« Vulve »d’une fille pissante à Nantes

L’URBVM tient à dénoncer les dérives et les choix artistiques   de la politique culturelle de la Mairie de Nantes. Car le choix plus que douteux de cette caricature  par  Voyage à Nantes a créé une polémique que dénonce la presse officielle alors que celle-ci est volontaire : en effet son directeur Jean Blaise revendique un trouble à l’ordre publique avec la complicité « Les artistes troublent l’espace public à Nantes et c’est tant mieux ».

Oui nous dénonçons la laideur de cette œuvre et son « irrévérence » et que la féminité soit réduite à une vulve pissante debout…

Pour son auteur : Elsa Sahal, « L’idée de cette sculpture est de représenter une petite fille qui défie l’ordre établi en urinant debout comme les garçons, explique-t-elle.»  « il n’y a aucune pédo-pornographie comme j’ai pu le lire. Il y a quelque chose de l’ordre du défi dans un esprit de drôlerie ».

Nous concédant volontiers  à son auteur que nous n’avons pas le même humour, lorsqu’il s’agit de nos impôts !

Pour Marie Dupas, chargée de la programmation artistique du « Voyage à Nantes », cette œuvre serait une « réponse féministe au Manneken-Pis de Bruxelles ». SIC ! Faut-il vraiment voir dans cette figure innocente du petit Bruxellois le symbole d’une domination masculine révoltante ? Faut-il voir dans sa manière d’uriner un acte de puissance ???

Le Manneken-Pis, « le petit homme qui pisse », a été créé au XVe siècle, en lien avec l’histoire locale, bien loin de nos débats actuels autour du féminisme. Plusieurs explications circulent :  Parmi les plus courantes, on rapporte qu’un enfant aurait uriné sur une mèche allumée par des assiégeants qui allaient faire sauter la ville, faute de trouver rapidement un seau d’eau.

La plus admise concerne une bataille datant du XIIe siècle En 1142, alors que le duc de LotharingieGodefroid III, était encore un tout jeune enfant au berceau, certains de ses vassaux se révoltèrent et affrontèrent les troupes ducales lors de la bataille de Ransbeek à Ransbeek. Pour donner du cœur au ventre à ses partisans, le berceau de l’enfant fut pendu à un chêne sur le champ de bataille. Alors que ses troupes étaient en mauvaise posture, le petit duc se dressa dans son berceau et satisfit un besoin naturel. Ce geste redonna courage à ses troupes qui vinquirent l’ennemi. La fontaine perpétuerait le souvenir de cette victoire. 

On est en tout état de cause bien loin d’un manifeste machiste ou misogyne…

 Sa réplique féminine existe d’ailleurs, la Jeanneke-Pis, installée à Bruxelles depuis les années 1980, fait beaucoup moins recette…

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