Les produits dérivés des algues : une piste à développer

Algues bretonnesIl est de bon aloi pour l’économie régionale de pouvoir user des matières premières locales comme assises de développements technologiques, apportant ainsi un savoir-faire unique (et donc valorisable) sur une matière peu onéreuse. En Bretagne, ce principe s’applique admirablement bien aux traitements des algues, et particulièrement sur les produits dérivés des retraitements de cette manne abondante.

Ainsi, la société rennaise Felor vient d’annoncer la mise sur le marché d’une nouvelle gamme de peintures d’intérieur « à base d’algues bretonnes« .

Felor se targue également de produire des peintures fabriquées « à 98 % à partir de substances biosourcées » quand les peintures à l’eau traditionnelles contiennent 65 % de substances d’origine pétrolière, et n’émettant qu’un gramme de composés organiques volatiles par litre, contre une norme Ecolabel à 30 g/l.

Evidemment, cette nouvelle gamme, fruit de près de cinq ans de recherche et développement, souffre de l’éternel fardeau fiscal français : devant être rentable à court terme, elle voit donc son prix s’étoffer pour pouvoir absorber les charges fiscales reposant sur l’entreprise. Face à cette hausse des prix, l’argument normatif peut s’avérer payant, le produit permettant en outre de passer les nombreux barrages règlementaires français. Mais gageons qu’à l’international, ce produit serait évidemment hors concours : son prix n’est absolument pas compétitif au sein d’un marché où les normes environnementales sont souvent moins strictes que les françaises (pays scnadinaves exceptés).

Cette initiative est à saluer, car elle permet, outre la valorisation de matières premières locales, de protéger davantage les emplois locaux.

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