Ephéméride bretonne et royaliste du 2 Septembre

1792 : Début des Massacres de Septembre et exécution (empalé) de Louis Victoire de Montmorin.

Massacres de Septembre 1792Le 2 septembre 1792 débutent les « massacres de septembre », qui vont se prolonger jusqu’au 6 ou 7 septembre.

Il s’agit d’une série d’exécutions sommaires, sans procès ou expédiés en 10 minutes. Le contexte s’y prête : depuis le 10 août, la presse et le gouvernement agitent l’opinion pour faire miroiter une menace intérieure. Si la menace extérieure – les armées austro-prussiennes – est bien réelle, le grand complot de l’intérieur est largement exagéré, bien aidé par Marat et les placards qu’on trouve dans Paris. Un désir de vengeance règne également chez les fédérés.

Suite et source de l’article

1852 : Naissance de Paul Bourget, article complet à lire dans le dernier PRO et sur ce site.

Paul Bourget passera tour à tour de la poésie (premières années), au roman d’analyse (avant sa conversion), à un roman à thèse, avec en point d’orgue trois œuvres, L’Etape (1902 – «  c’est le triomphe de Maurras » s’exclamera Henri Bremond), Un Divorce (1904) et surtout le Démon de Midi (1914). Dans ces trois œuvres sont défendues les positions anti-modernes de l’auteur (particulièrement dans le Démon de Midi), la défense de la famille naturelle et la critique du système démocratique, autant de références salutaires à redécouvrir aujourd’hui.

Tombé gravement malade en 1934, Paul Bourget s’éteint au matin de Noël en 1935, à 83 ans, et sera inhumé au Cimetière du Montparnasse, à Paris.

Saint breton du jour : Saint Juste, évêque de Vienne, puis de Rennes, martyr du 4e siècle

Ephéméride bretonne et royaliste du 30 Août

  • 1483 : Décès de Louis XI de France dit Le Prudent

Surnommé l’ « universelle aragne » pour son sens de la stratégie, il va tisser sa toile contre la féodalité. Il empêche ainsi Charles le Téméraire de conquérir l’Alsace et la Lorraine, ce qui lui aurait permis de réunir Flandre et Bourgogne. Louis XI affermit également la monarchie française en la débarrassant de la menace anglo-bourguignonne. Par le traité de Picquigny, Edouard IV d’Angleterre renonce ainsi au trône de France. Au moment de succomber, le 30 août 1483, Louis XI, pourra dire au Dauphin : « Nous n’avons rien perdu de la couronne mais nous l’avons augmentée et accrue». Il aura en effet étendu le royaume de France au Roussillon, au duché de Bourgogne, à la Picardie, à l’Anjou, au Maine et à la Provence.

On pourra en apprendre plus sur l’oeuvre du Roi Louis XI sur ce site.

Louis XI préside le chapitre de Saint-Michel
Louis XI préside le chapitre de Saint-Michel
  • 1792 : Naissance d’Henri de la Rochejaquelein, dont on pourra trouver la biographie complète sur notre site : Henri de la Rochejaquelein.

« Henri de Larochejaquelein avait alors vingt ans. C’était un jeune homme assez timide, et qui avait peu vécu dans le monde ; ses manières et son langage laconique étaient remarquables par la simplicité et le naturel; il avait une physionomie douce et noble; ses yeux, malgré son air timide, paraissaient vifs et animés ; depuis, son regard devint fier et ardent. Il avait une taille élevée et svelte, des cheveux blonds, un visage un peu allongé, et une tournure plutôt anglaise que française. Il excellait dans tous les exercices du corps, surtout à monter à cheval.

M. de La Rochejaquelein était chef des paroisses qui sont autour de Châtillon. Il avait un courage ardent et téméraire, qui le faisait surnommer l’Intrépide. Dans les combats, il avait le coup d’œil juste, et prenait des résolutions promptes et habiles. Il inspirait beaucoup d’ardeur et d’assurance aux soldats. On lui reprochait de s’exposer sans aucune nécessité, de se laisser emporter trop loin, d’aller faire le coup de sabre avec les ennemis. Dans les déroutes des républicains, il les poursuivait sans aucune prudence personnelle. On l’exhortait aussi à s’occuper davantage des discussions du conseil de guerre. En effet, il les trouvait souvent oiseuses et inutiles; et après avoir dit son avis, il lui arrivait parfois de s’endormir; mais il répondait à tous les reproches: « Pourquoi veut-on que je sois un général ? Je ne veux être qu’un hussard, pour avoir le plaisir de me battre. » Malgré ce goût pour les combats, il était cependant rempli de douceur et d’humanité. Le combat finit, nul n’avait plus d’égards et de pitié pour les vaincus. Souvent en faisant un prisonnier, il lui offrait auparavant de se battre en corps à corps avec lui. »

— Victoire de Donnissan de La Rochejaquelein, Mémoires.

Henri de La Rochejaquelein

Saint breton du jour : Saint Edern, moine ermite du 9e siècle, représenté sur son cerf.

Saint Edern, moine ermite du 9e siècle, représenté sur son cerf.
Saint Edern, moine ermite du 9e siècle, représenté sur son cerf.

Ephéméride bretonne et royaliste du 27 Août

  • 1312 : Décès d’Arthur II, Duc de Bretagne.

Arthur II succède à son père comme duc de Bretagne le 18 novembre 1305. L’investiture du comté de Richmond est transférée par le roi Édouard Ier d’Angleterre le 15 octobre 1306 à son frère cadet Jean de Bretagne. Son règne en Bretagne est tranquille et de courte durée.

Arthur II et son frère héritent de leur père la tâche de mener à bien un projet de Croisade financé dans son testament. de 1302, pour 30.000 livres. Le nouveau duc invoque dans un premier temps pour ne pas s’exécuter, l’indisponibilité de son frère cadet Jean de Bretagne qui combat en Écosse pour le compte de leur oncle Édouard Ier d’Angleterre. Ensuite il avance l’argument de sa santé chancelante. Ce prétexte n’était sans doute pas totalement fallacieux car il meurt en 1312 âgé de seulement 50 ans.

Pendant son court règne survient cependant un évènement important. La tentative unique en Bretagne des bourgeois de Saint-Malo de se constituer, à l’exemple des villes du nord du royaume en Commune jurée au cours de l’année 1308. La révolte des habitants de la cité malouine reste sans suite et quand sur ordre du Parlement du 22 septembre 1308 l’envoyé du bailli de Cotentin intervient dans la cité il n’est plus question d’autonomie communale.

Arthur II met également définitivement un terme au long conflit initié par son grand-père avec l’église sur les prélèvements effectués par le clergé séculier lors des décès (jugement des morts ou tierçage), des repas de noces (past nuptial). En ce qui concerne les dîmes perçues par des laïques elles demeurent tolérées et un droit réduit de 8 deniers est accordés aux prêtres pour l’extrême onction dont les « pauvres » c’est-à-dire ceux dont la valeur des biens meubles est inférieure à « 30 sols » sont dispensés. L’accord sur ces points du 27 juin 1309 avec le Pape Clément V est entériné, la même année par l’assemble de Ploërmel.

Arthur II meurt le 27 août 1312 au château de L’Isle. Alors que son cœur est confié aux Carmes de Ploërmel, son corps est inhumé aux Cordeliers de Vannes, dans le beau tombeau de marbre qu’il s’était fait construire et dont le gisant est détruit lors de Révolution. Ses restes utilisés pour empierrer une route, seront de nouveau récupérés, et maintenant parfois exposés au public.

Source : Wikipedia

Arthur II de Bretagne

  • 1664 : Création par lettres patentes du Roi Louis XIV de la Compagnie Française des Indes orientales, compagnie commerciale crée par Colbert en 1664 dont l’objet était de « naviguer et négocier depuis le cap de Bonne-Espérance presque dans toutes les Indes et mers orientales », avec monopole du commerce lointain pour cinquante ans.

Sainte bretonne du jour : Sainte Mona, vierge irlandaise du VI°Siècle.

Ephéméride bretonne et royaliste du 26 Août

  • 1386 : Bataille de Crécy.

Bataille qui se déroula près de Crécy-en-Ponthieu le 26 août 1346 et qui fut la première grande défaite subie par l’armée du roi de France pendant la guerre de Cent Ans. La randonnée entreprise en Normandie par le roi d’Angleterre Édouard III n’avait pas pour but la conquête du duché, mais répondait au désir d’intervenir dans les affaires continentales, comme la guerre de la Succession de Bretagne. L’Anglais entendait également protéger les intérêts économiques de l’Angleterre, en particulier dans les relations avec la grande puissance industrielle qu’était la Flandre, principal acquéreur des produits de l’élevage lainier anglais. L’opération était donc politique, et Édouard III évitait tout assaut en direction de Paris. Philippe VI voulut cependant lui couper la retraite vers le nord, où l’armée anglaise pensait trouver un port pour rembarquer.

La défaite française tint pour l’essentiel à l’obstination des chevaliers français qui, méprisant l’infanterie anglaise dont les archers s’embusquaient facilement et manifestaient une grande souplesse tactique, chargèrent à découvert et massivement. Le roi dut son salut à une fuite solitaire. Les victimes les plus notables furent, dans les rangs français, le comte de Flandre et Jean de Luxembourg, roi de Bohême.

Stimulé par sa victoire, Édouard III entreprit le siège de Calais. La ville résista jusqu’au 4 août 1347, sans que les Français pussent la secourir. Les Anglais conservèrent Calais comme tête de pont militaire et comme étape commerciale. Une autre conséquence de la défaite de Crécy fut l’aggravation de la crise politique, manifeste lors de la réunion des états généraux en 1347.

Jean FAVIER, « CRÉCY BATAILLE DE (1346)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 août 2014. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-crecy/

Bataille de Crécy

  • 1793 : Première Bataille de La Roche sur Yon

Le 26 août, la ville de La Roche-sur-Yon est attaquée par les Vendéens, divisés en trois colonnes sur les routes de La Mothe-Achard, de Poiré-sur-Vie et des Essarts, au nord, à l’est et à l’ouest. Après une demi-heure de combat, les Vendéens sont repoussés par une charge à la baïonnette des Républicains. Les pertes sont d’une dizaine de morts pour les Républicains selon le rapport à Chalbos du général Mieszkowski.

Madame Céleste Bulkeley, amazone vendéenne protégeant la retraite des Vendéens.
Madame Céleste Bulkeley, amazone vendéenne protégeant la retraite des Vendéens.

 

Saint breton du jour : Saint Gorgon, Martyr à Nicomédie, en Bithynie sous le règne de l’empereur romain Dioclécien en 304. Ère du pape saint Marcellin, Saint Gorgon était intendant général des offices du palais et de la chambre de l’empereur.  Sa foi chrétienne et sa dévotion à Jésus Christ dont il ne manquait pas de répandre la bonne parole dans la demeure impériale lui attirèrent les foudres de Dioclétien qui ne pouvait se résoudre à perdre un homme de sagesse et de haute valeur pour l’empire.

Ephéméride bretonne et royaliste du 25 Août

  • 1270 : Le Roi Louis IX, futur Saint Louis, meurt du typhus à Tunis après avoir pris la ville de Carthage.

Grâce aux Chroniques écrites par Joinville, ami très proche du Roi, la mémoire populaire française garde de Louis IX l’image d’un souverain rendant la justice à l’ombre d’un vieux chêne proche de son château à Vincennes. Saint Louis a en effet frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres.
A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s’embarque avec elle. Le roi est fait prisonnier. Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l’interdiction du duel judiciaire.
Il fonde des hôpitaux et des monastères. Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir des reliques, surtout la Couronne d’épines qu’il a acquise auprès de l’empereur latin de Constantinople. Il donne à sa sœur, la bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire.

Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d’Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l’achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.
Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d’éteindre les conflits, en particulier entre la France et l’Angleterre (1258). (Source : Nominis)

Saint Louis

  • 1944 : Libération de Paris.

La 2e division blindée du général Leclerc et les résistants entrent à Paris le 25 août 1944, où ils mettent fin à quatre ans d’occupation. Les points de résistances allemands (tel que l’Hôtel de ville) sont attaqués au prix de combats meurtriers, le général von Cholltitz est emmené pour signer l’acte de capitulation de l’ensemble des troupes allemande de Paris. Ce dernier avait ordonné de brûler la ville entière plutôt que de capituler.

Libération de Paris 1944Saint breton du jour : Saint Brévin, Moine originaire de Saxe, 12e archevêque de Canterbury (successeur de Saint Cuthbert?), enterré dans la cathédrale.
Sa vie a été décrite par Eadmer et ses lettres à saint Lull de Mayence existent encore.