[Les premiers textes maurrassiens] Du régionaliste Maurras

Maurras JeuneDans notre série consacrée cette semaine à la jeunesse de Maurras , il est intéressant de lire les propos de Charles Maurras sur sa région et sa commune, Martigues. Dire de Maurras qu’il aimait sa région serait un doux euphémisme loin de la réalité : Maurras vibrait pour la Provence et plus particulièrement Martigues, vivait pour ses beautés et se retrouvait dans sa langue tant aimée… Son amour pour Martigues, il le déclina avec douceur dans un très beau texte Les Trente beautés de Martigues paru en septembre 1888 dans la Revue Félibréenne puis dans l’Armana Prouvençau pour l’année 1890.

[…]Et si je vous disais notre histoire, si ancienne, qu’elle a commencé près de deux mille ans avant que naquît notre vieux croisé Gérard Tenque, le fondateur des Moines hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Si je vous déployais notre bannière qui, du temps du roi de France Henri III, en quinze cent quatre-vingt-trois, arborait les trois couleurs de nos quartiers, qui sont le bleu, le blanc et l’écarlate, alors que le drapeau français n’avait pas encore usé ses grands plis liliaux, où seraient-ils, les insensés pour me soutenir que Martigues n’est pas dans le train du progrès !

Ah ! toutes ses beautés, si j’en faisais le dénombrement et le compte, vous seriez ici jusqu’à demain. Pour vous faire plaisir, mettons que Martigues soit seulement doté de trente beautés. Le plus joli morceau de la création, qui est la femme, n’en a pas davantage.[…]

 

 

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