Delanoë, bobo, maire et sectaire

En réclamant un “dédommagement” à la suite de la “manif pour tous”, le maire de Paris démontre, une fois encore, son dogmatisme.

Cent mille euros : c’est la somme que réclame Bertrand Delanoë au ministère de l’Intérieur pour la réfection du Champ de Mars. Dans le viseur du maire de Paris, les organisateurs de la “manif pour tous” du 13 janvier, coupables, à ses yeux, d’appartenir au mauvais camp sur le projet de “mariage pour tous”. Guettée par l’asphyxie financière de son collectif, Frigide Barjot, porte-parole de la “manif pour tous”, a déjà opposé une fin de non-recevoir au maire de Paris : « S’il faut replanter le Champ de Mars, on le replante, mais on n’a pas 100 000 euros. »

Valeurs actuelles peut cependant le révéler : le Champ de Mars n’a pas souffert de la mobilisation massive du 13 janvier. Dès 20 h 30, ce jour-là, l’adjoint aux espaces verts du VIIe arrondissement de Paris, René-François Bernard (UDI), envoyait ce SMS à ses collègues : « Superpropreté. Pelouses jusque place Rueff RAS. » Seul le gazon situé juste devant la tour Eiffel a été endommagé : la neige fondue a embourbé le carré des personnalités.

Infondé, cet acharnement du maire de la capitale l’est d’autant plus que, le 27 janvier, aura lieu la soirée de soutien au projet de “mariage pour tous” au Théâtre du Rond-point, financée pour moitié par… la Ville de Paris.

Un “deux poids, deux mesures” qui, loin de son image, est la marque de fabrique de Delanoë. Profitant d’une cérémonie de voeux à la mairie de Paris, il a rappelé sa volonté de faire aboutir la réforme du mariage et distribué le livre le Sel de la vie de l’ethnologue Françoise Héritier, proche de Martine Aubry et fervente partisane du mariage homosexuel.

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