple, pillent les trains de banlieue ou s’adonnent au trafic de stupéfiants. Pas aux opposants à la loi qui porte son nom. Pour ces derniers, il semble que  l’enfermement dans des prisons surpeuplées soit – pour unl gouvernement de plus en plus enfermé dans une logique totalitaire – une réponse adéquate.

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On ne lâche rien : Soutien à Nicolas !

Préfecture de Nantes

 

Communiqué de Me Frédéric Pichon suite à la condamnation de Nicolas

Garde à vue : l'envers du décorLe premier manifestant anti-loi Taubira a été condamné à une peine de deux mois de prison ferme pour une rébellion imaginaire malgré la défense magnifique de notre confrère Benoît Gruau qui a accepté de me substituer et qui est sur cette affaire depuis trois jours.

Voici un petit résumé de ce scandale en attendant une initiative qui pourrait être un rassemblement symbolique ou une conférence de presse.

Ce soir, alors qu’un ciel sombre obscurcit la capitale, le jeune Nicolas, manifestant anti-loi Taubira a été condamné en comparution immédiate à une peine de deux mois de prison ferme (avec mandat de dépôt, c’est-à-dire incarcération immédiate) pour rébellion, le Tribunal suivant les réquisitions du Parquet, ce qui est une décision d’exception.

Si l’attitude quelque peu impertinente mais compréhensible de ce jeune homme n’a pas joué en sa faveur, cette décision ne peut s’analyser que comme une décision manifestement disproportionnée.

Rappelons que Nicolas a été interpellé sur les Champs-Élysées après avoir manifesté devant le siège de M 6. Alors qu’aucune sommation d’usage n’a été effectuée, les forces de l’ordre ont chargé violemment, interpellant des jeunes gens pacifiques alors que dans un même temps, des jeunes de la diversité prenaient d’assaut un commissariat à Argenteuil.

Pris de panique, Nicolas s’est réfugié dans la Pizzeria Pino avec la bienveillance d’un serveur puis passé à tabac. Pour couvrir son forfait et l’illégalité de son action, la police politique de Manuel Valls, l’a accusé de rébellion ainsi que de dégradation de biens privés.

Rappelons que pour justifier une interpellation, encore faut-il qu’une infraction initiale ait été commise. Or, il est constant qu’aucune sommation n’a été effectuée et cette charge sera du reste abandonnée. De sorte que l’infraction initiale n’existait pas et que l’interpellation était privée de fondement juridique. L’avocat de la défense a montré un film à l’audience pour prouver qu’il n’y avait aucune rébellion. Même l’évidence du fait n’a pas suffit.

Après avoir passé trois jours dans les cachots sordides de la République, sous-alimenté et devant uriner dans le cellule, le jeune Nicolas dormira ce soir à côté des dealers, des assassins et des violeurs pour lesquels Christiane Taubira estime que la prison n’est pas la solution et ce alors que la France connaît des problèmes chroniques de surpopulation carcérale.

Camille Desmoulins disait que « ce sont les despotes maladroits qui usent des baïonnettes, l’art de la tyrannie, c’est de faire la même chose avec des juges ».

Et nous ne pouvons qu’adhérer à cette conclusion de nos amis du CRAF :

Face au sentiment légitime de révolte face au rouleau compresseur du totalitarisme larvé, il convient néanmoins de faire nôtre cette vieille devise des rois de France « raison garder » et de prier de tout notre cœur pour notre jeune ami.

Ce que ne veut pas dire le ministère de l’Intérieur

Garde à vue : l'envers du décorA la suite des nombreuses questions suscitées dans la population par la présence policière lors des rassemblements des « anti mariage gay », Politique magazine a essayé d’en savoir plus auprès de la Préfecture de police de Paris et du ministère de l’Intérieur. Les questions relatives à la présence de nombreux policiers en civil, l’organisation des forces de l’ordre ou les interpellations ont reçu une fin de non recevoir.

« Renseignez-vous auprès du service de presse de la Préfecture ! », s’entend dire invariablement le journaliste de terrain qui cherche à glaner des informations lors des interpellations des ‘anti loi Taubira’.

C’est ce que nous avons essayé de faire. Las : les autorités compétentes refusent de répondre.

Suite aux nombreux questionnements suscités par les ordres donnés à la police lors des rassemblements d’opposition à la loi Taubira, alors que la polémique enfle sur ce que la ‘Manif pour tous’ appelle désormais une « répression policière », nous avons cherché à comprendre l’organisation des forces de l’ordre et les pratiques des derniers mois.

Source et suite de l’article sur Politique Magazine