Le Hollandisme, entre l’immobilisme Queuilliste et l’idéologie combiste

Le Hollandisme, entre l’immobilisme Queuilliste et l’idéologie combisteDans une longue tribune dans l’édition du Monde du 8 Décembre 2012, Mr Laurent Bouvet, professeur de Sciences Politiques à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, s’est attelé à la rude tâche de poser, en quelques points, les principes fondamentaux de cette pensée politique qu’il convient d’appeler « Hollandisme »1.  Essayer d’y déceler une quelconque constante, une intangibilité dans ces flots de reniements et revirements, voilà donc l’objectif  de cet exercice particulièrement délicat, tant l’actuel locataire du Château semble de prime abord voguer au gré des vagues médiatiques.

La principale caractéristique de l’Hollandisme, selon Mr Bouvet, est « son refus de se voir imposer les choix », un certain pragmatisme de l’action se dessinant sous cette apparente (réelle ?) indécision chronique. L’exemple pris de Florange, s’il apparaît à l’auteur « paroxystique » de cette caractéristique, ne semble pourtant pas devoir faire l’unanimité : jouant la temporisation au sein d’un gouvernement déchiré, François Hollande a plutôt joué la carte de « l’embrouille généralisée » pour sauver les quelques pots qui restaient. Par ce remarquable pas-de-deux politique, Hollande s’affiche donc non pas en continuateur de son prédécesseur Mitterrand, mais plutôt comme fidèle à certains principes de l’immobiliste corrézien Henri Queuille : « Quand vous êtes embêtés, embrouillez tout ».

Le pragmatisme hollandiste n’est en rien comparable à son homonyme gaulliste : là où ce dernier infléchissait sa politique en fonction de « circonstances », Hollande forme sa politique même de ces circonstances. Sa seule force réside dans cet immobilisme, dans cette constante recherche « d’absence de solutions qui viennent à bout des problèmes », comme disait « le père Queuille ».

Mais, en creusant bien, cet immobilisme « queuilliste » sert également d’apparence trompeuse à l’insidieuse idéologie qui anime l’ensemble socialiste. Cette idéologie, digne fille de celle du bloc des gauches des années 1899, se distingue par son inexpugnable volonté de destruction de l’héritage civilisationnel de l’Eglise catholique, ces repères fondamentaux qu’apporta historiquement la religion catholique à la France, comme par exemple le mariage entre l’homme et la femme.

Cette idéologie, violemment amorcée par Gambetta en 1877 en réaction «au gouvernement du sabre et du goupillon » de Mac Mahon, poursuivie avec ténacité et zèle par le gouvernement Combes de 1904, aura progressivement eu raison de l’influence de la religion catholique en France. Voilée sous le terme de « laïcité », cette lutte se poursuit aujourd’hui avec autant d’acharnement qu’il y a 100 ans, détruisant les fondements même de notre culture française. La récente annonce de création d’un Observatoire de la laïcité, s’il fallait reprendre les termes de Mr Bouvet, semble être « paroxystique » de cette caractéristique hollandiste….

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