L’église de Plouagat sera restaurée !

Nous vous avions évoqué il y a peu le référendum que la ville de Plouagat (Côtes d’Armor) proposait ce dimanche 1er septembre, afin de savoir si les administrés se prononçaient pour ou contre la restauration de l’église paroissiale, arrivée à un état telle qu’elle en devenait dangeureuse. Cette restauration se chiffrant à plus d’un million d’euros, les élus ont eu le courage de consulter les habitants, non comme à Gesté  (Maine-et-Loire) où la destruction arbitraire du monument a été prononcée. 

Un peu plus de 50% des 2016 électeurs inscrits se sont déplacés pour se prononcer à plus de 80% en faveur de la restauration de l’église. Trugarez vraz aux élus et aux habitants, attachés à leur patrimoine, qui permettent ainsi cette sauvegarde. Les travaux s’étaleront sur plusieurs années. 

Dans Le Parisien, le maire Paul Kervarec disait il y a quelques jours : « Je suis un homme de gauche et athée, mais, pour moi, un village breton sans son église au milieu perd un peu de son âme et je respecte le travail accompli par les hommes du passé pour ériger ce monument, poursuit le maire. J’ai donc décidé ce référendum pour donner le choix aux Plouagatins, mais, personnellement, je ne fais campagne pour aucune option. »

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Eglise Saint Pierre de Plouagat

Plounérin (Côtes d’Armor), respect du patrimoine local

Le mauvais état de l’église risquant d’entraîner des dangers celle-ci fut fermée au public en 2005.

La décision fut prise de la démolir au vu d’un devis de restauration de plus d’UN million d’€ trop élevé pour le budget de la commune.

Le maire, Pascal Vielleville – parti communiste – ayant entendu certains désaccords, décida de réaliser un référendum local. La population confirma à 60 %, par son vote, son attachement à son église.

Ayant fait appel à la Fondation de France (photo ci-dessous) et à différents mécènes les travaux vont permettre de réouvrir l’église.Voir l’article de l’Observatoire du Patrimoine religieux.

L’association  » SAUVEGARDE DE L’EGLISE DE PLOUNERIN » a bien travaillé, avec un maire intellectuellement honnête.

« L’église est notre mémoire, la détruire serait nous rendre amnésique. C’est le travail aussi de nos ancêtres qu’il faut savoir respecter! » précise le responsable de l’Association.

Il faut signaler que la facture, travaux finis, est de 430 Mille €. On est très loin du « plus d’ UN million !

Les Plounérinais ont sauvé leur église. Celle-ci a été réouverte au culte à la fin juillet de cette année.

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Eglise Plounérin

Carnac : Exposition sur l’Art Populaire Breton du Pays Vannetais

CARNAC. EXPOSITION SUR L'ART POPULAIRE BRETON DU PAYS VANNETAISUne exposition assez exceptionnelle sur l’art populaire breton se déroule depuis le 22 juillet et jusqu’au 23 septembre à Carnac (Bretagne sud), cité plus connue par ailleurs pour ses alignements de mégalithes, son musée de la préhistoire, ses plages et sa thalasso.

En quoi est-ce exceptionnel ?

Le lieu tout d’abord. Il s’agit de la Maison du Patrimoine, une ancienne demeure en pierres apparentes offrant 210 m² d’exposition sur trois niveaux. L’équivalent nécessite d’aller sur La Baule (200 m² d’exposition) ou au château des Rohan à Josselin. Cette maison appartient encore à la famille Le Rouzic, descendante de Zacharie Le Rouzic (1864-1939), collectionneur notoire, archéologue et préhistorien à qui le musée de la préhistoire local doit son importance.

Le thème ensuite, qui concerne l’art populaire du vannetais bretonnant des XVIIIème et XIXème siècles. Vous n’en trouverez pas l’équivalent dans les musées bretons, qui possèdent certes des objets de cette époque et du Vannetais, mais ne les mettent pas autant en valeur, quand ces objets ne sont pas dans les réserves, faute de place pour les présenter au public. En outre, Quimper met plus en valeur le patrimoine de Cornouaille, Rennes celui de Haute Bretagne, Nantes et Saint-Brieuc suivant cette même logique. Curieusement, Vannes n’a pas de musée présentant de telles collections, ce qui fait qu’au final les gens ne connaissent même plus ce pan d’histoire de leur région. Quant aux écomusées, les objets présentés sont souvent des outils du monde agricole des XIXème-XXème siècles. Ici, l’exposition ne présente pas d’objets, à un ou deux exemples près, postérieurs à la guerre de 1914.

Ces objets sont issus de la vie quotidienne et proviennent de collections privées. On a peu de chance de les trouver réunis ainsi à nouveau prochainement.

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Certains objets de cette exposition sont d’inspiration royaliste : n’hésitez pas à la visiter !

 

Triste état de notre patrimoine : Le Grand-Champeaux, manoir du XVIIe siècle, en cours de démolition

Qu’on le veuille ou non, la préservation de ces grands témoins historiques n’est pas un « épiphénomène culturel », une folie passagère de nostalgiques complètement frappés, mais bien une des plus belles manières de transmettre l’héritage national aux futures générations. Malheureusement, de nombreux monuments historiques accusent aujourd’hui le poids des âge et leur manque d’entretien… Ce qui les mène, outre à l’abandon désormais commun, à la destruction regrettable.

Quand les calvaires s’illuminent

Danses traditionnelles, musiques bretonnes, balades contées, expositions… Du 1er au 11 août, sept calvaires monumentaux de Bretagne s’illumineront. L’occasion de découvrir le patrimoine breton autrement.

Grâce à un dispositif scénique exceptionnel, deux des sept grands calvaires bretons s’illumineront du 1er au 11 août : à Saint-Jean-Trolimon (29) du 1er au 4 août et à Guéhenno (56) du 8 au 11 août. Ce grand projet, initié par l’association des 7 calvaires et soutenu par la Région Bretagne, poursuit deux objectifs : promouvoir l’apprentissage de l’histoire artistique et culturelle de la Bretagne et développer la fréquentation de ces lieux en organisant des animations facilitant l’accès à ce patrimoine. L’association des 7 calvaires monumentaux de Bretagne a d’ailleurs signé en 2010 avec la Région, une convention pluriannuelle d’objectifs établissant un programme d’actions pour 3 ans. Cela a ainsi permis de réaliser la mise en couleur du calvaire de Pleyben et de créer des supports pédagogiques pour accompagner les visites scolaires. Ce projet conduira à la mise en lumière des sept calvaires avec, chaque année, la création de nouvelles illuminations.

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Les 7 calvaires monumentaux de Bretagne

Patrimoine : Château du Taureau en baie de Morlaix

Né d’une volonté collective de se protéger de la menace anglaise, le château a été construit en 1542 sur l’îlot rocheux du Taureau, à l’initiative des habitants et des commerçants de la ville de Morlaix. Au XVIIIème siècle, Louis XIV le fait réaménager par Vauban. L’édifice s’agrandit considérablement pour abriter désormais les logements des soldats et des officiers, deux cachots, une cantine, une cuisine, une chapelle et 11 casemates. En 1721, le château est détourné de sa vocation de défense pour assumer la fonction de prison. En 1871, le célèbre Communard, Louis Auguste Blanqui, est le dernier prisonnier à séjourner sur le fort. Désarmé en 1890, le château du Taureau se transforme en résidence d’été avant d’être investi par la DCA allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale.

En 1960, le fort retrouve un usage civil et accueille jusqu’en 1980 une école de voile. Laissé à l’abandon, le monument se dégrade rapidement. Dès 1989, l’opinion publique et les collectivités locales se mobilisent, un nouveau projet pour l’édifice est ainsi en marche. En 1996, l’Etat alloue 17 millions de francs pour engager sa restauration. Un projet culturel et touristique pour l’ouverture au public est ensuite élaboré par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Morlaix et ses partenaires. La CCI se porte alors maître d’ouvrage de la construction d’une cale, préalable indispensable au commencement des travaux. 2006 marquera la fin des travaux et le début d’une renaissance pour ce fort, témoin historique de la baie de Morlaix.

Lire plus sur le site du Château

Les vitraux des guerre de Vendée passés au bulldozer?

MbIl faut sauver l’église de Saint Hilaire de Mortagne-sur-Sèvre! (photo du vitrail dit de la « messe blanche », rare reproduction d’une messe clandestine pendant la révolution dite française au cours de laquelle, les prêtres emprisonnés avant d’être achevés et les fidèles catholiques harcelés, ces derniers se rassemblaient pour prier sans prêtre pour une « messe blanche »).

Du site Vendée – Chouannerie :

« Fermée au culte depuis 2007 sur arrêté municipal, l’église Saint-Hilaire de Mortagne est menacée de démolition. Cette église dont la construction est assez récente (celle-ci a débuté il y a tout juste 110 ans, en avril 1903), n’en demeure pas moins un édifice religieux méconnu. Ce lieu de culte recèle quelques petits trésors antérieurs à 1903. Ces éléments non visibles de l’extérieur sont intégrés dans l’édifice. Cet article vise à faire connaître ces éléments que l’on ne voit pas forcément de l’extérieur et qui donnent une grande valeur à ce bâtiment (…)

L’église Saint-Hilaire de Mortagne est aussi connue pour la richesse de sa statuaire intérieure riche de nombreuses statues polychromes. Deux de ces statues sont particulièrement remarquables, il s’agit de celle de Saint-Hilaire et celle de Saint-Sébastien, classées à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1973. Ces œuvres d’art datent de la fin du XVIIème siècle et ont été sculptées par Jean Bibard, un artiste de Saint-Laurent-sur-Sèvre ».

De Mauges et bocages

« Le diocèse s’invite dans le débat qui agite la commune, autour de l’avenir de l’église Saint-Hilaire. Une église construite en 1902, fermée depuis mars 2007, à cause de sa vétusté et dont l’avenir semble un peu flou.

y a deux semaines, le conseil municipal, après consultation publique, avait tranché : oui à la destruction et la rénovation de la sacristie, l’une des quatre solutions proposées, la moins onéreuse (195 000 € HT). Un résultat qui a déplu aux représentants des 200 pétitionnaires, partisans de la restauration de l’église. 

Un résultat qui déplaît aussi au diocèse de Luçon : « Mgr Castet a toujours préféré l’option de la rénovation partielle du bâtiment, rappelle Grégoire Moreau, délégué épiscopal à l’information du diocèse. C’est cet avis qui a été exprimé, au nom de Mgr Castet par Mgr Jacques Gomart, vicaire général du diocèse, dans les réunions auxquelles il a participé sur l’avenir de cette église. » 

Cette solution de rénovation partielle est la seule a ne pas être précisément estimée. Et pour cause : il faudra déterminer au préalable les priorités de cette rénovation, ce qui aura une incidence sur la facture. Mais quoi qu’il en soit, son coût dépassera sans doute de très loin l’option retenue par la municipalité. 

Quant aux forces en présence, elles sont claires : la mairie est propriétaire du lieu, le diocèse en est affectataire. Autrement dit : la Ville ne peut rien entreprendre sans l’accord de l’Église. Pourtant, personne, ni au diocèse, ni à la Ville, ne sait comment le dossier pourra être tranché, en cas de désaccord prolongé. Seule certitude, à ce stade : « Une église ne peut pas être détruite sans être désacralisée », précise Grégoire Moreau ». 

Les vitraux à voir ici. (Via le Salon Beige)

[Magnifique Bretagne] A la découverte des Pardons bretons

Véritable pans de la culture bretonne, les pardons (cérémonies) tendent à se multiplier en ces quelques mois d’été, et ravissent chaque jour les bretons qui peuvent aller témoigner leur attachement aux saints locaux ou, plus spirituellement, faire pénitence en ce jour exceptionnel.

L’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire, parce qu’inconditionnellement attachée à la préservation des patrimoines et cultures locales, va revenir pendant les mois d’été sur les pardons bretons, mêlant explications historiques et photos pour inciter les jeunes générations à embrasser l’engouement populaire pour ces fêtes traditionnelles.

Et ces quelques mots d’Emile Souvestre, témoignant au sein du XIX°Siècle, de la réalité des pardons :

 » Les grands pardons durent au moins trois jours, et les paroisses voisines s’y rassemblent avec un empressement où la religion et l’amour du plaisir ont peut-être une part égale. La veille, on surcharge d’ornements les autels ; on revêt les Saints du costume du pays, on dépose à leurs pieds les offrandes qu’on peut leur faire et qu’on apporte sur un brancard entouré de rubans et de fleurs, précédé par le tambourin du village, au bruit ds cloches sonnées à toute volée, et des chants de joie de la multitude. Toutes les têtes se découvrent au passage de ces offrandes qui sont, tantôt du beurre ou des œufs, tantôt des oiseaux, surtout des poules blanches. À l’issue des Vêpres, la procession sort de l’église avec ses bannières, ses croix et ses reliques, que portent sur des brancards, après en avoir acheté le droit, des hommes en bonnet blanc, en chemise de même couleur, ceints d’un ruban de couleur vive, et escortés de gardes costumés. Après les reliques, viennent les porteurs de bâtons coloriés, surmontés de divers Saints sculptés plus ou moins artistement, puis une multitude d’enfants avec des clochettes qu’ils agitent de toutes leurs forces. Quand la procession est arrivée à la croix du cimetière, le vieillard le plus vénérable prononce, au pied de la croix, la prière pour les morts et la rénovation des promesses du baptême. Après cette procession, des pauvres accourus à la fête font, moyennant un prix débattu, le tour de l’église à pied ou à genoux, en récitant le chapelet. »

Pardon à Sainte Anne la Palud