Le couvercle de la christianophobie

Dans la caste politico-médiatique français, le tabou de la persécution des chrétiens a longtemps perduré, laissant sous entendre qu’elle n’était qu’un épiphénomène qui passerait avec le temps. On se souvient notamment de l’attentat en Egypte où les autorités avaient fustigé la violence sans dénoncer le côté religieux…Pourtant, la récente recrudescence de ces persécutions anti-chrétiennes les a forcés à admettre l’inavouable vérité que les chrétiens restent les plus persécutés au monde.

Et l’on pourra donc saluer l’article d’aujourd’hui de ouest-france consacré à ces persécutions. On pourra d’ailleurs constater la pertinence des propos de l’auteur qui, visiblement, a travaillé son sujet :

L’augmentation de la persécution dans le monde est liée à 4 facteurs :

L’extrémisme islamique se renforce. Que ce soit le fait des gouvernements comme en Arabie Saoudite ou en Iran, ou d’organisations non étatiques, comme le groupe Boko Haram au Nigéria, l’islamisme gagne en influence dans beaucoup de pays musulmans. Quand l’extrémisme devient la culture dominante de la population, les chrétiens courent de plus grands risques encore. En tant que minorité, ils se sentent étrangers dans leur propre pays. C’est ce qui se passe au Pakistan et même en Turquie.

En Irak, on a remarqué une dégradation de la situation au Kurdistan, qui était jusque là une région sûre pour les chrétiens. Des extrémistes, soutenus par l’Iran, sont arrivés dans la région et sont responsables de l’augmentation des violences à l’encontre des chrétiens.

En Syrie, les quelques 2 millions de chrétiens sont dans l’expectative, et craignent d’êtres victimes de l’instabilité politique car le régime en place, si autoritaire soit-il, leur apportait jusque là sa protection.

Le nationalisme religieux retrouve des forces. En Inde par exemple, les nationalistes hindous infiltrent les villages. Ils y créent des écoles et essaient d’y former toute une génération de nationalistes. C’est une stratégie à long terme, qui pourrait entraîner dans les années qui viennent une augmentation de la persécution dans ce pays.

Les despotes ont peur. En Corée du Nord, où le fils de Kim Jong-Il vient d’accéder au pouvoir, le pays est au bord du gouffre.

Dans les pays communistes ou post-communistes, un peu plus stables, comme la Chine ou les républiques d’Asie Centrale, les gouvernements sont sur la corde raide. D’un côté, ils cherchent à libéraliser leur économie, d’un autre, ils ne veulent rien concéder sur le plan politique en terme de liberté pour les citoyens. Dans leurs efforts de se maintenir au pouvoir, ces gouvernements considèrent les communautés chrétiennes, soit comme des alliées potentielles, soit comme une menace. Dans les deux cas, le pouvoir cherche à les contrôler, ce qui explique pourquoi la situation ne s’améliore pas en Chine et pourquoi elle se dégrade dans les républiques d’Asie centrale.

La corruption organisée ne cesse de progresser. « Il est plus important de connaître le juge que de connaître la loi. » Ce constat fait par un pasteur au Pakistan reflète l’état de corruption de bien des pays. Au Nigéria, en Colombie, au Pakistan, en Indonésie et en Inde en particulier, les communautés chrétiennes doivent vivre dans une société totalement corrompue, dans laquelle, ils ne peuvent obtenir quoi que ce soit, s’ils refusent de coopérer.

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