Maurras mourut il y a 60 ans

Charles MaurrasUn billet commémoratif ? De grands esprits nous livrent cette année leur « analyse » de Charles Maurras, mais nous ne l’inviterons pas sur notre divan qui est bien trop petit. Maurras en son temps est un océan polémique, comme dit Tony Kunter, où l’on a vite fait de se noyer, même avec les meilleures intentions du monde. Aussi préférons-nous publier dans le domaine littéraire – la corde de l’arc maurrassien que nous aimons le plus – un de ses textes moins connus, comme les Amis du chemin de Paradis nous en proposent sur le site Maurras.net qui lui est entièrement dédié.
Ces gens magnifiques ont entrepris la lourde tâche de remettre l’oeuvre en perspective et en détails. Mille et un mercis à Nicole Maurras et à son équipe. Pour boucler la boucle, nous ramenons le Martégal en Provence dans Le Retour et le Foyer de 1901. Ce texte est dédié par Maurras à Jacques Bainville.

LES COLLINES BATTUES DU VENT

 

Passé Arles, commencent de grands pays muets, peu différents de ceux qu’aima le funèbre Vigny. Cependant cette plate et marécageuse campagne, dure plaine où, dit un poète, les derniers enfants de la terre essuyèrent les coups des puissances du ciel, ne conseille à l’esprit aucune détresse. Son silence a le caractère de la destinée accomplie. Rien ne change, tout est fixé. Entre le ciel de saphir bleu et la lointaine mer d’opale, on y semble à couvert de vicissitudes et de labeur.
 

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