Le maire de Pommerit Jaudy renonce à l’expo de masques vaudous dans la chapelle

André Le Moal, maire de Pommerit-Jaudy, dans les Côtes-d’Armor, vient d’annoncer qu’il renonçait à exposer des masques primitifs vaudous dans la chapelle Saint-Antoine.

En début de semaine , le curé de Tréguier avait déclaré qu’il était hors de question pour lui de célébrer la messe entre des murs qui auraient accueilli des masques liés à des pratiques de sorcellerie. « On ne veut pas que notre exposition, d’envergure internationale (NDLR : elle a reçu le patronage de l’Unesco) soit plombée par cette querelle », indique André Le Moal qui réfléchit, avec les organisateurs, à un autre lieu d’exposition sur la commune. (Source)

On pourra relire à propos la lettre pleine de bon sens du curé de la Paroisse au Maire en intégralité ici.

[…]J’avoue ne pas très bien comprendre non plus pourquoi il faut utiliser justement cette chapelle pour faire cette exposition alors que la Communauté de Communes dispose d’autres locaux autrement mieux adaptés, notamment à Pommerit-Jaudy et à la Roche Derrien, qui ne sont pas plus difficiles à sécuriser qu’une chapelle isolée à la sortie du bourg … mais, n’ayant pas du tout été associé à la réflexion menée pour la mise en place de cette exposition, je n’ai sans doute pas tous les éléments qui vous ont conduits à faire ce choix. 
Car, enfin, vous avez pris l’initiative de lancer dans la presse l’annonce de cette exposition sans même que j’en ai été averti … C’était votre droit le plus strict, puisque la chapelle relève du domaine privé de la commune, comme je l’ai expliqué au début de cette lettre. Mais je ne peux que tirer les conséquences de ce choix, comme je le fais d’ailleurs avec les chapelles appartenant à des propriétaires privés. Lors de la présentation des vœux l’année dernière, vous aviez vous-même annoncé le projet de tenir des expositions dans cette chapelle, et Madame la Conseillère Générale, Jeannine Le Béchec, avait immédiatement ajouté « en concertation avec la paroisse », en nous regardant, puisque le Père Luiz Chang et moi-même avions pu répondre à votre aimable invitation à participer à cette célébration conviviale. Je regrette que cette intention qui avait été exprimée très publiquement n’ait pas été suivie d’effet.

Croyez bien, Monsieur le Maire, que je regrette beaucoup de devoir tenir cette position qui fait disparaître un Pardon populaire et un lieu de culte que nous utilisions aussi régulièrement avec les jeunes. En conscience, je ne crois pas pouvoir faire autrement. Seule la foi peut permettre d’entrer pleinement dans la logique qui dicte notre décision. J’espère que ce courrier l’éclairera cependant un peu pour ceux qui ne s’y reconnaissent pas ou peu. […]

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