Conférence sur la Chouannerie

En 1795, toute la Bretagne, à l’exception du Finistère, bascule dans la chouannerie. Alors que les villes restent majoritairement favorables à la Révolution, les populations des campagnes vont soutenir massivement le parti de la contre-révolution. Dans le district du Faouët – qui correspond plus ou moins à l’actuel « Pays du roi Morvan » – Le Faouët et Gourin deviennent rapidement deux îlots républicains où vont se réfugier en quelques mois les «patriotes» des bourgs avoisinants qui craignent pour leur sécurité.
Après l’engouement général suscité par les idéaux révolutionnaires de 1789, le désenchantement est à la hauteur des espérances de changement. Dans le pays de Gourin, la rébellion va être dirigée par deux anciens responsables de l’administration républicaine : Nicolas-Yves Le Clech, qui fut maire de Langonnet en 1791-1792, et François Breban, membre du comité révolutionnaire en 1794. Comment expliquer un tel retournement de situation ? Alors les Chouans : nostalgiques de l’Ancien Régime ou défenseurs des libertés bretonnes menacées par les Républicains ?
Pour débattre de cette question, An Ti Glas a invité Pierre-Yves Quémener, historien bénévole aux Cahiers du Poher et Jean Kergris, auteur du livre « Qui a tué Poulain Corbion ? ». Conférence organisée par An Ti Glas La Chouannerie, vendredi 8 juin à 20 h 30 Longère de Tronjoly à GourinSource

3 réflexions sur “Conférence sur la Chouannerie

  • 3 juin 2012 à 19 h 24 min
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    J’essayerai de me déplacer. Si des personnes souhaitent faire un covoiturage ou plus d’infos, n’hésitez pas à me contacter !

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  • 10 juin 2012 à 8 h 32 min
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    S’il est tout à fait vrai que le Département du Finistère n’est pas tombé dans son intégralité dans la chouannerie, il faut néanmoins apporté quelques nuances.
    Mise à part Brest (accessible par la mer et à vocation « internationale » depuis fort longtemps,d’ailleurs alors qualifiée de ville de perdition et la moins bretonne du Finistère par les autochtones…), le reste du Département etait réellement enclavé et mises à part les rares grandes villes telle Quimper, « coupé » des évènements , raison donc tout d’abord géographique (la traversée des Monts d’Arrée à l’Est plus couramment appelé pays de l’Ankou=la mort n’offrant pas non plus une perspective réjouissante…).
    Enclavement aussi du fait de la langue, le français etant réservé aux habitants des grandes villes…
    Indifférence mais aussi méfiance à l’egard du pouvoir central quel qu’il soit d’ailleurs, la répression de la révolte des Bonnets Rouges datant seulement d’un siècle, les conteurs de veillées en transmettaient alors le dur souvenir et les ruines des clochers rasés en pays bigouden en constituaient la preuve materielle (c’est la répression de la Revolte des Bonnets rouges qui a mis fin à la prospérité du Cap Caval..)….
    En revanche, dès que la religion a été attaquée et plus particulièrement ses prètres persécutés, nombre d’habitants ont caché « les vrais recteurs » et certains ce sont memes « occupés » des prètres jureurs…Le souvenir des bons pretres et parfois de leur martyr s’est transmis de génération en génération (notamment grace aux veillées) et ils ont été « sanctifiés » par le peuple qui leur vouait une grande vénération tel le recteur Etienne Riou de Lababan en Pouldreuzic (Pays bigouden) ou une plaque commémorative a été posée en sa mémoire en 1994, 200 ans après sa mort…..

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    • 11 juin 2012 à 16 h 03 min
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      Tout à fait vrai. Il faut de plus souligner que le Finistère, et plus particulièrement la région de Fouesnant, a été l’une des premières zones de révoltes peu après 1790. On pourra citer comme exemple la révolte paysanne d’Alain Nédellec de 1792 qui devait préfigurer la future chouannerie…

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