Morbihan (56) : Les futurs aviculteurs se font rares

Les futurs aviculteurs se font raresCet article, s’il peut paraître anodin au premier abord, souligne l’un des autres handicaps économiques, certes moins médiatiques que le coût du travail, mais tout aussi difficile à surmonter : la multiplication anarchique et inutile des normes franco-françaises, un zèle parfois déplacé sur des filières qui, déjà, ont du mal à supporter le poids des normes européennes.

Au sein de corporations de métiers, les normes internes sont bâties par les corporations elles-mêmes, et non par des bureaucrates parisiens. Respecteuse donc du métier et de son avenir, tout en gardant son objectif qualitatif, la norme ainsi créée aura beaucoup plus de pertinence et de possibilités que l’actuel carcan normatif posé abruptement sur les frêles épaules de filières déjà mises à mal.

Pour la préservation de nos emplois, vivent les corporations, vive le Roi !

« Aujourd’hui la filière avicole française n’arrive plus à être compétitive. On nous assassine avec des normes franco-françaises, la production n’est pas soutenue et nos outils sont vieillissants. Les outils d’abattage et de transformation sont sous-utilisés. Comment pouvons-nous nous positionner sur un marché pourtant porteur dans de telles conditions ? »  s’interroge Fabrice Caro qui suit le dossier avicole pour les JA56. Si la consommation et la production mondiale de viande de volaille est en pleine expansion, la production française a reculé de 20 % entre 2008 et 2011.

Le Morbihan, premier département avicole, voit ainsi ses industries, et par conséquent ses emplois disparaître. Dans ces conditions, la filière est aujourd’hui peu attractive pour les jeunes et le renouvellement des générations en aviculture est inquiétant. Seulement 15 % des aviculteurs bretons ont moins de 40 ans alors que plus de 50 % ont plus de 50 ans. Si beaucoup de choses restent à faire pour inciter les consommateurs à manger français, les élus et les coopératives doivent agir pour mettre en place une politique d’avenir courageuse en faveur de la filière.

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