Ephéméride bretonne et royaliste du 10 Septembre

Jeanne de Penthièvre1384 : Décès de Jeanne de Penthièvre, Duchesse de Bretagne. Elle fit valoir par les armes ses droits à la succession de Bretagne contre Jean de Montfort, son oncle, époux de Jeanne de Flandre, ce qui donna lieu à la guerre de Succession de Bretagne. Aiguillonnant son mari Charles de Blois, elle refusa un compromis qui aurait mis pacifiquement fin à la guerre par un partage de la Bretagne et qui lui en aurait réservé la moitié nord. Pour trancher, Blois attaqua à Auray et y trouva la mort en 1364.

Après cette défaite, elle dut renoncer par le premier traité de Guérande à sa souveraineté sur la Bretagne, tout en conservant le titre ducal sa vie durant. Le 9 juillet 1369 Jeanne mit la vicomté de Limoges que du Guesclin avait affranchie de la domination anglaise sous la coupe de Charles V, qui lui en rendit l’investiture le jour même, puis le 13 janvier 1380 par lettre patente; certains disent qu’elle la récupéra dès 1371, en fait elle n’en reçut alors que quelques terrains à Limoges, place de la Motte, suite à la soumission du château de Limoges à Charles V).

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1638 : Naissance de Marie-Thérèse d’Autriche, épouse de Louis XIV.

Marie-Thérèse resta toute sa vie très pieuse et mena une vie effacée. Elle invitait les « courtisanes » de son mari à venir faire des prières avec elle. Marie-Thérèse finit par se replier sur elle-même, vivant au sein d’une petite cour, isolée au milieu de la Cour, recréant l’atmosphère de Madrid, entourée « de ses femmes de chambre espagnoles, de moines et de nains », mangeant de l’ail et buvant du chocolat, chaussant des talons très hauts qui la faisaient souvent tomber. Pour faire venir à Versailles un confident, elle joua au jeu avec lui et perdit beaucoup d’argent. Le roi fut obligé d’intervenir. La reine craignait les esprits. La nuit, même avec le roi à ses côtés, il fallait qu’une femme lui raconte des histoires pour l’endormir et lui tienne la main toute la nuit. Quand le roi voulait assumer son devoir conjugal c’est à peine si cette femme se retirait… D’une dévotion toujours plus intense, l’essentiel de son activité concerne les soins aux malades, aux pauvres et aux déshérités. Elle fréquente l’hôpital de St Germain en Laye, assurant les soins les plus pénibles. Elle soulage même en secret les « pauvres honteux » en accordant des dots aux filles de nobles pauvres.

Elle conduit en professionnelle la parade monarchique et est la dernière reine de France à l’assumer.

En 1665, son père meurt, laissant le trône à un fils souffreteux âgé de quatre ans issu d’un second lit. Louis XIV en profite pour demander une part d’héritage (guerre de Dévolution).

En 1666, la mort lui enlève le seul soutien qu’elle avait à la cour : sa belle-mère et tante, la reine-mère Anne d’Autriche.

Saint breton du jour : Saint Nicolas Tolentino, moine de l’ordre St-Augustin à Tolentino en Italie au 13e siècle, patron des opprimés, des enfants et des mères.

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