Billet des 1001 nuits…

Voici le millième billet (happy birthday !) de notre ami Catoneo sur son site Royal Artillerie, et ô joie, il le consacre aux îles Kerguelen ! Billet à lire intégralement ici, en remerciant au passage son auteur…

Archipel de la taille d’une Corse, couverte de choux sans une chèvre, les Kerguelen loin des dieux et des yeux du vieux Ptolémée, n’ont jamais lutté pour leur indépendance. Y règne la paix, propice à la promotion immobilière dans le cadre réchauffé de l’hémisphère antipodique. Ce n’est pas pour demain matin, mais après-demain déjà !

On a dit beaucoup de mal du climat pour en détourner les envieux, mais les relevés pieusement conservés n’ont jamais donné plus froid que -10°C et plus chaud que 21°C, avec des vents, certes soutenus mais pas tous les jours non plus à 150 km/h, jolie brise relativement courante dans les cinquantièmes, ce qui disqualifie quand même la vache betizu au profit du zébu qui n’a pas de cornes. Il y pleut autant, disons à peine plus qu’au Pays basque, une bruine horizontale comme à Ouessant-voit-son-sang !

Les espèces vivantes de départ sont le choux bio, l’éléphant de mer bio, le lapin bio et le manchot bio. On oublie trop souvent ce que l’on ne voit pas, mais l’archipel recèle de véritables forêts imergées de kelps de 30 mètres de fronde, riches en iode, protéines, vitamines et sels minéraux indispensables à la bonne humeur. Le côte est poissonneuse et la ZEE de l’archipel fait la taille de la métropole, 575000km² exactement. Elle mérite toute notre attention et une colonisation responsable protégeant les équilibres écologiques. Parlons-en maintenant.

Plusieurs survols en hélicoptère russe nous ont convaincu que le projet le plus ancrable serait le phalanstère à 1620 pipes de Charles Fourier à la place des cabanes qu’on distingue sur la photo de Port-aux-Français (ici), non parce que Fourier est un pré-marxiste de gauche, mais pour son sens aigu de l’harmonie heureuse. C’est un château de Versailles dépouillé de manières, sobre et digne à la fois, comme en fait partout Ricardo Boffil, dans lequel chacun se sent roi… ou « caïd », dira la brochure de l’AMF et Standard & Poor’s réunis.

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