Les aides sociales sont favorisées au détriment du travail

Dans un récent article intitulé  « L’ornière des aides sociales« , Sylvain Charat des Contribuables Associés, nous présente un état des lieux des aides sociales particulièrement intéressant, tout comme son analyse de la démarche qui conduit au choix des aides sociales plutôt que de celui du travail.

En complément, je souhaiterais dans un premier temps apporter les derniers chiffres afin de coller au mieux à l’actualité, puis apporter un complément qui renforcera son raisonnement et sa démonstration, malheureusement devrais-je dire, pour la collectivité.

Par Renée Laure de l’association Union Républicaine.

A mon sens, cet article, loin de toutes polémiques, a le mérite de poser sereinement le problème des aides sociales.

Pour ce qui est des derniers chiffres on trouve une grande partie des données dans les deux documents suivants dernièrement parus. Les voici:

Pour les plus courageux, le rapport de la Cour des Comptes en version intégrale est téléchargeable en cliquant ici.

Il semble utile de préciser tout de suite que c’est un document de 600 pages, mais dans lequel on trouve certaines données particulièrement croustillantes.

Le présent propos n’est pas de refaire l’article, mais au contraire d’en appuyer la pertinence.

Un échange avec l’auteur serait même souhaitable afin, non pas de confronter, mais de compléter nos points de vue respectifs.

En effet, à la lumière des derniers chiffres parus, la situation est plus préoccupante qu’il ne le parait, et les mesures annoncées ou envisagées vont aggraver la situation.

Les chiffres :

11,4 millions d’allocataires ont bénéficié d’aides sociales, soit une augmentation de 1,75% par rapport à 2009

  • 6,8 pour les prestations familiales en augmentation de 1,47% par rapport à 2009
  • 5,8 pour la lutte contre la précarité en augmentation de 3,45% par rapport à 2009

Premier constat, l’augmentation la plus importante se centre sur la précarité et la pauvreté.

Deuxième constat, 41% des allocataires n’ont pas d’enfants à charge.

Troisième constat, sur les 11,4 millions d’allocataires, 3,6% bénéficient d’au moins 5 prestations, 11,3% de 4 prestations, 10,4% de 3 prestations, 22,5% de 2 prestations et un peu plus de la moitié des allocataires ne perçoivent qu’une seule prestation.

En suivant ces chiffres et progressions on voit que la Caisse Nationale d’Allocations Familiales glisse doucement vers les fonctions d’une Caisse d’Action Sociale.

Ce constat a été renforcé par les mesures prises par le gouvernement en matière d’aide et de revenu, à savoir l’augmentation du RSA de 10% sur 5 ans, mais le SMIC, quant à lui, « n’augmentant sur 12 mois que de 2,3% (2% en juillet et 0,3% au 1er janvier)« .

Autrement dit, les aides sont favorisées au détriment du travail.

Source et suite de l’article

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