Et une loi mémorielle de plus…

Ce que les gens de bonne intelligence redoutaient tant vient d’arriver : la France républicaine étoffe donc son (trop) grand panel de lois mémorielles d’une nouvelle atteinte liberticide. En effet, le Sénat a validé hier soir par 127 voix contre 86 la loi déjà votée par l’Assemblée le 22 décembre et ce, malgré les motions d’irrecevabilité et autres moyens de pression donnés au peuple pour tenter de freiner les dérives d’un régime pathologiquement dangereux et nihiliste. En vain, bien entendu.

L’interdiction de négation du Génocide Arménien sera donc rapidement mise en place, et la lourde peine qui l’accompagne : un an de prison et 45 000 euros d’amende, autant dire que les républicains n’y vont pas avec le dos de la cuillère à pot de la bienpensance.

Comme nous l’avons toujours fait, et comme nous le ferons toujours, les royalistes s’élèveront toujours contre ces lois mémorielles, ces législations historiques ineptiques qui posent les bases d’une réelle dictature de la pensée. Les républicains actuels  se gargarisent littéralement de l’héritage révolutionnaire « Liberté, Egalité, Fraternité », ce triptyque jacobin qu’ils tendent à remettre en place en misant sur le panurgisme populaire français : non, non et encore non ! Les royalistes doivent s’insurger face à ces atteintes à la liberté d’expression, la liberté de penser, la liberté de philosopher !

Mais surtout, ces lois mémorielles posent surtout les bases intellectuelles de la dictature historique et, a fortiori, politique. Poser des tabous sur des sujets historiques revient non seulement à dénaturer profondément la science historique, l’étude objective des faits de l’Histoire, mais surtout tend à dogmatiser une certaine version officielle de l’Histoire, quitte à même empêcher toute discussion par un biais législatif. Or, comme disait Ulrich Wickert, « Même dans une société éclairée, les tabous nuisent aux causes qu’ils prétendent servir. Car ils provoquent des peurs et les peurs induisent des comportements irrationnels, y compris en politique« …

Il ne s’agit pas ici de revenir sur le Génocide Arménien, mais sur la perversion d’un système législatif et juridique national au service d’une bienpensance, avec pour objectifs principaux une atteinte légale envers la liberté d’expression et un couvercle de plomb sur l’Histoire même. La prochaine étape sera t’elle la mise en place d’une interdiction de négation de la « révolution salvatrice des peuples », ou une interdiction de négation d’une certaine vision historique falsifiée de la révolution française ?

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