Ephéméride bretonne et royaliste du 7 Mars

  • -322 : Mort d’Aristote.

Dans La Politique, Aristote tend à analyser l’origine, la finalité et le fonctionnement de l’État, mais aussi à étudier le fonctionnement des régimes politiques de son époque. Son but est de dégager le meilleur régime politique possible, l’État idéal. En même temps, il veut que cela soit réalisable. On lui devra notamment cette définition de l’Etat idéal :  « La démocratie dans la commune, l’aristocratie dans la Province et la Monarchie dans l’Etat« …

D’autre part, Aristote poussa la réflexion sur l’économie plus loin que Platon. Aristote est un fondateur de la pensée médiévale, en économie en particulier, et on trouve dans ses ouvrages des concepts précurseurs de la pensée économique moderne.

Aristote montre avec les Économiques et l’Éthique à Nicomaque la différence fondamentale entre l’économique et la chrématistique. La chrématistique (de khréma, la richesse, la possession) est l’art de s’enrichir, d’acquérir des richesses. Selon Aristote, l’accumulation de la monnaie pour la monnaie est une activité contre nature et qui déshumanise ceux qui s’y livrent : suivant l’exemple de Platon, il condamne ainsi le goût du profit et l’accumulation de richesses. Il y a en effet confusion entre le moyen et la fin : l’argent est un moyen pour échanger des valeurs d’usage en vue de satisfaire la vie. La chrématistique ne consiste en revanche qu’à accumuler la richesse comme fin en soi, comme si celle-ci en elle-même pouvait épanouir l’être humain.

L’homme est d’abord un animal politique. C’est la grande thèse aristotélicienne, sur laquelle il va bâtir toute sa philosophie politique. L’exigence de justice, si conflictuelle soit elle dans la cité, domine la vie et permet seule en se réalisant de réaliser l’être humain.

  • 851 : Mort de Nominoé.

Né aux alentours de l’an 800, Nominoë est un breton, qui serait originaire du Poher. Nominoë fut comte de Vannes à partir de juillet 819, Nominoë fut nommé missus imperatoris de Louis le Pieux et ducatus ipsius gentis des Bretons à partir de 831.

À la mort de ce dernier, en 840, il soutient dans un premier temps Charles le Chauve puis entre en rébellion ouverte contre l’administration franque. Dans sa volonté d’assurer l’autonomie de la Bretagne face au royaume franc, il s’allie avec Lambert II de Nantes, fils du précédent comte de Nantes mais non-confirmé dans cette charge par Charles le Chauve.

Le roi Charles doit reconnaître l’autorité de Nominoë sur toute la Bretagne en mai 846 à la suite des batailles de Messac (843) et de Ballon (845). La Bretagne accède ainsi à l’indépendance, les souverains bretons n’auront plus de tributs à payer au roi de France. Le Pape Léon IV, en conséquence, autorise Nominoë à porter la couronne d’or, et donc Nominoë se fait sacrer par l’archevêque de Dol.

Deux ans après, il s’empare d’Angers et des pays voisins. À cause de la défection de Lambert II de Nantes, il envahit ensuite Nantes et Rennes en 850, lance des raids sur le Bessin et le comté du Maine.

Nominoë meurt subitement au cours d’une expédition en profondeur dans le comté de Chartres près de Vendôme, le 7 mars 851 après avoir conquis le Maine et l’Anjou. Il est inhumé dans l’abbaye Saint-Sauveur de Redon.

  • 1274 : Mort de Saint Thomas d’Aquin.
  • 1425 : Charles VII élève d’Arthur III, connétable de Richemont, au rang de connétable de Bretagne

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