Les allocations familiales et le gouvernement Rantanplan

Drapeau françaisSi vous connaissez Lucky Luke, vous connaissez sans doute aussi Rantanplan. Ce chien un peu particulier est censé garder les prisonniers d’un pénitencier et les suivre à la trace lorsqu’ils s’évadent. Mais l’odeur desdits prisonniers lui est si désagréable qu’il part systématiquement dans la direction inverse. Ce qui conduit Lucky Luke à s’en servir pour voir dans quelle direction ne pas aller. Ou encore, comme le dit le célèbre cow boy, comme « une boussole qui indiquerait le Sud ».

Eh bien ! le gouvernement de Jean-Marc Ayrault joue exactement le même rôle pour la politique française. À ma connaissance, il n’a pas encore pris une seule décision conforme à l’intérêt national. Et on peut être assuré que toute décision qu’il prend indique la direction précise de ce qu’il ne faut pas faire.

Les exemples sont innombrables, dans tous les domaines : des réformes dites « sociétales » au fiscalisme en passant par l’embauche de fonctionnaires ou l’immigration.

Un parlementaire de la droite provençale avait naguère apostrophé un Premier ministre socialiste, en lui disant, avec les paroles du Schpountz de Pagnol : « Ce n’est pas que vous êtes bon à rien ; c’est que vous êtes mauvais en tout. »

Nous y sommes revenus.

En pire, puisqu’à l’époque, il y avait Mitterrand qui, derrière son cynisme, cachait une profonde connaissance des hommes et de la France. Alors qu’aujourd’hui, il y a Hollande qui a tout du politicien de sous-préfecture : roué, capable de se garder à gauche et à droite, habile à fuir ses responsabilités, mais, enfin, à peu près aussi bien préparé à gouverner la France que moi à être tortionnaire dans un goulag de Corée du Nord !

Voulez-vous un exemple concret de ce gouvernement Rantanplan ?

Puisons dans l’actualité. On nous annonce une fiscalisation des allocations familiales.

À la décharge de MM. Ayrault et Hollande, ils ne sont pas les premiers à y penser. Lionel Jospin l’avait tenté. Mais reprendre une idée idiote naguère rejetée est plutôt une circonstance aggravante. Cela signifie soit que nos dirigeants sont tellement ignares qu’ils ne connaissent pas les débats de la décennie précédente. Soit, que les ayant regardés, ils ont décidé de passer outre.

On peut contester le principe des allocations familiales. Il n’est pas certain qu’elles soutiennent efficacement la natalité française. Mais on ne peut les maintenir en en changeant radicalement le sens.

Or, les fiscaliser revient à deux choses. D’une part, à les considérer comme une variable de la redistribution sociale. Comme si la politique sociale et la politique familiale étaient identiques. Le principe des allocations familiales identiques quel que soit le revenu des parents consiste à encourager la natalité de tous les Français.

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