Situation très critique pour les Chantiers de Saint-Nazaire

Les syndicats de STX France (Chantiers Navals de Saint-Nazaire et de Lorient, 2.100 salariés, 12.000 emplois induits) sont sortis lundi très déçus d’une rencontre avec le ministre du Redressement Productif Arnaud Montebourg. Après avoir laissé mourir Petroplus en Normandie  Montebourg donnera-t-il par son inactivité le coup de grâce à la navale de Bretagne?

Joël Cadoret, délégué CGT du site des Chantiers de Saint-Nazaire, a déclaré à l’AFP lundi que la rencontre était « vide de tout sens », faute de perspectives industrielles. Interviewé par le Flochington Post, il dénonce une « situation très critique pour les Chantiers de Saint-Nazaire, qui met en danger la pérennité du site ».

La faute, notamment, à un concours de circonstances. En effet, MSC, principal client des Chantiers, ne commande plus mais consolide son activité. Mais encore, « un défaut évident de coordination » dans les services de Montebourg, « avec les besoins en car-ferries de la SNCM ». Aux termes de la nouvelle délégation de service public votée par l’Assemblée de Corse, la SNCM aura besoin de huit nouveaux car-ferries mais en parallèle, elle a décidé d’allonger la durée de vie de ses navires pour limiter l’ardoise. Ce qui fait obstacle au renouvellement de la flotte, mais pas au point de limiter les besoins à zéro.

L’un des problèmes de coordination au sein du Ministère du Redressement Productif pourrait venir de l’organisation en 22 services locaux, autour de 22 commissaires  à raison d’un par région administrative. Soit deux pour la Bretagne (Rennes et Nantes) et deux pour la Normandie (Caen et Rouen)… un non-sens économique.

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