Ephéméride bretonne et royaliste du 24 Septembre

768 : Décès de Pépin Le Bref, roi des francs de 751 à 768, premier monarque de la dynastie Carolingienne.

Durant son règne, Pépin remet de l’ordre dans son royaume :

  • Avec les grands seigneurs, il étend les rapports vassaliques par des serments de fidélité.
  • Il travaille à chasser définitivement les arabes de la Septimanie, province au sud du royaume franc, tâche achevée en 759, avec la prise de Narbonne.
  • Il reprend l’Aquitaine après une longue série de campagnes contre le duc d’Aquitaine Waïfre (Gaifier), de 761 à 768.

Il lutte continuellement pour asseoir son autorité aux frontières, notamment en Germanie, où depuis l’abdication de son frère Carloman en 747, il est confronté à l’opposition de son demi-frère, Griffon, fils naturel de Charles Martel qui s’est fait reconnaître duc de Bavière. Vaincu, ce dernier est fait duc du Maine par Pépin, qui lui confie la marche de Bretagne, spécialement créée pour lui. Cette manière de l’éloigner des Bavarois vise à le dissuader de se révolter. Mais la mauvaise volonté de Griffon le conduit à chercher à s’allier aux Lombards, et, alors qu’il va franchir les Alpes, il se fait tuer par des hommes de Pépin.

Il entreprend également une réforme monétaire, visant a uniformiser le poids et l’aspect du denier d’argent franc en (le 11 juillet 755), par l’Édit de Ver-sur-Launette, (Oise) (capitulaire de Ver). Mais la marque de l’autorité royale ne figurera systématiquement sur la monnaie qu’à partir de 793, sous Charlemagne. Enfin, il instaure la dîme en 756.

1758 : Bénédiction de la première pierre de l’Eglise Saint Nicolas de Loudéac.

Elle est édifiée par l’entrepreneur Jean Gueno du Chesne. La première pierre de l’église est bénite le 24 septembre 1758. Les travaux sont réceptionnés en 1765.

La reconstruction partielle du clocher date de 1743-1746, la nef de 1758-1762, le choeur du XVIII-XIXe siècle et les orgues de 1854. Son maître-autel à baldaquin en bois sculpté et en marbre de Carrare est l’oeuvre du Trégorois Yves Corlay et de son gendre Julien Heurtault. La croix hosannière, en fer forgé et oeuvre de François Charles Cancoin, date de 1817, les statues Saint-Maurice et de Saint-Nicolas, en marbre, de 1776.

Saint breton du jour : Stz Tekla

STE-TH~1Sainte Thècle est une martyre du temps des Apôtres. Les saints Pères l’ont appelée avec enthousiasme la femme apostolique, la fille aînée de saint Paul, la protomartyre parmi les femmes, comme saint Étienne fut le protomartyr parmi les hommes. Thècle, très versée dans la philosophie, dans les sciences et dans les belles-lettres, fut convertie par saint Paul, à Iconium. Elle voulut rester vierge et fut dénoncée comme chrétienne par le jeune homme qui aspirait à sa main. Condamnée au feu, dans l’amphithéâtre, à la demande de sa mère, elle vit Notre-Seigneur lui apparaître sous les traits de saint Paul, puis remonter au Ciel comme pour lui en tracer le chemin. Pleine alors d’un courage tout nouveau, elle s’arme du signe de la Croix et monte, rayonnante de joie et de beauté, sur le bûcher ; bientôt les flammes l’entourent de toutes parts, mais sans la toucher, et la foule étonnée aperçoit la victime pleine de vie et priant Dieu ; nouveau miracle : un nuage s’abat sur le bûcher et en éteint les flammes.

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