Ephéméride bretonne du 4 février

  • 1688 : Naissance de Pierre de Marivaux

Elevé en province, Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux suit des études de droit à Paris. Devenu avocat, il n’exercera pourtant jamais cette fonction. Il s’essaie au roman burlesque et débute au Théâtre Italien et au Théâtre Français. Ses pièces empruntent leurs conventions à ‘la commedia dell’ Arte’. Ses oeuvres multiples révèlent un certain utopisme et traitent souvent de la ‘métaphysique du coeur’ plus connue sous l’appellation ‘marivaudage’. Et c’est le thème de l’amour que Marivaux décline dans ses pièces tragicomiques. L’auteur se sert du travestissement et du grotesque des situations pour détourner les règles morales de l’époque. Il lance, comme unique rédacteur, le Spectateur français, un hebdomadaire aux accents moralistes qui comprendra 25 numéros. Il se veut aussi philosophe dans ‘L’ Indigent Philosophe’, une autre de ses parutions. (Source)

  • 1742 : Naissance de Adam Philippe de Custine

Député de la noblesse de Metz aux États généraux de 1789, il vote souvent avec la noblesse libérale de La Fayette, et fait partie des premiers à se rallier au Tiers état. S’il vote la Déclaration des droits de l’homme, il défend en revanche les prérogatives royales, en prenant la défense des émigrés et celle des biens du clergé.Sa vigueur dans la discipline, son indépendance à l’égard de la Convention, ses défaites en Rhénanie, enfin la prise de Condé-sur-Escaut par les Autrichiens le rendent suspect. La chute des Girondins, la dénonciation de Jacques René Hébert sur des pièces produites par le secrétaire général du ministère de la Guerre, François-Nicolas Vincent, des rapports d’Adam Philippe de Custine avec le haut commandement austro-prussien, entraînent sa convocation à Paris et son arrestation à son arrivée, le 22 juillet 1793. Traduit devant le Tribunal révolutionnaire où son procès est raccourci sur les menaces de Jacques René Hébert et de Robespierre, il est condamné et guillotiné à 51 ans, le 28 août 1793. (Source)

  • 1774 : Mort de Charles Marie de la Condamine
  • 1994 : Incendie du Parlement de Bretagne

A la suite d’une journée d’émeutes opposant, au cœur de la ville, manifestants marins-pêcheurs et forces de l’ordre, un incendie se déclare sous les combles du Parlement de Bretagne dans la nuit du 4 au 5 février 1994. Si une grande partie des décors intérieurs a pu être sauvée, le bâtiment est très endommagé.

A Rennes, comme dans toute la Bretagne, la population est sous le choc. L’événement fait la « Une » de tous les journaux nationaux. Ironie de l’Histoire, le Palais du Parlement comptait parmi les rares édifices de la Ville à ne pas avoir succombé au grand incendie de 1720.

La reconstruction s’organise vite. Deux mois plus tard, l’Association pour la renaissance du Parlement de Bretagne a déjà collecté 25 millions de francs. En novembre, la décision est prise de reconstruire le bâtiment à l’identique. Les travaux démarrent en 1996. Ils vont durer trois ans. Coût de l’opération : 230 millions de francs. (Source)
Saint breton du jour : Saint Kido, ermite et abbé en Bretagne (VIème siècle).

Histoire de la chapelle de Plovan dédiée à Saint Kido :

Cette chapelle du XIIème siècle, complètement ruinée, était dédiée à Saint Kido. Elle avait été reconstruite vers 1260 dans le style gothique de « l’école de Pont Croix « . L’église comportait une nef à quatre travées et bas côtés et un chœur. Elle avait été remaniée au XVème siècle, mais la rosace du pignon date du XVIème siècle. Elle fut vendue et détruite pendant la Révolution française, en 1793 pour construire un corps de garde sur le littoral. Il en reste la magnifique rosace au dessus de l’autel de pierre.

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