Du reuz contre un projet de décharge au Rumengol (29)

Rumengol (29)Un particulier – l’entreprise Mallejac – a déposé en préfecture un projet de création d’un stockage de déchets inertes (ISDI) au Rumengol, commune du Faou, en lisière de la forêt de Cranou. 260 000 tonnes sur 10 ans, avec création d’un tertre de plus de 5m de hauteur. Un terril en projet qui ne passe pas pour un nombre croissant d’habitants, qui se mobilisent.

Une pétition en ligne a été lancée  et récolte un nombre de signatures toujours croissant. Les habitants dénoncent les risques pour l’écosystème, les eaux (le terrain en question est situé près d’un ruisseau), la forêt toute proche. Mais aussi la route d’accès inadaptée pour les camions et sur laquelle se trouvent deux écoles. Un comité de lutte a été créé pour s’opposer à la décharge, et se nomme « les amis du Stum » du nom du lieu-dit sur lequel porte l’emprise du projet. C’est que le coin est suffisamment rural et perdu, mais son accès paraît peu simple, au point de mécontenter les élus de deux communes. Au point de faire dire à une source proche du dossier que le projet de ISDI est « très mal parti. Le consensus des élus et des riverains est, dans ce genre de sujets, un facteur clé et très sensible. »

Une réunion d’information se tiendra demain samedi 15 février à 20h 30 en mairie du Faou. Le conseil municipal, consulté début janvier, a émis un avis défavorable, faisant valoir les risques pour le ruisseau, les riverains (nuisances sonores et dégradations des voies communales « très exigües ») et l’incertitude sur la nature précise des déchets qui seront stockés. Les élus de Hanvec, commune toute proche, ont, eux, refusé que le flux des camions (cinq à six allers et retours par jour cinq à six fois par semaine) passe par leurs routes, plus larges.

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Subvention de 160.000 euros pour un édifice musulman à Brest : une simple « erreur technique » selon la municipalité socialiste

François Cuillandre (à droite) en compagnie de François Hollande aux Tonnerres de Brest, le 14 juillet 2012

Dans un communiqué Brigitte Hu, conseillère municipale (divers droite) de Brest s’est émue de trouver, dans le projet de budget de la Ville de Brest pour 2013 qui sera soumis au vote du conseil municipal le 12 février prochain,  une subvention de 160.000 euros pour un « édifice cultuel musulman ». Une simple « erreur technique » selon la municipalité socialiste présidée par François Cuillandre.

« La loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État énonce clairement l’impossibilité pour les communes de participer directement au financement des différents cultes religieux, rappelle l’élue dans son communiqué. Si la ville de Brest finance les travaux de rénovation de certaines églises, c’est en vertu de sa mission de propriétaire de ces mêmes locaux. Mais en vertu de quelle loi François Cuillandre a-t-il choisi d’attribuer, dans le budget 2013 de la ville, une subvention de 160.000 € sous l’intitulé ‘Travaux édifice cultuel musulman’ ? S’agit-il d’un local privé appartenant à la communauté musulmane ou d’un local municipal mis à disposition. Dans ce dernier cas, quels types de travaux peuvent justifier l’octroi d’une somme aussi importante. »

En réponse, la Ville de Brest a reconnu que  Brigitte Hu avait en effet eu « raison » de s’interroger sur la légalité de cette subvention car « il s’agit là d’une erreur technique ». Selon la municipalité socialiste  la subvention en question serait en réalité destinée à un « édifice culturel » et non « cultuel ». Et le montant  de la subvention ne s’élèverait qu’à « quelques milliers d’euros », sans plus de précisions. Comme il n’est pas possible de modifier les documents avant la tenue du conseil municipal, la municipalité promet que cette « erreur » sera « corrigée prochainement par le biais d’une décision modificative budgétaire ».

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Finistère. L’abattoir Tilly-Sabco face aux turbulences

Abattoir Tilly-SabcoL’abattoir de Guerlesquin (Finistère) affronte la baisse des aides européennes à l’exportation de volailles congelées.

« Solide. » Daniel Sauvaget, le PDG de l’abattoir Tilly-Sabco à Guerlesquin, l’avoue lui-même : « Il vaut mieux arriver solide pour affronter le contexte de 2013. » Il fait référence à la baisse brutale des aides à l’exportation décidée par la Commission européenne. Les montants ont été divisés par deux avec application immédiate. Si les choses restaient en l’état, il manquerait près de 10 millions d’euros dans les comptes de Tilly-Sabco en 2013. « Heureusement, notre assise financière est solide, rappelle Daniel Sauvaget. Nous sommes un peu plus sereins pour affronter la tempête ». L’entreprise qui emploie 330 salariés a réalisé 136 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012 avec un résultat net de 2,1 millions d’euros. Elle dispose de 13,7 millions d’euros de fonds propres avec un endettement de 7,6 millions d’euros. « L’entreprise n’est pas en état de survie, souligne son responsable. Elle n’est pas à genou ».

Moins 50 €/ tonne. Comme le grand voisin Doux, l’autre exportateur français de volaille congelée vers le Moyen-Orient, Tilly-Sabco a baissé le montant des contrats des groupements qui lui fournissent 1,38 million de poulets par semaine. « La baisse de moins 50 €/tonne de volaille en vif ne sera appliquée que jusqu’en avril, précise Daniel Sauvaget. Tout dépendra ensuite du niveau des restitutions ou des solutions qui pourraient être mises en oeuvre pour sauvegarder notre filière de poulet export indispensable à la filière avicole française. »

« Capitulation. » Pour Daniel Sauvaget, l’Europe « capitule un peu vite » en baissant les aides à l’exportation « alors que partout dans le monde, les pays exportateurs augmentent les soutiens à leurs agricultures ». Facteur aggravant, « le dollar se déprécie par rapport à l’euro et le réal brésilien par rapport au dollar ». La baisse des restitutions tombe donc au plus mauvais moment et pénalise encore plus les acteurs français face à leurs concurrents étrangers. Le patron de Tilly-Sabco pointe également du doigt l’Allemagne, prompte à exiger la baisse des aides bruxelloises. « Elle veut mettre à zéro l’aviculture française mais elle profite chez elle d’un véritable esclavagisme social en employant massivement des Roumains et des Bulgares payés quatre fois moins que les Allemands. »

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Plonéour-Lanvern. Création d’une association pour parler breton

Gwenn ha duArdent défenseur de la langue bretonne, René Coupa est à l’origine de la création d’une association destinée à offrir l’occasion de parler breton.

Autour d’un café, une fois par semaine, les adhérents se retrouveront pour converser. Basée à Plonéour-Lanvern, cette association, baptisée « Komz, lenn, skrivañ », c’est-à-dire « Parler, lire, écrire » a pour but la « transmission du parler bigouden par des bretonnants confirmés à des personnes ayant des bases en langue bretonne mais n’ayant pas l’occasion de parler, explique René Coupa. Cette offre existe dans plusieurs communes du Sud bigouden mais pas dans le Haut Pays bigouden qui compte pourtant deux écoles bilingues et une école Diwan. »

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Galette des rois : les jeunes Brestois privés de couronne par le maire socialiste

Les élèves de la ville de Brest n’auront pas eu droit cette année à la couronne destinée à ceux qui obtiennent la fève dissimulée dans la traditionnelle galette des rois consommée à l’occasion de la fête de l’Epiphanie. Ainsi en a décidé François Cuillandre, le maire (PS) de la cité portuaire. Explications.

« Nous venons d’être informés par des parents d’élèves que la ville de Brest a décidé de toute urgence de retirer les couronnes qui accompagnent traditionnellement la galette des rois. » C’est le parti breton ADSAV qui révèle l’affaire sur son blog. Motif invoqué ? Les couronnes comportaient l’inscription « Epiphanie ». Une référence à une fête chrétienne qui, en ce début 2013, aurait pu froisser certaines communautés. François Cuillandre a donc préféré éviter tout incident et supprimer les couronnes litigieuses, revenant ainsi sur une coutume plurimillénaire.

Remontant aux fêtes romaines des Saturnales qui célébraient le changement d’année, la traditionnelle galette est l’occasion de « tirer les rois » à l’Épiphanie : une fève est cachée dans la galette et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée et a le droit de porter une couronne de fantaisie. Une tradition toujours très vivante à laquelle les enfants sont particulièrement attachés.

« Comment expliquer aux enfants qu’ils ont fêté l’Epiphanie alors que ce mot est dorénavant banni des écoles de Brest? M. Cuillandre et ses acolytes vont-ils pousser le ridicule à interdire les vacances de Pâques? Les socialistes bretons vont-ils repousser les limites de la bêtise humaine en interdisant le jeudi de l’Ascension? Cuillandre poussera-t-il le vice à interdire les sapins de Noël en 2013 ? » s’interroge AVSAV, qui ajoute : « Après avoir fait disparaitre en douce les illuminations « joyeux noël » pour les remplacer par des guirlandes « bonnes fêtes de fin d’année », Cuillandre et sa troupe mortifère s’emploient donc à tout détruire afin que plus un seul repère de notre civilisation ne perdure. »

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Finistère. Deux églises dégradées, les tabernacles fracturés

Eglise Saint Tudy de Loctudy
Eglise Saint Tudy de Loctudy

Une ou plusieurs personnes se sont introduites dans l’église de Loctudy (Finistère), ce dimanche 13 janvier, dans l’après-midi. L’église de Combrit (Finistère) a elle aussi été victime de dégradations.

Le tabernacle (meuble qui abrite le ciboire contenant les hosties) a été fracturé dans l’église de Loctudy. De même à Combrit. Il y a beaucoup de similitudes entre les deux actes. Cependant, une lunule a été dérobée à Loctudy, alors qu’aucun vol n’est constaté à l’église de Combrit.

« C’est grave, reconnaît Joël Piété, maire de Loctudy. C’est une atteinte à la conscience de certaines personnes. »

Préfet et procureur sur place

La gendarmerie, Éric Tuffery, le procureur de la République de Quimper et Jean-Jacques Brot, le préfet du Finistère se sont rendus à Loctudy. Ils se dirigent maintenant à Combrit pour constater l’ampleur des dégâts. Consterné, le préfet du Finistère a gravement condamné ces actes, qu’il qualifie « d’accablants ». « C’est un acte très grave, attentatoire à la foi d’une partie de la population ».

Les premières constatations reconnaissent la portée symbolique des deux gestes, qui s’attaquent au « cœur de la foi catholique », précise le préfet. Un préfet qui rappelle que les condamnations d’un tel acte auraient été les mêmes pour un autre culte, citant notamment la liberté de culte garantie par la constitution.

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Une chapelle en Finistère : St Michel de Brasparts (29)

St Michel de Brasparts (29)Riches sont les légendes du pays Breton. Certaines d’entre elles prennent place en ces lieux tourmentés que sont les Monts d’Arrée.
On raconte ainsi que, les nuits de pleines lunes, le cheval du diable y circule, cherchant à perdre les âmes avant de les emmener en enfer par le marais du Yeun Elez.

 

Saint Michel, ennemi juré de Satan, ne s’y est pas trompé : il écrasa une nouvelle fois le démon en effectuant plusieurs miracles sur le lieu dit Menez Kronan, autrefois voué au culte druidique. En remerciement, le sieur de Kermabon, seigneur de Roudoumeur en Plonevez du Faou et propriétaire des lieux, donna en 1672 l’autorisation de construire au sommet du Mont une chapelle, qui fut achevée en 1679. Elle fut totalement ruinée à la Révolution. Au XIX eme siècle, la chapelle fut reconstruite afin de remercier Saint Michel d’avoir mis fin à une épidémie.

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