Ephéméride bretonne du 26 janvier

  • 1754 : Naissance de Jean-Pierre, baron de Batz (biographie ici), célèbre contre-révolutionnaire français qui tenta en vain de faire évader le Roi et sa famille avant leur exécution.

Petit résumé de la tentative d’évasion de la famille royale, peu après l’exécution du Roi :

Le baron de Batz, singulier personnage au cerveau débordant d’idées, royaliste fougueux, financier sans vergogne, s’il n’a pu sauver Louis XVI le 21 janvier, n’a pas renoncé a sauver sa famille. A son tour, ce diable d’homme, aidé de l’officier municipal Mîchonis et d’un épicier appelé Cortey, capitaine dans la garde nationale, s’introduit au Temple, le jour où Michonis est de service a la Tour. Les princesses, revêtues de capotes d’uniforme, doivent sortir l’arme au bras avec le dauphin dans une patrouille conduite par Cortey. A onze heures du soir, le moment parait venu. Mais, avertie par une lettre anonyme (provenant sans doute des Tison, espions qu’elle a placés au Temple), la Commune envoie l’un de ses membres, le cordonnier simon, inviter Michonis a lui remettre ses pouvoirs et a se rendre à l’Hôtel de ville. Michonis ne peut qu’obéir, Batz s’enfuit; une fois de plus le complot a avorté.

 

  • 1789 : Des troubles éclatent à Rennes, entre le petit peuple, poussé par la noblesse, et les étudiants en droit pourchassés et frappés.

A Rennes, le 26 janvier au matin, il fait très froid et plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour protester contre le prix du pain qui a doublé en un mois. La noblesse profite de cette manifestation pour dresser les pauvres des villes et des campagnes contre les bourgeois du Tiers – Etat. Et c’est l’affrontement entre le peuple, et les étudiants qui soutiennent le Tiers – Etat. Les incidents se poursuivent le 27 janvier 1789 où les étudiants ont été rejoints par les ouvriers. Les combats acharnés feront 2 morts.

De partout, de Nantes, St-Malo, St-Servan, Vannes, Angers, Lorient, des jeunes viennent au secours des étudiants et ouvriers de Rennes. Ces jeunes deviendront plus tard des Gardes Nationaux et choisiront parmi eux les députés bretons qui iront aux Etats Généraux de Versailles. Ces députés du « club breton » deviendront plus tard le « Club des Jacobins ». (Source)

  • 1903 : A la Chambre des députés, le gouvernement est interpellé sur l’interdiction du breton dans les prêches, les sermons et pour le catéchisme.

Saint breton du jour : Saint Tujen (Tud: peuple ; gen : naissance), moine à Brasparts au 6e siècle, patron d’une chapelle en Primelin, invoqué contre les maux de dents et la rage.

Biographie complète à lire ici :

Au VIe siècle, saint Tujen était disciple de saint Pol Aurélien. Il succéda à saint Jaoua en qualité d’abbé de Daoulas, puis de recteur de Braspart. La légende raconte qu’à la mort de sa mère, Tugen fut chargé de l’éducation et de la protection de sa jeune sœur, ce qu’il fit avec beaucoup de sérieux. Un jour cependant, la belle échappa à la surveillance de son aîné et Tugen la retrouva au bras d’un galant. A propos de sa sœur, saint Tugen se serait écrié : « il est plus facile d’empêcher les chiens enragés de mordre que d’empêcher une jeune fille de mal faire ! ». Il est depuis invoqué pour soigner la rage, et par analogie les rages de dents. Un pardon se déroule chaque année à la chapelle Saint-Tugen, dans le Cap Sizun ; on y achetait de petites clés en plomb qu’on jetait aux chiens menaçants pour les calmer ; placées sous les oreillers, elles calmaient aussi les rages de dent. Son nom se retrouve à Landujan en Ille-et-Vilaine et à Landugen, dans les Côtes-d’Armor.

Fontaine Saint Tujen à Trédaniel

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