Jusqu’au bout, la municipalité socialiste nantaise aura privilégié le granit chinois

Utiles ou pas, la communauté urbaine de Nantes a multiplié en 2013 les travaux de voirie à l’approche des élections municipales. Elle a en particulier pratiqué une piétonnisation à marche forcée. À chaque chantier, elle engage des budgets considérables en faveur d’entreprises du BTP. Mais ces travaux incessants suscitent chez les Nantais une exaspération croissante. La communauté urbaine s’efforce donc de les achever au plus vite afin que les électeurs aient le temps d’oublier les désagréments avant le jour du vote.

L’un des aspects les plus surprenants de ces travaux est le recours presque systématique à des pavés de granit chinois, au détriment des producteurs bretons. En quelques années, le centre de Nantes est devenu une sorte de vitrine de l’industrie granitière chinoise. Ce qui pouvait passer pour une distraction il y a quelques années fait à présent figure de politique systématique. Sans que cela émeuve beaucoup le ministre du Redressement productif ni les Verts et écologistes.

Parmi les derniers chantiers en cours, celui de la rue de l’Arche-sèche ne fait pas exception à la règle : ses dalles de 14x14x8 cm sont chinoises. Oh ! Nantes Métropole ne s’en vante pas et les palettes de dalles sont étiquetées au nom d’une société française, Cominex, spécialiste du négoce de pierres. Mais les étiquettes parlent : les pavés portent la référence G682, nom de code du Padang Yellow, un granit jaune provenant du Fujian, une province du sud-est de la Chine.

Source de l’article : Breizh Info

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