Histoire du cabotage à Auray avec l’Institut culturel de Bretagne

Samedi 5 octobre, la section  » La Mer et les Hommes » de l’Institut Culturel de Bretagne se réunit à Auray, où elle sera accueillie par la société d’Histoire et d’Archéologie du Pays d’Auray, présidée par Pierre Robino.

Après la réunion de section, consacrée en particulier à un projet d’édition sur le commerce maritime breton et son rayonnement européen ( 1816-1940), les participants à la réunion se rendront au-dessus du port de Saint-Goustan afin d’assister à une présentation de celui-ci à travers son histoire, commentée par Pierre Robino pour les périodes anciennes, tandis que Jacques Guillet, auteur de diverses publications en la matière, retracera l’évolution de son cabotage aux XIXème et XXème siècles.

Contact pour la réunion du 5 octobre : Sylvie San Quirce, présidente de la section La Mer et les Hommes (courriel : ssq56590@yahoo.fr et tél. 02 97 86 55 62)

Pour toute question ne concernant pas la réunion :

Institut culturel de Bretagne/Sol Uhel ar Vro Vannes/Gwened Courriel : postel@skoluhelarvro.org

Voir le site , via Agence Bretagne Presse

Kroaz Du, le drapeau breton

4 Août 1532 : la France et la Bretagne s’unissent

Le 4 Août 1532, les Etats de Bretagne adressent à François I°, Roi de France, la supplique « d’unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché ». Le Roi de France est ainsi nommé Duc de Bretagne, mais garantit à la Bretagne de conserver « privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordées par les Ducs de Bretagne« . Cette union sera confirmée lors de la promulgation de l’édit de Nantes, le 13 Août 1532.

Evidemment, au regard de l’actuel corpus juridique, bien des élèments pourraient être reprochés aux deux parties de cette union. Qu’importent au fond les dissonnances juridiques et les accros politiques : l’Union des deux entités, Bretagne et France, permit à l’ensemble national de se former et d’avancer ensemble vers le Bien Commun. Protégée par son Parlement, défendant farouchement les privilèges accordés par le Roi de France, la Bretagne pouvait ainsi vivre en paix avec la France, se concentrant sur son expansion économique et culturelle (développement portuaire notamment).

Certains indépendantistes voudraient réecrire l’histoire, se focalisant sur les erreurs juridiques du Traité pour en démontrer la caducité : exercice vain assurément, les destins sont aujourd’hui profondément liés. L’Histoire ne se réécrit pas, mais c’est en tirant leçon du passé que l’on écrit l’avenir : la Bretagne connut, de 1532 à 1789, une relative autonomie et une préservation quasi-complète de ses libertés, faits qu’elles ne retrouva plus depuis 1789. La république jacobine ayant décidé d’abolir les particularités locales au jour du 4 Août 1789, elle n’eut dès lors de cesse de s’évertuer à réduire les pouvoirs locaux à leur strict minimum, déconcentrant une faible partie de ses prérogatives pour mieux contrôler les populations.

C’est cette injustice que les royalistes veulent dénoncer ; c’est cette tyrannie jacobine que les royalistes veulent combattre : par le retour du Roi, par l’avènement d’une nouvelle Monarchie française, les Provinces retrouveront leurs libertés perdues. L’heure n’est donc plus à l’hésitation : devant le mépris des gouvernants jacobins, devant l’écrasement systématique de toute opposition autonomiste, l’heure est au militantisme d’Action Française, le seul qui puisse redonner réellement à la France, et à la Bretagne, ses véritables lettres de noblesse.

Kroaz Du

 

1°Août 939 – 1°Août 2013 : L’actualité de la Bataille de Trans

Kroaz DuLa bataille de Trans (1°Août 939) n’est pas anodine, et marqua d’une pierre blanche toute l’histoire de notre pays, qu’il soit français ou breton. En effet, cette victoire sur l’envahisseur normand forgea l’esprit de toute une Province : un esprit indépendant et têtu, inlassable combattant et fier guerrier. Aujourd’hui, les jacobins pourront toujours se gargariser d’avoir, par force de loi, mis les provinces françaises à terre, et la Bretagne tout particulièrement : il n’en est rien.

Tout comme les Vikings l’ont cru en 908, après la mort d’Alain Le Grand, les républicains d’aujourd’hui pensent avoir vaincu les provinces françaises, détruit ces particularités locales : L’Histoire a déjà démontré maintes et maintes fois l’erreur fondamental de ces inepties politiques. L’esprit breton, à l’instar des autres esprits régionaux français, ne peut s’éteindre et l’on peut aisément le retrouver aujourd’hui dans les manifestations culturelles que sont les Fest-noz ou les pardons… Et il ne faudrait qu’un sursaut de conscience politique pour que cet esprit breton, si cher à nos coeurs, ne prenne une tournure politique et embrase d’un souffle d’autonomie nos combats quotidiens !

Les Provinces françaises, Bretagne comprise, ont le devoir de défendre leur propre héritage culturel, leur langue et leurs traditions, leurs us et coutumes particulières face au jacobinisme républicain. Mais ces Provinces, protégées avant la révolution par leurs parlements locaux et la préservation de leurs privilèges, doivent avant tout comprendre que cette protection et autonomie régionales ne pourront survenir qu’avec une véritable Restauration Nationale française, autour du Roi de France et de la Monarchie, seul véritable système politique réellement décentralisateur et respecteux des libertés locales.

Pour que vive la Bretagne, vive la France, et vive le Roi !

 

Promenade dans Rennes aux siècles passés.

Plan de RennesEntrons par la porte Mordelaise, aux tours assises sur l’enceinte gallo-romaine du 3è siècle, non loin, dit-on, d’un temple de Minerve joignant notre Dame de la Cité, chapelle des plus antiques. Cette première enceinte fut complétée de deux autres afin d’enclore les faubourgs, à l’est vers saint Georges, et au sud de la Vilaine, vers saint Etienne et le champ Dolent, où bouchers et amidonniers exerçaient leur métier. On trouve fréquemment, dans les soubassements de l’antique «ville rouge», tuiles, briques débris d’entablements, de fûts de colonnes, de pilastres, de chapiteaux, de pierres tumulaires, de bas-reliefs et même des statues plus ou moins mutilées.

Car, ici, le pas qui résonne sur le pavé sonne aussi aux tréfonds du passé. Il ébranle ce fragile ciment jeté dans les fissures des soubassements d’où montent les humeurs méphitiques, la mauvaise humeur des anciens. Adossés aux stèles brisées, étendant sous les dalles funéraires aux inscriptions lapidaires leurs os grinçant, pauvres ou riches, tendent leurs membres squelettiques vers des pièces d’or éparses, trésors épandus d’un gigantesque pillage

En 1774, on trouva en effet, rue de la Monnaie, un trésor, dont une patère d’or de 2,4 kg, l’une des plus belles de l’Empire romain !

D’après Albert le Grand, un autre temple, dédié à Isis, se trouvait à l’emplacement du palais saint Georges. Ce culte égyptien s’était répandu dans les provinces romaines, et en Bretagne sous l’influence de recrues africaines ? (Maures). La déesse, qui préfigure la vierge à l’enfant, se retrouve peut-être dans les toponymes en Is, Izieux, Ker Ys, Hent Ys, Sulis (Castennec), Rhuys en Bretagne et dans l’Oise … s’en conserve t-il le souvenir dans l’étrange vénus de Quinipily de même que dans les vierges alitées de Lanrivain ou du Yaudet ?, fêtée la nuit du 1er mai comme pour l’antique culte de Bel. Un Harpocrate en bronze (fils d’Isis) fut d’ailleurs découvert à Corseul de même qu’à Carhaix (Kerhaes)

Porte Mordelaise épiscopale et ducale, car sous ses voutes profondes passaient les souverains de Bretagne en leur «joyeuse entrée» tandis que, pour l’occasion, le «davant du portal» avait été «refreschi et paint aux armes de Bretagne».

C’est jour de marché. Passées les barrières où les taxes se perçoivent, les nations se pressent et se bousculent dans les rues étroites de la cité. Français, Allemands, Espagnols, provinciaux aussi, Limougeauds, Angevins, Normands, Poitevins et Auvergnats, tous convergent vers la cohue couverte, par le petit ou le gros bout, entre la porte saint Michel et le champ-Jacquet où se jouent parfois des mystères. En 1401, Jean IV y fut convié à un dîner splendide.

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Quand la république assassine…. Thérèse de Moëlien, le 18 Juin 1793

Marquis de la Rouërie
Marquis de la Rouërie, fondateur de l’Association Bretonne

Aujourd’hui, bien peu de personnes connaissent la réalité des massacres, exécutions et assassinats qui furent commis par la république il y a à peine 220 ans… Ainsi, des milliers de français passèrent par la guillotine en quelques années, comme le fit Mme Thérèse de Moëlien de Trojolif, bretonne et royaliste, le 18 Juin 1793.

Né à Fougères le 14 Juillet 1759, elle fut connue pour son activisme au sein de l’Association Bretonne de son cousin Armand Tuffin, Comte de la Rouërie. Recrutant les nouveaux membres comme en fournissant les moyens financiers à la révolte des bretons face aux exactions républicaines, Thérèse de Moëlien fut malheureusement capturée après la mort du Comte à la fin Janvier 1793. Elle put cependant détruire les registres de l’Association Bretonne auparavant, sauvant ainsi un grand nombre de royalistes et chouans.

Dans son ouvrage La Rouërie, la Bretagne en Révolution, Ghislaine Juramie relate :

« Après la mort de son cousin, accablée, ne tenant plus à rien, Thérèse était venue se cacher dans la ville de Fougères où tout le monde la connaissait si bien. Un espion la livra…. »

Envoyée à Paris pour y être jugée avec plus de 25 autres associés, elle fut condamnée et décapitée… Victor Hugo, parlant d’elle, écrira « Quelquefois les hommes trahissent, les femmes jamais ».

On pourra poursuivre la lecture via cet ouvrage ou celui-ci. 

17 Juin : Santez Houarnec, ou Saint Hervé

Saint HervéHervé († vers 568), est un saint breton, aussi saint catholique plus ou moins mythique, dénommé aussi en breton Houarneau, Hoarvian, Hoarnec Houarné, Huaruoé, Houarniaule, Hyvarnion, Mahouarn, ou en français « M’Hervé ». Il est fêté le 17 juin.

L’existence même de saint Hervé est incertaine, même si sa vie est racontée dans le manuscrit connu sous le nom de « Légendaire de Tréguer », dans le manuscrit de l’abbaye Saint-Vincent du Mans daté du XVe siècle, et dans un autre manuscrit de l’abbaye de Saint-Gildas-des-Bois. Son hagiographie a été reprise dans la première moitié du XVIIe siècle par Albert Le Grand.

Fils de Hyvarnion ou « Harvian », barde venu de Grande-Bretagne et de Rivanone, barde originaire de l’île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) qui aurait vécu un moment à la cour du roi franc Childebert, Hervé, né vers 520, est aveugle de naissance. Ses parents auraient vécu au manoir de Lanrioul (dénommé aussi dans les anciens textes Lanrigoul ou Lanrigour) en Plouzévédé. Après la mort de son mari, Rivanone se serait établie sur le territoire de Keran (la trève de Tréflaouénan), où elle aurait élevé son fils encore en bas-âge.

Hervé, après avoir été un disciple du moine Martianus (ou Harchian), aurait été vivre près de saint Urfol, oncle probable de saint Hervé. Son neveu, saint Hervé, eut par révélation connaissance de la mort de saint Urfol et se mit en route vers l’oratoire de son oncle. Il s’y prosterna pour prier et au cours de son oraison, le sol trembla si fort que tous ceux qui étaient avec lui furent jetés à terre ; la terre s’ouvrit et de cette ouverture sortit une odeur suave et odoriférante. Saint Hervé, ayant, par ce miracle, connu et trouvé le tombeau de son oncle l’accommoda de pierres et le lieu devint bientôt le cadre de miracles. C’est sûrement là l’origine du culte qui est encore rendu à saint Urfold à Bourg-Blanc.

Après la mort de sa mère, qui après une vie « en solitude » serait morte à l’emplacement actuel de l’église paroissiale de Lanhouarneau, Hervé resta vivre un temps dans l’oratoire quelle y avait construit et il ouvrit une école. Mais il fuit le monde pour mener une vie d’ermite, mais il est vite rejoint par des disciples ; il quitte Lanhourneau pour revenir à Bourg-Blanc où, dans un premier temps, il ne retrouva pas le monastère, désormais en ruines, où avait vécu saint Urfold. Un tremblement de terre miraculeux mit à jour le lieu de la sépulture de son oncle. Hervé « l’accommoda de pierres » écrit Albert Le Grand. Hervé se rendit ensuite à Saint-Pol-de-Léon où l’évêque, saint Houardon, lui conféra les ordres mineurs (il devient confesseur tout en refusant par humilité le titre d’abbé, acceptant seulement d’être ordonné exorciste, refusant de devenir prêtre, s’estimant indigne de célébrer l’Eucharistie). Hervé aurait alors eu l’intention de revenir à Lanhouarneau, mais une voix céleste l’aurait fait rebrousser chemin et prendre la direction de Innoco, en fait probablement Iniau, c’est-à-dire Plouigneau (un lieu-dit Kerhervé existe dans cette commune à 4 km au nord du bourg), puis il aurait fait étape à Plougonven (un autre lieu-dit Kerhervé existe à 2 km au sud de ce bourg). La légende de saint Hervé le fait ensuite passer les Monts d’Arrée pour parvenir en Cornouaille, où il aurait d’abord logé au lieu-dit Languedrec (peut-être Lanherec en Plounéour-Ménez) chez un seigneur nommé Woigonus. Sa Vita, datée du XIIIe siècle, le montre collectant des fonds jusqu’en Cornouaille.

Revenu en Pays de Léon délivre un comte, dénommé Hélénus, d’un diable qui avait pris place dans sa domesticité, puis il assiste à l’assemblée des évêques bretons réunis sur le Méné Bré en Pédernec où fut prise la décision d’excommunier le comte Conomor, assassin de sa femme sainte Triphine (d’où la chapelle Saint-Hervé qui se trouve au sommet du Méné Bré). Ensuite saint Hervé revint vivre à Lanhouarneau où il mourut, peut-être le 22 juin 566 entouré de ses disciples Hardian, Gozhuran, de sa nièce (ou tante) sainte Christine, etc. Saint Pol aurait assisté à ses funérailles et une partie de ses reliques est conservée à Lanhourneau. La majeure parie de ses reliques sont données par le duc Geoffroy à l’évêque de Nantes en 1002 mais elles disparaissent de la cathédrale pendant la Révolution française.

Une légende rapporte qu’un jour Hervé perdit une dent en éternuant et la ficha dans une fente de rocher. Une grande clarté en jaillit et frappa un jeune garçon qui faillit en mourir. Une autre légende rapporte qu’un loup dévora l’âne de son mentor avec lequel Hervé labourait, mais il s’agenouilla pour prier et sur son injonction le loup vint s’atteler lui-même à la charrette. Aussi est-il souvent représenté en compagnie d’un loup domestiqué. Sa réputation gagne toute la Bretagne où il restera jusqu’à sa mort très populaire.

Saint Hervé est le patron des bardes bretons. Il est invoqué pour les maladies des yeux, la guérison des peurs, des angoisses et de la dépression nerveuse, pour repousser les démons et protéger les chevaux. En Bretagne, saint Hervé a aussi la réputation de faire cesser les coassements des grenouilles.

Saint Hervé est à l’origine du Cantique du paradis. Une sainte Christine vénérée en Bretagne est considérée comme une nièce de saint Hervé.

Source : Wikipédia

Pour aller plus loin : Nominis

Histoire de Bretagne…

[youtube]http://youtu.be/CFx8ncId7lE[/youtube]

Un bref résumé d’une partie de l’histoire de la Bretagne avec la création des Marches de Bretagne (où de la marche, c’est selon) et le rattachement définitif de la Bretagne à la France en 1532.
1 – Créée au VIIIe siècle par la réunion de plusieurs comtés francs, la Marche de Bretagne se composait du Rennais, du Nantais et du Vannetais, ainsi que d’une partie du Maine. Véritable zone tampon, sous administration militaire, son plus célèbre préfet fut Roland, neveu de Charlemagne, mort en 778 à Roncevaux. Entièrement conquise et intégrée au royaume de Bretagne par Nominoë et ses successeurs, une seconde marche de Bretagne est créée, comprenant la Touraine, l’Anjou et le Maine, et confiée à Robert le Fort en 861. Une partie de cette seconde marche sera à son tour cédée à la Bretagne au traité d’Entrammes (863).
2 – Quand Charles VII, fut sacré roi de France, à Reims, en juillet 1429, il était encadré par les deux personnages les plus extraordinaires de toute notre histoire.
Jeanne d’Arc, 17 ans, fille de modeste origine, venue des lointaines Marches de l’est pour sauver la France, et Gilles de RAIS, qui vient de l’ouest, 25 ans, Maréchal de France, un des grands noms et une des plus grosses fortunes du royaume. Beau guerrier, capitaine habile, qui devait devenir, lui, le plus abominable criminel de tous les temps avant de mériter, par son repentir, l’admiration et la compassion populaires.
Curieusement, tous les deux devaient finir « brûlés », la sainte comme sorcière, le guerrier comme criminel.

3 Le rattachement de la Bretagne à la France à la mort en 1488 de François II, père d’Anne de Bretagne. La Bretagne sera définitivement française en 1532 lorsque Claude, Fille d’Anne de Bretagne, donnera un fils à François 1er