Scandale au Sénat !

SenatOn a évité jeudi, de justesse, une manifestation qui aurait arraché des larmes aux Français. Et dans l’état dépressif où ils sont, hein, pas la peine d’en rajouter.

Les employés du Sénat avaient en effet prévu de se rassembler devant l’auguste maison pour protester contre un projet inadmissible et révoltant d’atteinte à leurs avantages acquis, soit la réduction de leur « prime de chauffage ». Une prime qui se monte à 4 623 euros nets par an, ayant doublé sur les dix dernières années vu qu’elle est indexée sur le prix du pétrole.

Ah ! Ah ! me direz-vous, une prime de chauffage ! Serait-ce que les fonctionnaires de notre État failli sont obligés d’allumer leur brasero le matin en arrivant au boulot ? Ou la lampe à pétrole qu’ils alimentent avec leur petit bidon ? Non. La prime, c’est pour se chauffer à la maison et pouvoir monter les seaux de charbon depuis la cave jusqu’au sixième sans ascenseur avant de casser la glace du saut hygiénique qui a gelé pendant la nuit. Allo Zola, si tu m’entends…

Il est vrai que le métier d’administrateur (salaire mensuel moyen : 6 000 euros nets), chauffeur de sénateur (5 000 euros nets), ou même huissier (4 000 euros nets) mérite bien une petite prime. Surtout pour le dernier qui souffre de devoir porter une chaîne au cou sur un habit démodé et, pire encore, de devoir ouvrir les portes avec déférence à de gros bedonnants. Sans parler des cadences infernales : le Sénat compte 1 120 fonctionnaires pour 348 sénateurs, soit 3,21 employés par élu. L’enfer, on vous dit.

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