Histoire de la Vendée 94

Toute l’histoire de la Vendée illustrée par Marcel de Villemoisson, médaille de vermeil de la Ville de Paris (99 dessins), avec, entre autres, les portraits des généraux mis dans leur contexte vendéen.

Trop de pages de notre histoire sont parfois oubliées. Et pourtant, elles représentent un moment essentiel pour une meilleure compréhension de notre vie au quotidien. C’est le cas de la Vendée réduite à la portion congrue de nos programmes scolaires ou universitaires ou simplement limitée à une brillante synthèse de quelques lignes.

Inculpée et condamnée à mort sans préavis en 1793-1794, la Vendée survit quand même malgré ses 200 ans. On la pleure, on se la rappelle, on se l’accapare, on la dédaigne, on la justifie mais, à tout moment, elle est présente dans notre subconscient collectif. Mieux même, elle ose encore faire parler d’elle : le Puy du Fou, les bateaux Bénéteau en sont de brillants exemples. Pire, elle fait encore peur et on l’accuse, au nom de l’héritage, de vouloir raviver de mauvais souvenirs. Et puis si la Vendée fut la Vendée, c’est qu’elle l’avait bien voulu. Cette vérité imposée au XIXème siècle est plus que jamais proclamée haut et fort pour que tout le monde en soit convaincu, y compris le Vendéen le plus averti. Culpabilisé à souhait, harassé de beaux discours, vaincu d’avance, ce dernier est persuadé que ses aïeux ont commis la faute suprême d’avoir osé se rebeller contre une République foncièrement bonne et généreuse au nom de principes vieillots, idéologiquement indéfendables.

Lorsque nous osons soulever le mince rideau de cette mise en scène, nous sommes rapidement stupéfiés par cette monstruosité conventionnelle et par la vulgarité de ce bel écho.

C’est pour cette raison majeure qu’il faut maintenir coûte que coûte la connaissance de la réalité des événements : non seulement jamais ce crime n’aurait dû être oublié mais, de surcroît, cette forfaiture historique, admise par tous, qui fait des victimes des bourreaux et des bourreaux des martyrs, est inacceptable tant au niveau du principe que des conséquences générées.

Nous savons, par expérience, que les paroles s’envolent et que les écrits s’édulcorent. Nous savons aussi que la pierre résiste davantage au temps d’où l’idée du Mémorial de la Vendée Militaire construit à la Chapelle-Basse-Mer, commune bretonne martyre de la Vendée. Au-delà de la chapelle ruinée du XVIème siècle restaurée et consacrée à la prière, de la Vendéenne à l’enfant statufiée en souvenir de tous les génocides perpétrés, il fallait graver dans la pierre le nom des victimes du canton du Loroux Bottereau (le Loroux Bottereau, la Chapelle-Basse-Mer, Saint-Julien de Concelles, Barbechat, le Landreau, la Remaudière, la Boissière du doré), liste que nous possédons ainsi que celle de l’habitat détruit, en espérant que « ce mur des Vendéens » sensibilisera la génération présente et celles à venir au drame majeur de l’Histoire de France que fut la Vendée.

Restait à trouver les financements, d’où l’idée de ce livre qui, au-delà d’une simple souscription, laissera au lecteur un document précis quant à son contenu et beau dans sa forme grâce au talent modeste et généreux de Marcel de Villemoisson qui, secondé par son épouse Danielle, tenait à apporter son témoignage sur ce crime contre l’humanité : qu’ils en soient remerciés en notre nom à tous.

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