Les politiciens défendent leur bout de gras

Cumul des mandatsDans un article du 10 novembre sur Boulevard Voltaire, mon cher Dominique Jamet s’est prononcé en faveur du cumul des mandats.

L’interdire, explique-t-il, « ouvrirait la voie à trois grands maux : la déconnexion entre les élus nationaux (…) et leur enracinement local ; le détournement immanquable de cette mesure par la mise en place d’hommes et de femmes de paille qui ne seraient que des marionnettes (…) ; la multiplication des petits fiefs, des intrigues et des rivalités de clochers (…) » Et de conclure :« Ô Vertu, que de sottises on commet en ton nom ! »

Dominique Jamet est de bonne foi, je n’en doute pas un instant. Il ne brigue aucun mandat et n’est donc pas soupçonnable de plaider pour son compte. Mais il se trompe. Je passerai sur les deux derniers arguments tant ils me semblent faire fi de la réalité – le « terrain » comme disent nos politiciens. Les « petits fiefs », les« intrigues », les « rivalités », les « marionnettes » existent déjà. Ils ne sont pas un risque mais une réalité… En revanche, l’argument massue, celui que, de François Rebsamen à Brice Hortefeux, toute une partie de notre classe politique répète en boucle, mérite qu’on s’y attarde : le risque, en cas de non cumul, de « déconnexion avec le local ».

Je vous avoue ne pas comprendre : élu d’une circonscription pour un député, dans un département pour un sénateur, vous n’en seriez pas moins déconnecté d’un territoire ! Qui veut nous faire croire pareilles balivernes ! Les élus eux-mêmes, bien sûr, qui ne courent après aucun « lien » mais gèrent un ego, des avantages et, disons-le, une carrière.

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