Ephéméride bretonne et royaliste du 25 février

  • 1488 : Contre-attaque du Maréchal de Rieux lors de la Bataille de Saint Aubin du Cormier.

 

  • 1796 : Exécution de Stofflet

Le 24 Février 1796, Hédouville écrit d’Angers au ministre de la guerre :  » Stofflet a été pris cette nuit avec deux de ses aides-de-camp, deux de ses courriers de dépêches et un domestique dans la ferme de la Saugrenière… Ils ont été amenés ici aujourd’hui par le général Mesnage : ils seront jugés aujourd’hui et fusillés demain… C’est aux mesures rigoureuses du général Hoche et à la grande activité dans laquelle il a maintenu nos troupes, dans le ci-devant royaume de Stofflet, que nous devons la prise du parjure Stofflet, qui n’a pu parvenir à faire soulever les campagnes et qui va recevoir sa juste récompense. « 

Le lendemain, Stofflet comparaît devant un conseil de guerre. Il a été pris les armes à la main, en conséquence, il est condamné à mort. Quelques heures plus tard, il arrive au Champ-de-Mars et commande le feu en criant :  » Vive la religion, Vive le Roi ! « . Source

Saint breton du jour : Saint Roparzh, fondateur de l’abbaye de Fontevraud.

Réformateur religieux et itinérant avec le soutien du pape, Robert d’Arbrissel se retrouve à la tête d’un groupe de plusieurs centaines de personnes, à majorité féminine. Il sillonne l’Anjou, le Maine et même la Normandie, où il convainc même, à Rouen, des prostituées (terme ici ecclésiastique désignant les femmes de prêtres chassées du presbytère suite au célibat des prêtres institué par le deuxième concile du Latran) à venir le rejoindre.

En 1101, avec l’aide de Pierre II, évêque de Poitiers, Robert d’Arbrissel installe sa communauté mixte, en Anjou, dans une enclave appartenant au diocèse de Poitiers, au fond du vallon de Fontevraud, proche de Saumur à côté de la source fons Ebraldi.

« Cependant, voyant augmenter la foule de ceux qui le suivaient, il décida, pour éviter tout acte inconsidéré, et puisqu’il importait que les femmes habitassent avec les hommes, de rechercher un lieu où ils pussent vivre sans scandale et de trouver un désert, s’il en rencontrait. Or, il y avait un lieu, inculte et aride, planté de buissons épineux, appelé Fontevraud depuis les temps anciens… »

— Baudri de Bourgueil, évêque de Dol de Bretagne, Vie du bienheureux Robert d’Arbrissel

Il commence à organiser la vie communautaire en fixant son groupe. Les fondations du monastère sont entreprises aussitôt. Le premier protecteur est le seigneur de Montsoreau, dont le château est tout proche. Le rayonnement du fondateur, apparaissant comme un féministe avant la lettre, y attire de nombreuses femmes nobles dont la duchesse de Bretagne, Ermengarde d’Anjou, qui y fait venir son frère, le duc d’Anjou, Foulque V d’Anjou, lequel favorise l’établissement par ses dons.

Il s’agit d’un monastère double et non mixte, c’est-à-dire que Robert s’engage à ce qu’à aucun moment il n’y ait de contact entre un moine et une moniale. Il répartit ses adeptes en quatre lieux distincts: le Grand-Moustier avec les contemplatives, des moniales de chœur, Sainte-Marie Madeleine avec des sœurs converses, des femmes ayant vécu dans le siècle, Saint-Jean-l’Habit pour les moines et Saint-Lazare pour les sœurs qui soigneront les lépreux qui seront, eux, hébergés à l’extérieur. Les contemplatives se consacrent à l’office divin (prières) les sœurs converses et les moines au travail à leur profit (seuls les moines pourront dire la messe).

La fondation rencontre un grand succès. On atteindra très vite 300 moniales de chœur. Cependant, Robert, qui dirige l’ensemble mais sans prendre le titre d’abbé, continue de fréquenter les différents lieux du monastère et notamment, s’entretient en privé avec les femmes. Il pratique à ces occasions le syneisaktisme, pratique ascétique que lui reproche dans sa lettre Geoffroy, abbé de la Trinité de Vendôme, vers 1106-1107. Source

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