Finistère (29) : L’alimentation a un coût

Eleveur bretonCet article est intéressant par de nombreux points, et rappelle à juste titre les terribles conséquences de la chrématistique commerciale (soif de profits) d’une certaine partie de la grande distribution… Et, dans le même temps, l’incroyable inertie gouvernementale sur ce sujet. Logique : aucun gouvernement républicain n’aurait le courage politique d’amorcer les réelles réformes essentielles, indispensables même à la sauvegarde d’un pan entier de notre économie !

Le Royalisme, par la mise en place de libres corporations de métier, assure la pérennité des filières et la préservation de l’économie nationale. Couplées par le développement des circuits économiques courts, ces corporations protègent les emplois locaux et, dans le même temps, remet l’économie à sa juste place : au service de la sustentation de tous (principe d’économie naturelle) et non pour les profits d’une poignée.

Pour la préservation de nos emplois, vivent les corporations, et vive le Roi !

Lundi, l’association des industries agroalimentaires (Ania) lançait un appel au Gouvernement afin de soutenir les producteurs et les industriels face à « des distributeurs sans foi ni loi ».
Trois jours plus tôt, la section laitière de la FDSEA rebondissait sur les propos de Jean-Marc Ayrault qui, lors du Salon de l’agriculture, disait être prêt à modifier la Loi de modernisation de l’économie (LME). « La FDSEA réaffirme la nécessité d’une indispensable révision de cette loi », évoque le syndicat majoritaire. Et d’expliquer que « la mainmise de la grande distribution sur les négociations commerciales est scandaleuse et inacceptable ! Les industriels affirment être dans l’incapacité de faire passer des hausses, et donc de répercuter la hausse des charges subie par les agriculteurs. Et tout cela, d’après la grande distribution, pour ne pas toucher au sacro-saint panier de la ménagère ».
Pourtant, les prix agricoles ne sont pas ceux qui impactent le plus le consommateur. Et la FDSEA de citer que sur 100 € dépensés pour l’alimentation, 7,6 € vont à la production agricole, 11,3 € pour l’industrie agroalimentaire, 20,80 € pour le commerce (hypermarché) et 26,80 € en marchandise importée.
« Les conséquences d’un tel déséquilibre dans les relations commerciales sont dramatiques pour les éleveurs, et à terme pour la filière laitière tout entière. Avec un revenu moyen de 26 500 € pour une exploitation 400 000 litres de lait, la baisse de 30 €/1 000 L du prix payé au producteur, cumulée à une hausse des charges de près de 40 €/1 000 L, entraîne des résultats négatifs alors que les producteurs n’ont pas eu la possibilité, depuis la crise de 2009, de consolider leur trésorerie », expliquent François Plougastel et Pascal Crenn, responsa-
bles de la section laitière. Et d’interroger : « Dans de telles conditions, comment faire pour maintenir des jeunes installés en production laitière ? Et comment faire pour en motiver à s’installer ? »
 La FDSEA estime que, « si on ne prend pas garde, le lait peut rapidement être produit demain hors de nos frontières faute de prix rémunérateurs pour les éleveurs ». Avec en cascade la disparition de milliers d’emplois directs et induits, mais aussi celle de la traçabilité, la sécurité alimentaire, l’aménagement harmonieux des territoires.

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