Noël 1792 dans la Tour du Temple….

L’année 1792 aura été une année charnière dans l’Histoire de France. La chute de la Monarchie française, décidée par l’Assemblée Nationale le 10 Août après la prise des Tuileries, ne fit que préfigurer les ténèbres qui allaient s’abattre rapidement sur la France : dès le début du mois de Septembre, des centaines de prêtres et religieux allaient être massacrés par les révolutionnaires. La Terreur commençait.

Et c’est dans cette ambiance sanglante qu’au jour de Noël 1792, dans sa prison de la Tour du Temple, le Roi Louis XVI rédigea son Testament, reflet fidèle d’une âme profondément chrétienne et consciente de l’imminence de la rencontre avec son créateur.  Comme l’écrira Albert Camus dans son ouvrage l’Homme révolté : « Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. »

Il est bon aujourd’hui, de relire quelques extraits de ce Testament, si révélateur de la pensée de cet homme qui se prépare à rendre son âme à Dieu : « Je recommande à mon fils […] de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il ne peut faire le bonheur des peuples qu’en régnant suivant des lois : mais en même temps qu’un roi ne peut les faire respecter, et faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, Qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire ; et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.» Louis-Charles de France n’eut malheureusement pas l’occasion de régner…

Mais à l’heure où les querelles partisanes et l’individualisme politicien rythment quotidiennement le pouvoir républicain, ces paroles royales résonnent tout particulièrement : elles soulignent de la plus éclatante manière l’abysse politique entre la politique royale et républicaine, le souci du Bien Commun du Roi face à l’individualisme républicain.

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