De la promotion régionale et de son impact économique

On ne le dira jamais assez : l’économie ne se fait pas seulement à grands coups de théorie et de calcul, mais également d’une part d’éthique, malheureusement éloignée des préoccupations de nos actuels dogmes économiques. Cette éthique n’est en rien religieuse, mais profondément logique : pour les biens élémentaires de consommation, l’intérêt du consommateur ira inéluctablement vers les produits régionaux ou nationaux, bien avant de prendre des produits étrangers. Directement touché par l’impact des délocalisations sur les industries régionales, soucieux de l’image marketing et du savoir-faire régional, le consommateur aura un oeil attaché à la mise en valeur de la production local, que ce soit par des logos ou des campagnes publicitaires.

Ainsi, l’on ne peut que se féliciter de la bonne santé des labels régionaux, et notamment de « Produit en Bretagne« . 20 ans d’expérience, 312 associations et entreprises, 44% des membres dans l’agroalimentaire, 30 000 emplois crées : le bilan, fort honorable, s’étoffe de jour en jour de nouvelles réussites.

La promotion régionale du savoir-faire est ainsi un catalyseur marketing, tout autant qu’une vitrine pour l’ensemble du territoire. Comme le dit Alain le Nouy, président de la société éponyme : »Grâce au label Produit en Bretagne, nous avons pu valoriser ce que nous faisons déjà, à savoir privilégier la proximité dans la hiérarchie de nos achats et fabriquer localement. Les Bretons sont perçus comme fiables et sérieux« 

Limitées par le carcan ultralibéral posé par l’Union Européenne, ces initiatives ne demandent qu’un véritable sursaut nationaliste pour se développer et ainsi, protéger davantage l’ensemble de l’édifice économique français.

On pourra poursuivre ce sujet en lisant l’étude sur les délocalisations de l’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire.

Produit en breton

 

De la déconnection entre les politiques et le monde industriel

De la déconnection entre les politiques et le monde industrielLe système républicain français pose le postulat principal que les dirigeants politiques et leurs conseillers connaissent et maîtrisent l’ensemble des domaines fondamentaux de notre pays, à commencer par le domaine industriel, contrairement à l’ancien système politique monarchique qui posait comme postulat une relative indépendance corporatiste, le corps d’Etat étant bien plus à même de gérer les difficultés propres au métier que des bureaucrates parisiens.
 

Ainsi l’Etat était il remit à sa juste place : l’axiome économique était certes posé par l’Etat afin d’unifier la politique nationale vers le Bien Commun, la régulation monétaire était assurée hors des intérêts particuliers, mais les contraintes industrielles et économiques pouvaient se décliner en de multiples formes, chaque métier ayant ses propres difficultés à surmonter.

Or aujourd’hui, bien peu d’industriels et dirigeants d’entreprises arrivent à voir une quelconque adéquation entre les déclarations inepties des politiciens (et dirigeants des grandes entreprises du CAC40) avec les réelles attentes des acteurs économiques, et particulièrement du véritable tissu industriel français, les TPE et les PME (52% de l’emploi français).

Face à ce dramatique constat, le dirigeant d’une petite PME bretonne a décidé d’inviter quelques dirigeants de grandes entreprises et certains politiciens à venir faire « un stage » au sein de son entreprise, afin de « venir voir ce qu’est vraiment le quotidien d’un entrepreneur ». Initiative fort louable, mais malheureusement refusée par les politiciens…mais acceptée par le Directeur Général du Crédit Agricole, ce qui est à noter et tout à son honneur.

Source et suite de l’article

Du succès des coopératives face à la crise économique

Eleveur bretonSi, dans l’esprit de la plupart de nos concitoyens, la qualité du savoir-faire n’est pas lié au système économique mis en place, certains élèments laissent supposer qu’un système basé sur l’entraide et l’association professionnelle semble bien plus propice au développement d’un savoir-faire unique plutôt qu’une concurrence exacerbée par la pression des marchés.

Ainsi, dans certaines initiatives coopératives actuelles (comme celle du Gouessant), l’entraide coopérative vient se joindre à la minimisation des circuits économiques afin d’assurer la pérennité de tout l’édifice.

En premier lieu, c’est la dimension humaine de la société coopérative qui peut marquer. Chose rare et marquante aujourd’hui que d’entendre un patron expliquer que « le principal est d’avoir des éleveurs en bonne santé », et que la valorisation des productions locales « est bonne pour le producteur et le consommateur. Au final, le but est d’avoir des producteurs qui gagnent de l’argent. Une démarche qui prend du temps mais en laquelle nous avons confiance » !

Quel contraste par rapport aux exemples bretons de PSA ou de GAD (entre autres, malheureusement) !

S’il ne faut pas tomber dans l’angélisme niais, il est évident que cette voie associative est un exemple, certes imparfait, mais pertinent de la citation de René de la Tour du Pin :

« Il y a trois écoles irréductibles en économie sociale : celle où l’on considère l’homme comme une chose ; celle où on le considère comme une bête ; et celle où on le considère comme un frère. »

Source et suite de l’article sur le site du Cercle Albert de Mun

Marine Harvest préfère la Pologne à la Bretagne

Le coût du travail français, s’il est loin d’être la seule raison qui pousse les investisseurs étrangers à partir, reste l’un des plus gros boulets de notre économie française, et les inepties socialistes ne risquent pas d’arranger les choses. Ainsi, notre Bretagne doit-elle affronter de nouvelles fermetures d’usines non pas par souci de compétence, ni même de marché, mais bien par l’impossible préservation de la compétitivité de son tissu industriel, meurtri par l’étau fiscal français.

On pourra ainsi lire à propos l’Etude de l’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire sur les délocalisations.

Nouveau coup dur pour l’emploi en Bretagne. Après le volailler Doux, c’est maintenant le groupe norvégien Marine Harvest, numéro un mondial du saumon, qui  annonce la fermeture de ses sites de Poullaouen (Finistère) et de Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) au premier semestre 2014. Plus de 450 emplois vont être supprimés.

Spécialisé dans le saumon fumé, le site de Poullaouen, situé près de Carhaix emploie actuellement un peu plus de 180 salariés en CDI et une centaine d’intérimaires ; celui de Châteaugiron, qui traite du saumon frais, 125 CDI et une cinquantaine d’intérimaires. Une main d’œuvre peu formée, qui aura du mal à se reconvertir.

La direction de Marine Harvest a motivé cette décision par la hausse du coût de la matière première et?la forte pression sur les prix exercée par la grande distribution. Le site de Landivisiau, qui est maintenu, devrait être modernisé et pourrait reclasser 64 salariés de celui de Poullaouen.

La production de ce site sera pour partie transférée en Pologne, où les salaires sont très inférieurs à ceux pratiquée en France. La rémunération d’un ouvrier français est en effet supérieure de 60,8% à celle d’un ouvrier polonais. Le groupe Marine Harvest  est coté à la bourse d’Oslo.

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Florange, mission impossible

L’expert dépêché par Arnaud Montebourg a deux mois pour trouver un repreneur aux deux hauts-fourneaux de Florange fermés. Les candidats ne se bousculent pas.

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, s’est fourré dans un guêpier. Comment trouver, en deux mois, un repreneur aux deux hauts-fourneaux de Florange (Moselle) arrêtés depuis plus d’un an, vétustes selon leur propriétaire, ArcelorMittal, et promis, avant l’intervention pressante du gouvernement, à la fermeture ? Comment trouver un mode d’intervention dans l’épineux dossier sidérurgique qui permette au gouvernement de s’engager auprès des salariés – Arnaud Montebourg, après François Hollande, le leur a promis – sans être tenu pour responsable d’un éventuel échec ?

L’affaire peut se révéler très coûteuse politiquement. En Lorraine, il suffit de se retourner sur le passé récent pour avoir un exemple cuisant du volontarisme politique en matière de sidérurgie. En 2008, Nicolas Sarkozy s’était rendu à Gandrange, ville voisine de Florange, où le même ArcelorMittal dirigeait un vaste complexe sidérurgique. Là aussi, comme Arnaud Montebourg, Nicolas Sarkozy avait compris, tonné, martelé, promis… Quelques mois plus tard, et malgré les efforts déployés par l’ancien président, l’aciérie fermait ses portes, la région perdant 400 emplois.

Ce sont les préretraites, que l’on voulait pourtant éviter, et le reclassement à… Florange et au Luxembourg qui attendaient à ce moment-là les salariés de Gandrange. Aujourd’hui, et alors que le chômage a franchi la barre des 3 millions, plus de 600 emplois sont concernés.

Pour Nicolas Sarkozy, le souvenir de Gandrange était resté comme « un caillou dans la chaussure », selon l’image employée par un syndicaliste, et il devait s’avérer particulièrement douloureux en période préélectorale.

Le gouvernement peut-il faire en sorte que l’histoire ne se répète pas ? Il se contente d’une issue provisoire : la nomination d’un expert chargé de trouver un repreneur aux deux hauts-fourneaux.

Un sursis de deux mois, donc, à la fois pour les salariés de Florange et pour le gouvernement… Et une mission pour le moins ambitieuse pour l’envoyé du gouvernement, Pascal Faure, vice-présidentdu Conseil général de l’Économie, de l’Industrie, de l’énergie et des technologies, auteur d’un rapport sur la situation de Florange en juillet. Il y faudra à n’en pas douter la ténacité sans faille d’un haut fonctionnaire dévoué à la cause de l’État…

Source : Valeurs Actuelles

Communiqué de Presse URBVM : Protégeons nos emplois !

Après les tumultueuses péripéties médiatisées des entreprises PSA, Doux et ArcelorMittal, chaque jour semble devoir apporter son lot de licenciements et de plans sociaux, grossissant lentement le nombre de français au chômage. Malgré les nombreuses promesses gouvernementales, malgré les phrases chocs et les discours aux emphases trompeuses, l’économie française continue son inexorable décrépitude sans que nos actuels gouvernants n’y fassent réellement quoi que ce soit.

Face à cette crise économique et sociale, le gouvernement Ayrault-Hollande, loin de desserrer l’étau financier, poursuit donc dans l’impasse rigoriste entamée par le précédent gouvernement, surtaxant encore un peu plus les contribuables et les entreprises qui suffoquent littéralement. Augmentation de la pauvreté, précarité de l’emploi, fuite massive des jeunes français à l’étranger, aggravation du déficit économique de la France : à l’évidence, les politiques gouvernementales n’augurent aucune réelle sortie de la crise.

L’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire tient à interpeller tous les acteurs de la vie économique de notre pays pour les inviter à se mobiliser pour sortir la France de son actuel marasme. Chaque français, à son niveau, peut aider notre pays :

  • Pour les consommateurs : Par un réel patriotisme économique. Soutenir nos entreprises françaises, c’est commencer par consommer et faire consommer français, en acceptant de rogner sur notre pouvoir d’achat pour pouvoir préserver les emplois français.
  • Pour les entreprises : Par un renforcement de la coopération inter-entreprise, notamment par la formation d’associations professionnelles pérennes, bases de véritables développements futurs, garantissant ainsi le savoir-faire de la main d’œuvre française.
  • Pour les élus : Par un inébranlable soutien aux initiatives coopératives, aux développements et relocalisations françaises. De plus, les élus peuvent faire pression sur les grands distributeurs locaux pour qu’ils mettent en avant les produits de la région (cf. Vitry le François), promouvoir via diverses plateformes et réseaux les productions locales ou tout simplement privilégier les entreprises françaises lors d’appels d’offres de marchés publics. Il est par exemple invraisemblable qu’à l’heure de la crise économique, les villes de Tours, Brest ou Reims privilégient les bétons étrangers (et notamment chinois) plutôt que le béton français, mettant ainsi en péril des centaines d’emplois nationaux.
  • Pour tous : Sensibiliser le gouvernement sur les conséquences de l’outre-taxation française sur les emplois, sur leur précarité et les risques de délocalisations. Les gouvernements successifs, s’ils n’ont pas amélioré la situation économique de notre pays, l’ont assurément dégradée par l’étau de taxes qu’ils ont progressivement posé autour des contribuables et des entreprises.

 

Ces quelques exemples d’actions, loin d’être exclusifs, invitent les français à comprendre que la solution à la crise économique ne viendra pas du gouvernement républicain mais bien de l’action conjointe de la base populaire et des industries françaises, tout en sensibilisant les gouvernants français à l’ineptie profonde d’une surtaxe généralisée des contribuables et des entreprises.

Face à l’inaction de nos gouvernants,

Devenons acteurs de la renaissance française !

L’illusion du choc de compétitivité

De l'illusion du choc de compétitivité« Choc de compétitivité » : c’est la nouvelle illusion à la mode.

Industriels et économistes (de l’offre) la réclament et le gouvernement la promet. Le débat sur le calendrier fait rage : pour aujourd’hui, pour demain ou pour les calendes grecques ?

C’est pourtant une illusion de plus ! La question n’est pas de répartir autrement les charges sociales et les impôts, c’est de les diminuer. Or pour baisser les impôts, il faut réduire les dépenses.

Mais pour diminuer les dépenses publiques, il faut s’attaquer aux causes structurelles de leur croissance : le libre-échange intégral et la poursuite de l’immigration.

Car le libre-échange (et les délocalisations) ne sont supportées par l’opinion que grâce aux « amortisseurs sociaux » qui permettent de vivre sans travail : mais ces aides publiques, ces allocations chômage, ces retraites anticipées, ce RSA, qui vont encore croître en 2013, il faut bien les financer. Et donc augmenter les charges.

Le libre-échange a un autre effet pervers : la libre concurrence joue en faveur de produits toujours moins chers, toujours moins durables, qu’il convient ensuite de recycler. La camelote qui sort des containers venus de Chine (ou d’ailleurs) finit dans les déchetteries. Qu’il est nécessaire, là aussi, de payer : en dix ans, les dépenses des intercommunalités (qui ont notamment la responsabilité de l’environnement) ont explosé. […]

Lire la suite sur le site du Centre Royaliste d’Action Française