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4 Juillet 1848 : Décès de Châteaubriand

François René de Chateaubriand, né le 4 Septembre 1768 à Saint Malo dans l’Ille et Vilaine, est un des piliers de la Littérature française, à l’instar de Hugo ou de Bernanos. Tête de file de la littérature romantique, il n’a pourtant pas commencé sa vie sous les meilleurs hospices. Né dans une bretagne où sa famille a fait faillite, il ne souhaite pas cette carrière militaire que lui prédestine ses parents. René de Chateaubriand, son père, réussit à établir un commerce florissant avec les colonies, permettant à sa famille de racheter le chateau de Combourg, près de Rennes.

Malgré son désir de paix, il s’engage et passe sous-lieutenant en 1786, et découvre la vie à Paris de cette époque. À Paris, il put assister aux premiers bouleversements de la Révolution; d’abord séduit par les débats d’idées qu’elle soulevait, il devait prendre rapidement en horreur les violences qu’elle engendrait. En avril 1791, par goût de l’aventure, il s’embarqua pour l’Amérique et y voyagea pendant quelques mois. Lors de ce voyage, il écrit Essai sur les révolutions anciennes et modernes en rapport avec la Révolution Française, un essai très représentatif du désir de liberté de cette époque.

De sa découverte des paysages et de sa vie au contact des Indiens, il rapporta de volumineuses notes qui allaient nourrir ses œuvres littéraires, notamment son Voyage en Amérique (1827), ou l’ébauche du recueil de poème Nachez. C’est à Londres qu’il publia son Essai historique, politique et moral sur les révolutions anciennes, considérées dans leurs rapports avec la Révolution française (1797) où, à travers l’évocation des bouleversements et des violences de la Révolution, il expose surtout la douleur de sa situation d’exilé et d’« infortuné ».

On connait principalement le côté romantique du vicomte de Chateaubriand. Mais ce que la plupart des français du XXI° Siècle ignore, c’est le côté militant royaliste de François René de Chateaubriand. Convaincu de la nécessité pour la France d’un retour des Bourbons au trône, il s’engagea en politique, et y réussit avec talent. Lors de la chute de Napoléon, Chateaubriand écrivit un virulent pamphlet contre l’empereur : De Buonaparte et des Bourbons. Louis XVIII lui dit que son oeuvre servirait mieux le prince qu’une immense armée !

Membre du cabinet royal, ambassadeur de France en Suède, ministre d’état et pair de France, Chateaubriand devient un politique incontournable de la France. Cependant, son refus de l’ordonnance du 5 Mai 1814 lui fait perdre sa place de ministre, et il s’engage aux côtés des ultraroyalistes.

Désabusé par les affaires politiques, et suite à la révolution de 1830, Chateaubriand quitte la politique et même la chambre des pairs. Il passera ses dernières années en retraite, accompagnée par sa femme. Continuant à écrire cependant, il critique le nouveau gouvernement dans diverses oeuvres :De la Restauration et de la Monarchie élective, etc…

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