SANT PADERN… qui était-il ?

De source sûre, nous savons qu’un évêque Paternus siégeait à Vannes dans les années 460, sous le règne de Riotam, puisqu’il participe à plusieurs synodes locaux. Mais la destruction radicale des archives bretonnes sous l’occupation carolingienne l’a plongé dans les ténèbres du Dark Age, fumées des autodafés.
Le légendaire vannetais  (Buhé er Sent, 1907, p 414) fait état de deux Patern, l’un au 4ème siècle, l’aitre au 5ème, qui aurait été chassé par des chefs jaloux. Gens et lieux restent dans les brumes.

Il existe une Vita dite galloise (ed. Wade-Evans, Cardiff), apparemment oeuvre d’un clerc anglo-normand du Pembroke, pour le compte de l’abbaye de Llanbadan Vawr. Ecrite dans un latin pesant où la fréquence du mot  moX (« tout de suite »)  elle révèle la hâte de l’auteur  (partagée par le lecteur), à arriver au point final. Elle a laissé perplexe lecteurs et éditeurs.
On peut y lire que Padern a bénéficié d’une grâce unique : une nativité sanctifiante : dès son premier souffle, ses parents se retrouvent saints, ce qui fait du nouveau-né l’incarnation du Saint-Esprit. Mektoub ! On est loin de la doctrine évangélique celtique.

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Saint Patern

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