Magouilles à Sciences-Po

Le magazine L’Express a réussi à mettre la main sur la liste de la commission des rémunérations qui fixe les salaires des dirigeants de Sciences Po.

Magouilles à Sciences-PoLa Cour des Comptes avait déjà pointé du doigt l’opacité entourant les rémunérations des dirigeants de Sciences-Po ( voir Les gaspillages de Sciences-Po Paris). Cette liste de la commission des rémunérations, qui n’a jamais été rendue publique et que s’est procurée L’Express, est quasiment identique au comité d’instruction des candidatures à la succession de Richard Descoings. Ce comité vient d’ailleurs de désigner Hervé Crès pour succéder à Richard Descoings à la tête de Sciences-Po. Conflit d’intérêts ?

On retrouve donc dans ces 2 comités Jean-Claude Casanova, président de la FNSP ( Fondation nationale des sciences politiques), Jean-Marc Sauve, vice-président du Conseil d’Etat, Hélène Gisserot, procureur général honoraire près la Cour des comptes, Louis Schweitzer, ancien PDG de Renault-Nissan, Michel Pébereau, ancien PDG de la BNP Paribas, Henri de Castries, président du directoire d’Axa.

Olivier Duhamel, Alain Lancelot, ancien directeur de Sciences Po, et Jean-Pierre Jouyet, président de la Caisse des dépôts font quant à eux seulement partie du comité d’instruction des candidatures. Richard Descoings et Marc Ladreit de Charrière, président de la holding Fimalac, ne font partie que de la commission de rémunérations.

Ainsi, ce sont les mêmes personnes qui décident des salaires des dirigeants de Sciences-Po qui ont également désigné le successeur de Richard Descoings.

Richard Descoings avait du s’expliquer en décembre 2011 concernant les 295 000 euros de primes répartis au sein du comité de rémunération: “Sept membres du conseil d’administration de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) constituent la commission des rémunérations. Eux seuls décident. En 2007, il a été décidé que les cadres dirigeants auraient dans leurs salaires une part fixe et une part variable, car c’est la seule possibilité pour faire baisser un salaire en France. Il a aussi été décidé que nous n’aurions pas d’augmentation à l’ancienneté et que nous ne bénéficierions pas des accords d’entreprise. Vous trouvez cela opaque ? Pour moi, c’est plutôt de la transparence. De plus, les sept personnes qui décident ne sont pas sous ma coupe” .

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