Karantez Vro

Voici l’une des plus belles mélodies bretonnes, récemment reprise par Nolwenn Leroy mais chantée bien avant, notamment par Véronique Autret. La traduction du texte est en dessous :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=LkZQUXqh-Y4[/youtube]

E korn va c’halon ‘zo ur gleizhenn
‘Baoe va yaouankiz he dougan
Rak, siwazh, an hini a garen
Ne gare ket pezh a garan.
Eñ na gare nemet ar c’hêriou,
Ar morioù don, ar broioù pell,
Ha ne garen ‘met ar maezioù,
Maezioù ken kaer va Breizh-Izel.

Ret’ voe didab ‘tre div garantez :
Karantrez-vro, karantez den.
D’am bro am eus gouestlet va buhez
Ha lezet da vont ‘n hini ‘garen.
Biskoazh klevet keloù outañ.
Ar gleizhenn em c’halon zo chomet
Pa ne gare ket pezh a garan

Pep den a dle heuilh e donkadur :
Honnezh eo lezenn ar bed-mañ.
Gwasket ‘voe va c’halon a-dra-sur,
Met ‘gare ket pezh a garan.
Dezhañ pinvidigezh, enorioù,
Din-me paourentez ha dispriz.
Met ‘drokfen ket evit teñzorioù
Va Bro, va Yezh ha va Frankiz.

En mon coeur est ma blessure,
Depuis ma jeunesse y reste gravée
Car, hélas, celui que j’aimais
Ce que j’aime n’aimait pas.
Lui n’aimait que la ville,
La grande mer et les lointains ;
Je n’aimais que la campagne,
Beauté des campagnes de Bretagne.

Entre deux amours il me fallut choisir
Amour-patrie, amour de l’homme ;
A mon pays j’ai offert ma vie,
Et s’en est allé celui que j’aimais.
Depuis, jamais je ne l’ai revu,
Jamais connu de ses nouvelles.
En mon coeur saigne la blessure
Car ce que j’aime, il n’aimait pas.

Chacun sa Destinée doit vivre,
Ainsi en ce monde en est-il.
Meurtri, certes, fut mon coeur,
Mais ce que j’aime, il n’aimait pas.
A lui, honneurs et richesse
A moi, mépris et humble vie.
Mais je n’échangerais contre nul trésor
Mon pays, ma langue et ma liberté.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.