La fausse égalité devant l’impôt

La fausse égalité devant l'impôtLe gouvernement estime que les prélèvements obligatoires doivent être alignés sur le travail et le capital. Ce qui ne permet pas, comme il le souhaiterait, une imposition égalitaire.

oute production résulte de la mise en œuvre d’une combinaison de travail et de capital. D’où la question des prélèvements obligatoires (taxes, impôts, contributions, etc.) effectués sur les revenus de l’un et de l’autre de ces facteurs. Or, pour le gouvernement actuel la justice sociale commande qu’ils soient alignés l’un sur l’autre. Position qui soulève de nombreux problèmes concernant sa faisabilité aussi bien que les conséquences économiques d’une imposition soi-disant égalitaire. Je me propose d’un citer quelques-uns (cette liste n’étant pas exhaustive) :

1)      Le capital résulte de l’accumulation de fruits d’un travail qui a déjà été taxé dans le passé sous forme d’impôt sur le revenu et/ou lors de transmissions et d’héritages. Imposer le capital ou son revenu c’est lui faire subir une double (voire triple ou plus) peine.

2)      Les prélèvements obligatoires sur le travail comportent des « cotisations » (assurance chômage, retraites, etc.) dont le contribuable recevra les bénéfices ultérieurement. Rien de tel n’existe pour le capital.

3)      Les pertes nettes en capital sont loin d’être toujours prises en compte.

4)      Le capital subit des prélèvements – l’ISF – que le travail ne supporte pas.

5)      Les investissements en capital comportent des risques qui doivent être suffisamment rémunérés (après impôt) pour qu’ils soient entrepris. Il s’ensuit qu’une trop forte taxation étouffe aussi bien l’épargne que l’entreprenariat et conduit à un ralentissement économique dont souffrent à terme ceux qui vivent de leur travail.

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