Sur l’énigme de Louis XVII…

Louis XVIIIntéressant article du site Atlantico sur l’énigme de l’enfant du Temple à lire entièrement ici.

Retenons ce point : le Dauphin était bien portant, quand il passa des mains de Simon à celles des commissaires du Temple. Après le départ de Simon, la surveillance se relâche : chacun des commissaires ne doit reparaître qu’une fois tous les quarante jours.

Au début, ils furent assez exacts dans leur service ; à la longue, un grand nombre se récusèrent, et les remplacements des uns par les autres furent fréquents. De tous ces commissaires aucun n’a malheureusement laissé, touchant le prisonnier, de communication écrite ou verbale. De plus, le gouvernement de la Restauration a eu soin de faire disparaître les registres du Temple se rapportant à cette période, et qui nous auraient peut-être donné la clef du mystère qui plane sur l’existence du prisonnier depuis le premier mois de 1794. Ce qui est certain, c’est qu’en mars de cette même année, on commençait à s’agiter ferme, et le Conseil général de la Commune s’en préoccupait vivement. Le Conseil général de la Commune craignait l’évasion : c’est donc qu’il la croyait possible.

[…]

Le 9 thermidor arrive et avec lui la chute du « tyran » (NDLR : Robespierre). Le triomphateur de la journée, Barras, se présente, dès le lendemain matin à six heures, à la prison du Temple. « Il voit le jeune prince… couché dans un misérable lit, qui n’était qu’une espèce de berceau… Ses genoux et ses chevilles étaient enflés ; sa chambre dans un état de saleté repoussant. » Barras fait son rapport au Comité de salut public, lequel décide que des médecins seront chargés d’examiner le détenu ; tandis qu’il confie la garde des prisonniers à une de ses créatures, le sieur Laurent, jeune créole que Joséphine lui a recommandé, comme un homme sûr et dévoué.

Cinq semaines après l’entrée en fonctions de Laurent, le 31 août (1794), la poudrière de Grenelle
faisait explosion : le bruit courut aussitôt dans Paris que les prisonniers du Temple s’étaient échappés à la faveur d’un complot royaliste.

Le gardien Laurent fut accusé de s’être relâché de sa surveillance. […] Par décision du 18 brumaire an III (8 novembre 1794), le Comité de sûreté générale choisissait le citoyen Gomin, pour l’adjoindre à Laurent, en qualité de gardien du Temple. Gomin n’avait jamais vu le dauphin, il le déclara lui-même à celui qu’il allait désormais seconder. Mais le zèle du second gardien ne pouvait s’exercer qu’en pure perte ; il y avait, prétendait-on, beaux jours que le dauphin avait quitté la prison. D’après certains historiens, ce serait à la fin d’octobre que l’événement se serait produit. […]  Si, comme nous allons essayer de l’établir, le fait de l’évasion n’est pas contestable, l’époque où elle s’est effectuée ne saurait être fixée d’une façon certaine.

De toutes ces attestations, la plus importante à coup sûr est celle de la veuve Simon. Sa déclaration, qui n’a jamais varié, est formelle : toute sa vie, en dépit des multiples pressions exercées sur elle pour l’amener à une contradiction, et de l’intérêt qu’elle avait à soutenir le contraire, elle a affirmé que le Dauphin avait été enlevé du Temple.

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