Ephéméride bretonne du 2 Février

  • 1660 : Mort de Gaston de France, troisième fils d’Henri IV. Biographie à lire ici.
  • 1857 : Naissance de Lord Baden Powell, fondateur des Scouts. Biographie à lire ici. Peu de temps avant sa mort, il légua un dernier mot à tous les scouts du monde :

« Ceci est juste un petit mot d’adieu, pour vous rappeler, quand j’aurai disparu, que vous devez tâcher dans la vie d’être heureux et de rendre les autres heureux. Que cela parait facile et agréable, n’est-ce pas ? C’est tout d’abord par la bonne action quotidienne que vous apprendrez à apporter le bonheur aux autres. La meilleure manière d’atteindre le bonheur est de le répandre autour de vous.
J’ai eu une vie très heureuse, et j’aimerais qu’on puisse en dire autant de chacun de vous. Je crois que Dieu vous a placé dans ce monde pour y être heureux et jouir de la vie. Ce n’est ni la richesse, ni le succès, ni l’indulgence envers soi-même qui créent le bonheur.
L’étude de la nature vous apprendra que Dieu a créé des choses belles et merveilleuses afin que vous en jouissiez. Contentez-vous de ce que vous avez et faites-en le meilleur usage possible. Regardez le beau côté des choses et non le plus sombre.
Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu’il ne l’était quand vous y êtes venus et quand l’heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous n’avez pas perdu votre temps et que vous avez fait « de votre mieux ».
Soyez prêts à vivre heureux et à mourir heureux. Soyez toujours fidèles à votre promesse même quand vous serez adultes.

Que Dieu vous aide.  »

  • 1904 : Un immense raz de marée ravage la pointe bretonne

Le 2 Février 1904, un raz-de-marée dramatique frappa la pointe Bretagne. Comme dans les environs, l’île de Balaneg fut entièrement balayée par la mer et les terres agricoles rendues stériles par le sel pendant quatre ans. Le propriétaire exploitant de l’époque, Quéméneur, fut ruiné, son bateau fracassé sur les roches du port il fut ramené, avec ses domestiques, au Conquet par un pêcheur camaretois alerté par son signal de détresse… (Jean Maout)

  • 1969 : Discours du Général de Gaulle sur la reformation du réseau routier breton et notamment la mise en place de quatre voies gratuites pour pallier « l’excentration » bretonne.

Saint breton du jour : Saint Gutual.

Selon sa Vita légendaire du XIIIème siècle, Gutual, évêque démissionnaire d’Aleth, aurait résidé dans une île, devenue la presqu’île du Plec (insula qui nomen Plecit), où il se serait aménagé un abri dans la roche, creusée avec des instruments en fer (angustam sibi in petra mansiunculam Gudwallis excidit (….) tunc discipuli ejus speluncam ferreis sarculis scindunt et habitacula satis Christu famulantibus sufficienta struunt). Le saint s’y creusa une grotte sur la côte, et ses compagnons firent comme lui. Sa réputation s’étendit bientôt au loin, et de nombreux disciples, dont le chiffre s’éleva jusqu’à 188, vinrent se fixer sur ce sol et s’y faire des cellules. Pour garantir leurs demeures contre l’envahissement des grandes marées, ils durent édifier des digues d’une lieue environ de longueur, et dont il reste encore des tronçons parfaitement reconnaissables. Mais le saint dut bientôt reconnaître que la foule l’empêchait de jouir de la solitude qu’il cherchait. Il déserta son île, comme il avait déserté Guer, et, suivi de sept de ses moines, il s’enfonça dans la forêt de Camors. Là, il construisit un monastère, dont la chapelle de Locoal garde le souvenir, et y mourut le 6 juin, vers l’an 640, âgé d’environ 50 ans. Son corps, disputé entre sa mère et sa soeur d’une part, et ses disciples de l’autre, fut transporté dans l’île du Plec, et inhumé dans l’église qu’il y avait fait bâtir. Bientôt l’île prit son nom et s’appela Loc-Gudual, et plus tard Locoal. Les miracles opérés au tombeau du saint y firent affluer les pèlerins et les offrandes. (Source)

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