Ces auteurs que la bienpensance abhorre

Charles Maurras
Charles Maurras

Il est toujours rageant de constater l’hypocrisie galopante de la caste bienpensante française, celle-ci usant et abusant de certains procédés rhétoriques odieux pour faire interdire certains auteurs français de génie. Reductio ad Hitlerum et Point Godwin en tête, toutes les manipulations et autres tromperies semblent bonnes pour faire condamner ces auteurs et leurs ouvrages, au rang desquels Maurras, Brasillach et Céline font malheureusement office de figures de proue…

    Condamnés par une caste politico-médiatique à la mémoire douteuse (quid de la collaboration des socialistes, Mitterrand en tête ?), à la vision historique déformée (on ne cite pas non plus les virulentes condamnations maurrassiennes et royalistes contre l’Allemagne Nazie) et au jugement détestable, ces auteurs français rejoignent lentement mais sûrement les oubliettes de l’Histoire, terrassés par la bêtise mortifère d’un régime intrinsèquement mauvais.

    Pêchant par anachronismes crasses et manipulations historiques, la république et les associations (lobbys ?) antiracistes s’évertuent donc aujourd’hui à détruire la postérité littéraire de ces auteurs, condamnant hic et nunc les inconscients qui les citeraient à une descente aux enfers digne de Job ou d’Orphée. Jean Marie Le Pen, habitué des citations scabreuses et d’outrecuidantes sorties verbales, vient d’en faire les frais en citant à la fin d’un meeting politique, Le Testament d’un Condamné de Robert Brasillach… récoltant évidemment les foudres et autres tempêtes sonnantes et trébuchantes des actuels bienpensants. Sa fille, plus policée et souhaitant depuis son avènement laver le parti frontiste de tout soupçon ou casseroles léguées par son père, essaye aujourd’hui tant bien que mal de récupérer le « dérapage de Papa » à quelques mois des élections présidentielles, en livrant  cette fameuse phrase : « Il faut séparer l’homme de l’œuvre », excuse passe-partout qui aura au moins le mérite de calmer les ardeurs médiatiques, au moins jusqu’à la prochaine bévue du paternel.

Mais la vraie question, celle qui faudrait réellement poser, c’est doit on séparer l’homme de l’œuvre ou accepter le tout et le regarder, jugeant en âme et conscience grâce à ce don qu’est notre libre arbitre ? Plus clairement, doit on interdire un auteur et son œuvre parce qu’il a fait des erreurs ou justement, étudier l’œuvre et l’auteur, ce tout inaliénable et inséparable, en essayant de tirer les leçons de ceci avec la lumière que nous apporte l’Histoire ?

Interdire un auteur, proscrire les citations et prohiber les ouvrages, c’est reconnaître la défaite de l’intelligence face à l’idéologie, poser l’interdiction comme principe formateur du libre arbitre, celui-ci ne se formant qu’avec des auteurs « autorisés », tels Karl Marx ou Voltaire (on passera bien sûr sur l’antisémitisme de ce dernier, qui n’avait rien à envier à celui de Brasillach ou de Drumont).

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